La plupart des pièces que nous considérons comme les chefs-d'oeuvre tragiques ne sont que des débats et des querelles de famille.
Nous autres, poètes, quand nous avons de la peine, au lieu de la chasser, nous lui cherchons un titre.
L'avenir ça nous inquiète mais ça devrait pas, parce que si ça se trouve, on en a même pas.
Une fois que nous sommes chassés de nos chemins habituels, nous pensons que tout est perdu, mais c'est seulement ici que le nouveau et le bien commencent.
Les relations humaines nous aident toujours à continuer parce qu'elles supposent toujours des développements ultérieurs, un avenir - et aussi parce que nous vivons comme si notre seule tâche était précisément d'entretenir des relations avec d'autres personnes.
Le silence est une vertu qui nous rend agréables à nos semblables.
Ce que nous appelons le hasard n'est que notre incapacité à comprendre un degré d'ordre supérieur.
On ne laisse pas un homme nous quitter... Il faut l'abandonner, c'est une volupté qui ne rate pas son effet.
Nous ne sommes ni des dieux, ni des pourris, juste des êtres humains.
Nous vivons tous entre notre vanité qui nous perd et notre orgueil qui nous sauve.
Nous avons à vivre non point dans un monde nouveau dont il serait possible au moins de faire la description, mais dans un monde mobile, c'est-à-dire que le concept d'adaptation doit être généralisé pour rester applicable à nos sociétés en accélération.
Mieux que n'importe quel médecin au monde, la Nature sait ce qui nous convient.
Et nous luttons ainsi, barques à contre-courant, refoulés sans fin vers notre passé.
Il ne faut pas se laisser aller, sans quoi la nature nous entraîne plus loin que nous ne voudrions.
Les terroristes sont toujours une menace pour quelqu'un. Si nous avons peur d'eux, cela signifie qu'ils ont gagné.
Les femmes nous aiment pour nos défauts. Si nous en avons suffisamment, elles nous pardonneront même notre intelligence.
Hasard dit-on. Mais le hasard nous ressemble. La véritable humilité, c'est d'abord la décence.
Seul Dieu peut nous introduire dans le mystère de Dieu.
Le mélodrame nous fait rire jusqu'au jour où on doit le jouer soi-même.
Quand on aime la vie, c'est alors qu'elle même nous aime le plus, comme par un prodige d'entente.
Que nous devions obéir à toutes les lois, qu'elles soient bonnes ou mauvaises, est une invention récente.
Le théâtre est indispensable à ce qui nous rend humain.
Si les femmes n'avaient pas quelques jolis défauts, nous ne saurions ni par où les prendre ni comment les quitter.
Nous savons maintenant que rêver est une nécessité biologique. Je pense que c'est ce que font les artistes - ils rêvent pour les autres.
Il arrive un moment où nous devons cesser de simplement retirer les gens de la rivière. Nous devons aller en amont et découvrir pourquoi ils tombent.
Au cours des quatre dernières années, nous avons eu un président qui a exprimé clairement son mépris de notre démocratie, de la Constitution, de l'Etat de droit dans tout ce qu'il a fait. Donald Trump n'est pas au-dessus des lois.
Il y a deux sortes de passions : les passions que nous avons et les passions qui nous ont. On triomphe quelquefois des premières.
Le contact de l'étranger nous aide bien souvent à mieux nous comprendre nous-mêmes.
La fortune nous corrige de plusieurs défauts que la raison ne saurait corriger.
La vie se passera sereinement de nous, nous ne sommes pas indispensables, individus ou espèce tout entière, à cette merveilleuse machine du monde.
On se rend compte de l'ensemble de qualités, de circonstances, de bonheurs rejoints qu'exige, à la Chambre, un véritable succès de tribune, capable de déterminer un acte national, ou un changement d'orientation politique! C'est le gros lot à la loterie, [...] ► Lire la suite
Il ne peut entrer dans l'esprit de personne que la nature ait mis quiconque en servitude puisqu'elle nous a tous mis en compagnie.
Aurions-nous donc oublié que se vendre ou se laisser corrompre est bien pire que risquer la plus cruelle des persécutions ?
Le hasard fait parfois singulièrement les choses - exprès, dirait-on, pour nous empoisonner l'existence.
Nous devons vivre nos vies comme si le Christ allait venir cet après-midi.
Quels yeux nous faudra-t-il et quelle patience, ou quelle cécité plutôt pour soudain voir le jour.
Danser dans une ronde est magique ; la ronde nous parle depuis les profondeurs millénaires de la mémoire.
Evidemment, la science nous a appris à pasteuriser le fromage. Mais quid de la bombe à hydrogène ?
L'abolition de la peine de mort fait de nous une société civilisée. Cela montre que nous sommes réellement sérieux lorsque nous disons que nous respectons la vie.
La philosophie est écrite dans ce grand livre qui s'étend chaque jour devant nos yeux : l'univers. Mais on ne peut le comprendre si nous n'apprenons d'abord son langage et si nous ne comprenons les symboles avec lesquels il est écrit.
Pour la première fois, nous nous apercevons que notre langue manque de mots pour exprimer cette insulte : la démolition d'un homme.
Nous ne connaissons a priori des choses que ce que nous y mettons nous-mêmes.
Nous ne sentons le prix de nos amis qu'au moment où nous sommes menacés de les perdre. Nous sommes même assez insensés quand tout va bien pour croire que nous pouvons impunément nous éloigner d'eux.
La météo c'est ce à quoi on s'attend, le climat c'est ce que nous obtenons.
L'amour est un divertissement que la réalité ne peut nous offrir. L'amour est une réponse de l'imagination à la platitude, à l'opacité, à la monotonie de nos vies.
Comment hésiterions-nous à confier notre argent à des banques qui mettent des petites chaînes à leurs stylos à bille.
On devient quelqu'un en se construisant avec tout ce qui nous a manqué.
C'est que le présent, d'ordinaire, nous blesse. Nous le cachons à notre vue, parce qu'il nous afflige et s'il nous est agréable, nous regrettons de le voir échapper.
C'est bien singulier comme nous restons enfants en certaines choses. C'est fort heureux quant aux sentiments.
Nous ne sommes qu'un maillon précieux d'une chaîne éternelle dont une extrémité se perd dans l'inconnaissable tandis que l'autre reste encore à forger.