Vous avez la capacité et les dons de faire ce que vous voulez. C'est à votre tour maintenant de changer le monde. Oui, nous le pouvons !
Plus nous possédons de choses moins nous sommes libres.
C'est cela vivre, ça se résume à cela finalement, faire quelque chose de ce qui nous arrive, sinon on reste là au bord du chemin, comme une bête apeurée, et on n'a plus d'autre choix que de crever.
J'ai vu qu'en cherchant à connaître, nous n'apprenons qu'à discourir.
Où irions-nous, si les détenus brisant leurs chaînes ne les rafistolaient pas aussi sec pour y cadenasser leurs adversaires ?
Mais la seule chose que nous connaissions au sujet de l'avenir, c'est que nous sommes profondément ignorants de ce qui va advenir, et que ce qui arrive effectivement est en général fort différent de ce que nous avions prévu.
Nous sommes devenus une société singulièrement avouante.
C'est une énorme responsabilité pour nous que de garder tous les yeux sur ce que nous faisons et de donner aux gens exactement ce dont ils ont besoin quand ils le demandent.
Bien observés, nos enfants sont pour nous de bons éducateurs.
Les drogues nous ennuient avec leur paradis. Qu'elles nous donnent plutôt un peu de savoir.
Ou se rebeller ou trahir, on ne nous laisse guère de choix, à nous les simples.
Nous partageons tout, hormis le privilège de la virilité, que le ciel lui a refusé par inadvertance et qu'elle usurpe allègrement. Il n'est aucun sentiment, aucun trait de mon caractère ou de mon visage que je ne puisse retrouver en elle.
L'homme, par un instinct qui tient de la divinité, pressent les malheurs qui sont prêts à lui arriver ; comme nous voyons l'eau s'enfler à l'approche d'une violente tempête.
Comment aider nos mères quand on ne peut s'aider nous-même ?
Ce grand monde impérialiste appelé les États-Unis nous a fait croire qu'un Oscar est la chose la plus importante au monde pour un acteur. Mais si vous y réfléchissez pendant cinq minutes, vous réalisez que c'est faux.
Les morts sont à la terre, les vivants sont à nous.
Les rêves sont les clés pour sortir de nous-même.
Nos pauvres gouvernants misent à côté de la plaque en nous serinant qu'il faut penser à l'avenir plutôt qu'au passé.
L'une des choses que l'argent peut nous permettre, c'est d'avoir un peu plus de maîtrise sur notre temps.
Les illusions viennent du ciel, et les erreurs viennent de nous.
Les êtres humains n'ont pas développé un cerveau pour se prélasser autour des lacs. Tuer est la première chose que nous avons appris. Et c'est une bonne chose, ou nous serions morts, et les tigres posséderaient la terre.
Les religions tentent d'apporter des réponses à toutes les questions, même celles qui n'ont pas encore été posées. La spiritualité, au contraire, nous amène à poser des questions qui n'auront pas forcément de réponses.
L'univers, et nous tous, sommes entrés vivants dans la simulation, dans la sphère maléfique, même pas maléfique, indifférente, de la dissuasion: le nihilisme, de façon insolite, s'est entièrement réalisé non plus dans la destrucrion, mais dans la simulation et la dissuasion.
J'appris par la suite que cela ne lui ressemblait pas, mais ce que nous disons ne nous ressemble pas toujours.
Ne muselons pas nos aspirations ! Que serions-nous sans elles ?
Nos premières faiblesses nous donnent des remords ; les secondes les supportent ; les dernières les méprisent.
Les livres m'ont sauvé. Du désespoir, de la bêtise, de la lâcheté, de l'ennui. Les grand textes nous hissent au-dessus de nous-mêmes, nous élargissent aux dimensions d'une république de l'esprit. Entrer en eux, c'est comme aborder la haute mer ou décortiquer un mécanisme d'horlogerie extrêmement sophistiqué.
La musique nous touche émotionnellement, là où les mots seuls ne le peuvent pas.
Pourquoi est-ce que lorsque nous avons 10 millions de personnes dans ce pays qui disent « Non », nous avons toujours un président qui dit « Oui ». Dans une démocratie, quelque chose ne va pas ici.
Je suis né sur la table de la cuisine. Nous étions si pauvres que ma mère n'avait pas les moyens de m'avoir; la dame d'à côté m'a mis au monde.
Il est beau de se ressouvenir de ceux qui nous oublient.
Rien ne vient. Notre cerveau bout,Dans l'Idéal, feu qui nous tente,Et nous mourons. Restent debout,Ceux qui font le cours de la rente.
Nous sommes natifs de nos ruines surgissantes.
Toutes les pilules sont des sérums de vérité à la puissance desquels nous n'avons jamais la force de résister.
Les rêves sans mouvement sont des illusions, des évasions, des jeux d'enfants. Vous devez mettre vos pieds dans vos rêves s'ils veulent jamais devenir réalité. Les rêveurs que nous connaissons et aimons aujourd'hui sont ceux qui ont le plus travaillé.
Nous ne sommes pas capables d'être longtemps malheureux.
Le territoire cherché doit pouvoir exister en une région quelconque de la surface de la planète. Il pourrait très bien, théoriquement, exister au milieu de cette table, sans que nous en ayons la moindre notion.
Fichtre ! c'est grave. Nous sommes tous très intéressés, très mouches du coche. Folcoche se tord toujours, inconsciente, les deux mains sur le foie. Sa respiration siffle. Dois-je le dire ? mais nous respirons mieux depuis qu'elle étouffe.
La vague de bacheliers a été anticipée : nous accompagnons les candidats sans proposition et travaillons à ouvrir des places dans les filières les + demandées. L'ambition du gouvernement c'est, comme chaque année, que chaque jeune ait une proposition à la rentrée.
Nous ne pouvons avancer si nous ne cessons de vénérer les dieux perdus ou morts.
Nous sommes consternés de nos rechutes, et de voir que nos malheurs même n'ont pu nous corriger de nos défauts.
Dieu ne nous fait trouver notre salut que dans les humiliations et l'abaissement.
Ce qui nous empêche d'être bons observateurs, c'est que nous voulons ou croyons toujours être acteurs.
Emotionner coïncide avec notre impuissance à nous laisser émouvoir.
Nous faisons souvent payer chèrement aux autres ce que nous croyons leur donner.
Rien de ce que nous faisons n'est fait en vain.
Les poètes nous aident à aimer.
Non, mais tu le vois cet enflé qui fume sa pipe sur la mélinite. Pas de ça, mon vieux, tu vas nous faire sauter.
En quarante ans d'observations, l'attitude de confiance - ou de défiance - en la personne nous est apparue, sous des formes très diverses, comme la quintessence des conduites culturelles, religieuses, sociales et politiques qui exerce une influence décisive sur le développement.
La faim nous ramène à l'instinct, à la parole d'avant la parole. Celui qui vous a tendu un morceau de pain ou un peu d'eau alors que vous étiez effondré, terrassé par la faiblesse, la main qu'il a tendue, vous ne l'oublierez jamais.