La fiction nous permet de donner aux êtres meurtris une ultime chance de renouveau. Mais la vie, elle n'offre pas cette chance.
Le faux dogme de l'égalité, flatteur aux faibles, aboutit en réalité à la licence infinie des puissants.
La métaphysique est le roman de l'esprit.
Noël est un mensonge qui réunit les familles autour d'un arbre mort recouvert de lumières, un mensonge tissé de conversations insipides, enfoui sous des kilos de crème au beurre, un mensonge auquel personne ne croit.
Le mensonge est parfois un voleur d'énergie ou un sauveteur de dernière minute.
A la première fissure dans l'idéal, tout le réel s'y engouffre.
Ce que je cherche n'est pas le réel et non l'irréel, mais plutôt l'inconscient, le mystère de l'instinct dans la race humaine.
Le roman offre d'immenses possibilités : les lois romanesques ne sont ni morales comme dans la vie, ni rationnelles comme au théâtre ; elles sont purement esthétiques.
Le mensonge n'est bon à rien, puisqu'il ne trompe qu'une fois.
La réalité est vivante parce qu'elle est capable de devenir meilleure, et qu'il lui reste du temps pour se rêver plus belle.