Nous cherchons tous le temps perdu.
Aujourd'hui, nous avons les mêmes smartphones, la même physique, les mêmes sciences partout dans le monde. Et il n'y a ni liberté, ni bonheur, ni justice dans de vastes parties du globe. Ces illusions se sont écroulées, nous faisant entrer dans une époque post-utopique.
Nous pouvons trouver un sens et une récompense en servant un objectif supérieur à nous-mêmes, un objectif brillant, l'illumination de mille points de lumière... Nous avons tous quelque chose à donner.
Ce grand monde impérialiste appelé les États-Unis nous a fait croire qu'un Oscar est la chose la plus importante au monde pour un acteur. Mais si vous y réfléchissez pendant cinq minutes, vous réalisez que c'est faux.
Le plus dangereux de nos calculs sont ceux que nous appelons des illusions.
Les rêves sont les clés pour sortir de nous-même.
Nous n'avons pas de télévision, c'est une chance inespérée : je suis contraint à la lecture, j'échappe par l'imagination à l'hébétude, à la noyade dans la bouillie des images. La bibliothèque est un rempart, une arme, elle me protège du monde. et m'offre des arguments pour l'affronter.
Avouons-le, ces dernières années, la Chine nous a encore étonnés : plus semblable à elle-même de nous surprendre toujours, que de se conformer à l'image que nous nous en faisions. Elle nous interroge de nouveau, et sur elle, et sur nous.
Nous essayons de nous faire honneur des défauts que nous ne voulons pas corriger.
Les Beatles étaient énormes. Et la première chose qu'ils ont dite quand vous les avez interviewés, "Oh ouais, nous avons grandi sur Motown". Ils ont été le premier groupe blanc à admettre qu'ils ont grandi en écoutant de la musique noire.
Pourquoi des visages nous bouleversent ils comme s'ils portaient un message indicible ?
J'ai vu qu'en cherchant à connaître, nous n'apprenons qu'à discourir.
Fichtre ! c'est grave. Nous sommes tous très intéressés, très mouches du coche. Folcoche se tord toujours, inconsciente, les deux mains sur le foie. Sa respiration siffle. Dois-je le dire ? mais nous respirons mieux depuis qu'elle étouffe.
On peut assassiner les corps mais pas l'âme, voilà ce que nous avons appris dans les camps.
Comme viennent vite les raisons d'approuver ce que nous aimons !
Plus de tueries insensées d'êtres humains. Terminé de voir les gens de couleur moins que des humains. Nous ne pouvons plus détourner le regard (ndlr : Au sujet de la mort de George Floyd).
Nous avons perdu en naissant autant que nous perdrons en mourant. Tout.
Nous sommes consternés de nos rechutes, et de voir que nos malheurs même n'ont pu nous corriger de nos défauts.
Mais la seule chose que nous connaissions au sujet de l'avenir, c'est que nous sommes profondément ignorants de ce qui va advenir, et que ce qui arrive effectivement est en général fort différent de ce que nous avions prévu.
Maintenant que nous avons examiné tout ce qui se rattache aux mystères du Verbe incarné, il faut traiter la question des sacrements de l'Église, qui tirent immédiatement du Verbe incarné leur efficacité.
Ce prétendu progrès moderne dans l'ordre politique n'est donc qu'une évolution, un accident de ce moment précis. Nous pouvons demain embrasser le despotisme avec la fureur que nous avons mise à nous rendre indépendants de tout frein.
Les livres m'ont sauvé. Du désespoir, de la bêtise, de la lâcheté, de l'ennui. Les grand textes nous hissent au-dessus de nous-mêmes, nous élargissent aux dimensions d'une république de l'esprit. Entrer en eux, c'est comme aborder la haute mer ou décortiquer un mécanisme d'horlogerie extrêmement sophistiqué.
Ce qui rend nos adversaires utiles, c'est qu'ils nous permettent de croire que sans eux nous serions capables d'atteindre nos objectifs.
Vous devez accepter la réalité des autres. Vous pensez que la réalité est à négocier, que nous pensons que c'est ce que vous dites. Vous devez accepter que nous sommes aussi réels que vous êtes; vous devez accepter que vous n'êtes pas Dieu.
Nous sommes tous des Juifs allemands.
On reproche souvent aux grands de n'avoir pas fait tout le bien qu'ils eussent pu dispenser. Ils pourraient bien répondre : songez seulement à tout le mal que nous eussions pu faire et dont nous nous sommes abstenus.
Ce qui se fait au ciel, nous l'ignorons ; ce qui ne s'y fait pas, on nous le dit expressément : on ne s'y marie pas et l'on est pas donné en mariage.
Le territoire cherché doit pouvoir exister en une région quelconque de la surface de la planète. Il pourrait très bien, théoriquement, exister au milieu de cette table, sans que nous en ayons la moindre notion.
Nous convoitons tous la richesse, mais pas ses périls.
Nous nous conduisons comme des gens qui doivent toujours vivre et nous ne vivons jamais.
Chacun de nous a des contradictions en soi.
Nous faisons souvent payer chèrement aux autres ce que nous croyons leur donner.
La musique nous touche émotionnellement, là où les mots seuls ne le peuvent pas.
Je suis né sur la table de la cuisine. Nous étions si pauvres que ma mère n'avait pas les moyens de m'avoir; la dame d'à côté m'a mis au monde.
Avec le temps, nous haïssons ce que nous craignons souvent.
Comme je l'ai dit, la position du Royaume-Uni sur la question de la torture et de son utilisation n'a pas changé. Notre politique est la même qu'elle a été. Nous condamnons la torture.
Aujourd'hui est un jour extraordinaire. Des millions de personnes ont défilé. Pas seulement à Paris, mais dans le monde entier. Ils n'ont pas marché pour protester. Ils ont marché pour soutenir l'idée que nous ne vivrons pas dans la peur. Donc, "Je suis Charlie".
L'une des choses que l'argent peut nous permettre, c'est d'avoir un peu plus de maîtrise sur notre temps.
C'est cela vivre, ça se résume à cela finalement, faire quelque chose de ce qui nous arrive, sinon on reste là au bord du chemin, comme une bête apeurée, et on n'a plus d'autre choix que de crever.
Il n'y a de réalité que celle contenue en nous.
Il est beau de se ressouvenir de ceux qui nous oublient.
Jésus est un homme comme nous, assez banal, très généreux, peu ambitieux. Ce sont ses compagnons qui en ont fait un prince. S'il revenait sur terre, il serait étonné de la place qu'il y occupe. C 'est une simple supercherie que Dieu autorise.
C'était le milieu de l'automne.Dans les jardins publics, les avenues et les jardins, les feuilles se détachaient des arbres dans des couleurs flamboyantes. Nous passions des heures dehors, à contempler cette beauté qui ne reviendrait pas.
Il y a des moments où les fins de la vie sont si effilochées que la raison et le sens crient que nous nous arrêtons et que nous les rassemblons avant de pouvoir continuer.
Nous sommes constitués de deux idéaux contrastés: l'amour et la peur. Prends l'un des deux et vis.
Nous ne pouvons avancer si nous ne cessons de vénérer les dieux perdus ou morts.
Vous avez la capacité et les dons de faire ce que vous voulez. C'est à votre tour maintenant de changer le monde. Oui, nous le pouvons !
Les rêves sans mouvement sont des illusions, des évasions, des jeux d'enfants. Vous devez mettre vos pieds dans vos rêves s'ils veulent jamais devenir réalité. Les rêveurs que nous connaissons et aimons aujourd'hui sont ceux qui ont le plus travaillé.
La vague de bacheliers a été anticipée : nous accompagnons les candidats sans proposition et travaillons à ouvrir des places dans les filières les + demandées. L'ambition du gouvernement c'est, comme chaque année, que chaque jeune ait une proposition à la rentrée.
Ou se rebeller ou trahir, on ne nous laisse guère de choix, à nous les simples.