Que tout est fugitif, éphémère ! Ne dure que ce qui nous déchire !
La religion participe souvent du mythe du progrès qui nous protège des terreurs d'un futur incertain.
De même que l'amour nous fait trouver plus belle la femme aimée, l'angoisse que nous inspire une femme redoutée donne un relief démesuré au moindre défaut de ses traits...
L'être moral de chacun de nous reste éternellement seul par la vie.
Si nous osons dire la vérité sur le passé, peut-être oserons-nous dire la vérité sur le présent.
Nous nous ressemblons autant que nous sommes différents. D'ailleurs, nos différences se ressemblent.
C'est une bonne chose que la guerre soit aussi horrible, ou nous pourrions l'apprécier.
Écoutez, vous l'entendez ? La musique ! Je l'entends partout, dans le vent, dans l'espace, dans la lumière. Elle est partout autour de nous. Il suffit juste de s'ouvrir a elle, il suffit juste d'écouter !
Nous n'habitons pas des régions. Nous n'habitons même pas la terre. Le coeur de ceux que nous aimons est notre vraie demeure.
Les vrais héros sont ceux qui meurent pour nous, sans que personne ne s'en rende compte.
Si la chaussure ne nous va pas, devons-nous couper le pied ?
La souffrance humaine n'a pas de limites. Si on la regarde de trop près, elle nous aspire et nous dissout.
Nous devenons les hommes que nous voulons épouser.
Nos fantasmes, comme nos rêves, prennent par osmose les formes des circonstances qui nous sont les plus familières.
Les arrières-pensées que nous prêtons aux autres ne sont jamais que nos propres pensées.
Tous les progrès sont précaires, et la solution d'un problème nous confronte à un autre problème.
Quelle est la valeur de cette vie dont les meilleurs moments nous apparaissent toujours comme des périodes d'évasion, de fuite de soi ?
On ne joue pas avec l'amour sinon, c'est lui qui se jouera de nous.
Il nous arrive à la fois des événements drôles, curieux, angoissants, voulus ou non. Chacun d'eux est une maille, mailles qui formeront la chaîne longue ou courte de notre vie.
Nous avons neuf mois de vie privée avant de naître, ça devrait nous suffire.
La probabilité de réussir la mise sur orbite d'une fusée est d'une chance sur un million. Dépêchons-nous de rater 999.999 lancements !
Etant donné que nous vivons dans un monde corrompu par l'argent, tout ce qui est gratuit est bon à prendre.
À mon avis, lorsque l'on est confronté à des choix, que ce soit en acte ou en pensée, gardons à l'esprit que nous sommes mortels et tâchons de vivre de manière à ce que personne n'ait à se réjouir de notre mort.
Depuis que nous avons la télévision à la maison, nous prenons nos repas tous du même côté de la table, comme dans la Cène de Léonard de Vinci.
Nous sommes ennuyés de livres qui enseignent, donnez-nous en pour émouvoir.
L'amitié fait le tour du monde et nous convie tous à nous réveiller pour la vie heureuse.
C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent !
La seule chose sur laquelle nous avons du pouvoir dans l'univers, ce sont nos propres pensées.
Il faut donc nous méfier de ceux qui cherchent à nous convaincre par d'autres voix que celle de la raison.
Les bienfaits sont agréables tant qu'il semble qu'on peut s'en acquitter ; mais s'ils dépassent de beaucoup cette limite, au lieu de gratitude nous les payons de haine.
Nous ne sommes pas libres. Et le ciel peut encore nous tomber sur la tête. Et le théâtre est fait pour nous apprendre tout cela.
La Corse vit en autarcie : nous exportons des fonctionnaires et nous importons des retraités.
C'est toujours l'amour en nous qui est blessé, c'est toujours de l'amour dont nous souffrons même quand nous ne croyons souffrir de rien.
Nous devons ressentir du chagrin, mais ne pas sombrer sous son oppression ; le coeur d'un sage devrait ressembler à un miroir, qui reflète chaque objet sans être souillé par aucun.
Ce bien-être que nous cherchons, il nous est donné par la beauté du monde. L'observer, la contempler, c'est un principe de régénération comme l'oxygène.
On provoque nous même ce qui nous arrive, et ensuite on appelle ça, le destin. Quoi de plus facile quand on choisit un chemin glissant que de prétendre qu'on y était destiné ?
La curiosité est souvent une qualité, mais peut être un défaut. Parfois, ce que l'on découvre ne nous apporte que des maux.
On n'estime ici bas que ce qui rapporte ou ce qui délecte ; et de quel profit peut nous être la vertu des femmes !
L'espérance, toute trompeuse qu'elle soit, sert au moins à nous mener à la fin de la vie par un chemin agréable.
- Comment t'as pu me faire une chose pareille ? - Attends tu te fiches de moi ? Tu devrais t'estimer heureuse que j'me sois pointé avant que ça dégénère. - Quoi ? Ça risquait pas de dégénérer on dansait en sous-vêtements, on [...] ► Lire la suite
La fiction nous permet de donner aux êtres meurtris une ultime chance de renouveau. Mais la vie, elle n'offre pas cette chance.
Le bonheur ne tombe pas à l'improviste et les rêves ne se réaliseront pas d'eux-mêmes. Nous devons être terre-à-terre et travailler dur. Nous devrions défendre l'idée que travailler dur est la vertu la plus honorable, la plus noble, la plus grande et la plus belle.
Nous ne pouvons mesurer la qualité de notre vie que par les épreuves que nous avons réussi à surmonter.
Je ne dis pas que les filles sont parfaites, car nous savons tous que ce n'est pas vrai. Mais pourquoi lui être infidèle si elle t'a été fidèle.
Nos devoirs, ce sont les droits que les autres ont sur nous.
Nous sommes riches aussi de nos misères.
Il n'est pas certain que le bonheur survenu trop tard... soit tout à fait le même que celui dont le manque nous rendait jadis si malheureux.
Terre et ciel nous sont propices, c'est entre deux que naît le mal.
Il est rare que nous réalisions que nous pouvons nous débarrasser de n'importe quoi dans nos vies, à n'importe quel moment et en un clin d'oeil.
Chaque jour que nous cédons au scepticisme ou l'immobilisme nous rapproche un peu plus de l'impasse planétaire.