Le monde dans lequel nous vivons, est violent. Je ne suis pas pour essayer de le cacher ou de le couvrir.
Qu'est-ce donc que l'amour, si ce n'est de se comprendre et de se réjouir en voyant quelqu'un d'autre vivre, agir et sentir différemment de nous, parfois même à l'opposé ?
La vérité est en nous, elle ne vient point du dehors.
Nous avons autant besoin de raisons de vivre que de quoi vivre.
Nous étions au bord de l'abîme, mais depuis, nous avons fait un grand pas en avant.
L'humanité a de multiples naissances, avant sapiens, avec sapiens, après sapiens, et peut-être promet une nouvelle naissance après nous.
Ce qui nous trompe, c'est la prodigieuse variété de nos actions, jointe à l'habitude que nous avons prise en naissant de confondre le volontaire avec le libre.
Une vie remplie n'est pas forcément une vie heureuse, comblée, mais celle qui laisse sa marque sur nous-mêmes, sur autrui.
Le temps nous apprend à ne pas croire à l'éternité.
Ce n'est point le perfectionnement des machines qui est la vraie calamité ; c'est le partage injuste que nous faisons de leur produit.
Nous n'aimons de façon sentimentale que les femmes de nos rêves, de nos sommeils, celles qui déposent dans notre coeur une petite fleur bleue qui vit encore une heure, une matinée après notre réveil.
Le bonheur n'est pas quelque chose qui nous arrive, mais une compétence que nous développons.
Nous sommes volontiers meilleurs pour les bêtes qui nous aiment que pour les femmes qui nous aiment. Est-ce parce que les bêtes ne parlent pas ?
Nous ne sommes jamais très loin de ceux que nous détestons. Pour cette même raison, nous pourrions donc croire que nous ne serons jamais au plus près de ceux que nous aimons.
La liberté et la démocratie se sont des rêves qu'il nous faut jamais abandonner.
Combien nous pouvons faire souffrir ceux qui nous aiment et quel affreux pouvoir de mal nous avons sur eux.
Les paysages nous attirent dans la mesure où ils sont le miroir de notre perception intérieure.
Nous sommes plusieurs, et même plus, à chérir le temps d'avant l'angoisse, d'avant le danger qui surgit partout, à aimer avoir été petits.
Quand on cesse d'aimer ses parents, parce qu'ils ne nous sont plus nécessaires, on cesse d'aimer sa patrie.
La haine cela se guérit, seul le ridicule nous tue...
Le mal est double : il y a celui qui ne dépend pas de nous et celui qui en dépend.
Les amateurs de musique ont ceci de pénible qu'ils nous demandent toujours d'être totalement muets au moment même où nous souhaiterions être absolument sourds.
Aston Martin l'a créée pour le plaisir des yeux, nous nous l'avons fait... Disparaître !
Nous tendons instinctivement à solidifier nos impressions, pour les exprimer par le langage.
Nous voyageons pour chercher d'autres états, d'autres vies, d'autres âmes.
Nous avons confondu la violence avec la passion, l'indolence pour les loisirs et nous avons pensé que l'insouciance était une liberté.
La vérité est la chose la plus précieuse que nous ayons. Economisons-la.
Nous avons trop peu d'amis pour les choisir, et trop d'ennemis pour les distinguer.
Les parents et les proches les plus aimants commettent des meurtres avec le sourire aux lèvres. Ils nous forcent à détruire la personne que nous sommes vraiment : une sorte de meurtre subtil.
Si nous aimons faire le bien, nous faisons ce que nous aimons.
C'est dommage, quand même, d'avoir eu un passé. C'est comme si on nous avait gâché l'existence.
Lorsque l'ivresse de l'amour est passée, on rit souvent des comparaisons qu'elle nous a fait faire.
J'ai eu la preuve que je puis déplaire ; et nous autres femmes, nous nous passons bien de ces preuves-là.
Chrétiens et Musulmans, nous nous sommes généralement mal compris, et quelquefois, dans le passé, nous nous sommes opposés et même épuisés en polémiques et en guerres. Je crois que Dieu nous invite, aujourd'hui, à changer nos vieilles habitudes
On devient quelqu'un en se construisant avec tout ce qui nous a manqué.
En combattant pour les femmes, nous nous battons pour l'humanité. Nous nous battons pour l'avenir - pour tout le monde.
Ce qui fait de nous des laïques n'est pas la séparation du temporel et du spirituel, c'est la séparation du spirituel et du religieux.
On a des hommes politiques que le monde entier nous envie... ils pourraient venir les chercher, d'ailleurs, mais ils ne viennent pas !
La conscience est cette voix intérieure qui nous avertit qu'il y a peut-être quelqu'un en train de nous regarder.
Il y a la vie, ses coups du sort, ses joies, sa brutalité, son absurdité et son sens, son injustice et sa beauté, ses délices, ses mystères, ses récompenses, il y a la vie et ce que nous en faisons.
Je me considère comme un homme relativement intelligent qui est ouvert à beaucoup de choses différentes et je pense que remettre en question notre but dans la vie et le sens de l'existence est quelque chose que nous traversons tous à un moment donné.
Il faut que quelqu'un meurt pour que nous donnions tous un prix à la vie.
La philosophie est écrite dans ce grand livre qui s'étend chaque jour devant nos yeux : l'univers. Mais on ne peut le comprendre si nous n'apprenons d'abord son langage et si nous ne comprenons les symboles avec lesquels il est écrit.
Il ne faut pas trop compter sur Dieu, mais peut-être que Dieu compte sur nous...
On ne laisse pas un homme nous quitter... Il faut l'abandonner, c'est une volupté qui ne rate pas son effet.
Quelque part existe le visage de notre terre. Qui nous dira son nom ?
Si nous ne voyions autour de nous que des gens joyeux, la gaieté finirait par devenir d'une tristesse désespérante.
L'existence n'est qu'un éternel tribunal nous condamnant à la pénible sentence du supplice inextinguible, immuable et impérissable qu'est la vie.
Nous pouvons traverser la nuit la plus sombre avec la conviction rayonnante que tout concourt au bien.
Les relations humaines nous aident toujours à continuer parce qu'elles supposent toujours des développements ultérieurs, un avenir - et aussi parce que nous vivons comme si notre seule tâche était précisément d'entretenir des relations avec d'autres personnes.