La fiction nous permet de donner aux êtres meurtris une ultime chance de renouveau. Mais la vie, elle n'offre pas cette chance.
Je ne peux pas vivre longtemps avec les êtres. Il me faut un peu de solitude, la part d'éternité.
Il en coûte trop cher pour briller dans le monde, combien je vais aimer ma retraite profonde ! Pour vivre heureux vivons cachés.
Je suis ami avec Jamel (Debbouze). Lui est très populaire. Il sort, et en cinq minutes il est cerné par une grappe de personnes. Moi, je vis une existence hyper peinarde. Les gens qui me reconnaissent me disent gentiment un [...] ► Lire la suite
Il en avait vu, des choses, dans sa vie d'homme. Ce qu'il en avait vu! Le vent sec du malheur, la mort des naufragés, une inoubliable récolte de haricots rouges l'année de ses vingt ans, la main forte des dieux, l'usure des jardins, les hanches douces si douces des femmes. Et tant, tant d'autres choses!
Si tu veux pouvoir supporter la vie, sois prêt à accepter la mort !
Je ne cessai d'adorer ma mère et de la vénérer comme une sainte. Cette vénération, j'admettais que je n'avais plus de raison de l'avoir, mais jamais je ne pus m'en défendre. Ainsi vivais-je en un tourment que rien ne pouvais apaiser, dont seul me sortiraient la mort et le malheur définitif.
J'ai la peau de l'âme trop sensible. Il faudrait apprendre à son âme à marcher pieds nus. S'y faire une corne. Se répéter la sentence chinoise : "Rétrécis ton coeur".
Cette émulation à inventer des routes plus légitimes vers une mort qu'on l'on a dans sa poche depuis l'âge de raison.
N'appelez aucun être vivant malheureux. Même un amour non payé de retour possède son arc-en-ciel.