Il est des choses que les autres seuls tirent de nous. Il est des choses que nous ne tirons que des autres.
Nous voulons tous louer à l'année et nous ne pouvons jamais louer que pour une semaine ou un jour : c'est l'image de la vie.
Nous estimons trop peu ce que nous obtenons trop aisément.
Chagrin et joie dépendent plus de ce que nous sommes que de ce qui nous arrive.
Je n'aime pas le travail, nul ne l'aime; mais j'aime ce qui est dans le travail l'occasion de se découvrir soi-même, j'entends notre propre réalité, ce que nous sommes à nos yeux, et non pas en façade.
Nous sommes tous l'heure qui sonne.
Nous avons besoin du changement.
Nous ne sommes pas juges de ce que Dieu attend d'un vie et d'une autre.
Elles nous abandonnent leurs corps - convaincues que cela devrait nous suffire - alors que, précisément, cela pourrait nous suffire.
Il ne peut s'agir pour nous de transformer la propriété privée, mais seulement de l'anéantir ; ni de masquer les antagonismes de classes, mais d'abolir les classes ; ni d'améliorer la société existante, mais d'en fonder une nouvelle.
Mais parlent-elles ? Ces cris, pleurs, chants, bavardages, langues étranges, disent très clairement l'impossibilité pour les femmes d'accéder à la seule parole reconnue, la parole politique. Et nous avons dit dès le début de ce livre à quel point la quasi-absence d'écrits de femmes oblitère tout essai de constituer une histoire des femmes antiques.
Si la charité ne coûtait rien, nous serions tous philanthropes.
Qu'est ce qui reste de l'être humain ? Qu'est ce que nous pouvons laisser de durable ? Le mot, uniquement le mot.
L'enfance nous a donné une fois pour toutes notre teneur en poésie.
On doit avoir la droiture de ne pas remarquer certaines choses, et avoir pitié de nous-mêmes, et passer l'éponge, et avoir le tact de ne pas comprendre - si on veut empêcher qu'un moment de compréhension ne nous cristallise et que la vie devienne autre.
Mon vieux, je plaisante pour mieux te faire mesurer le sérieux qui est en moi. Tu sais bien que nous pleurons le plus souvnt avec la discrétion de la fantisie. Je chante pour mieux pleurer.
Nous devons accepter l'incompréhensible comme une part de nous-mêmes.
La leçon la plus sublime que nous donne le soleil, c'est son universalité. Il ne se préoccupe pas de savoir ce que sont les créatures auxquelles il envoie ses rayons. Qu'elles soient intelligentes ou stupides, bonnes ou criminelles, qu'elles méritent ou ne méritent pas ses bienfaits, il les éclaire toutes sans distinction.
Nous savons tous d'où nous venons, mais nous ne savons pas où nous irons.
Si Dieu avait voulu que nous marchions, pourquoi nous a-t-il donné des pieds qui s'adaptent aux pédales de voiture ?
Nous vivons constamment en danger de nous séparer. Le mystère de la raison pour laquelle nous ne nous séparons pas toujours est la tension animatrice de tout art.
Ne jugez pas, car nous sommes tous pécheurs.
- Pourquoi s'emmerder ? - À ? - À s'inquiéter pour les gens qui nous entourent... - Tu ne me la fait pas à moi, Effy Stonem.
Gabriel Matzneff est un homme de l'Antiquité qui vit parmi nous avec un certain nombre de masques.
Le "Il était une fois" du début des contes nous induit à penser qu'ils sont tous d'origine belge.
Chaque volonté, chaque dévouement, chaque enthousiasme nous abrège.
A quoi nous servirait la chance d'être nés humains si nous n'avions pas les moyens de vivre comme des êtres humains ?
En littérature comme en amour, nous sommes toujours étonnés de ce que choisissent les autres.
Qu'est-ce que l'oraison dominicale ? C'est le précis de toutes les demandes que nous devons faire à Dieu.
Il paraît que la gaieté dépend au moins autant de ce qui se passe au dedans de nous, que de ce qui se passe au-dehors et à l'entour de nous.
Nous devons commencer la société humaine à partir de rien ; comme l'a dit Francis Bacon, nous devons recréer la compréhension humaine.
Les histoires d'amour ont leur propre destinée, ce sont elles qui nous entrainent.
Les photographies que nous aimons ont été faites quand le photographe a su s'effacer.
Les arrière-pensées que nous prêtons aux autres ne sont jamais que nos propres pensées.
Vivre est une maladie dont le sommeil nous soulage toutes les seize heures.
Ce qu'il y a devant nous et ce que nous laissons derrière, ceci est peu de chose comparativement à ce qui est en nous. Et lorsque nous amenons dans le monde ce qui dormait en nous, des miracles se produisent.
Nous n'avons jamais de Dieu que le mot "Dieu", mais cela n'interdit pas de croire en lui autrement que nous croirions au sens d'un mot. On ne prie pas un mot.
Nous sommes la première société dans l'histoire à rendre les gens malheureux de ne pas être heureux.
La vraie « joie » est la différence entre simplement nous amuser à en mourir et créer un plaisir « significatif ».
Aux États-Unis, nous avons plus de femmes pauvres que toute autre nation industrialisée.
Mon âme s'éveille, elle qui était comme fleur fanée - Quel bonheur unique, que cette période sacrée - Le souvenir de Dieu, sait nous réconforter - Je puis vous l'assurer, il faut en profiter.
Certains disent que l'amour est une rivière... d'autres une chanson idiote... Certains disent qu'il est partout autour de nous... cela nous conduit où nous appartenons... Certains disent que c'est un rire sous la pluie... mais dans l'Upper East Side nous savons tous que l'amour, c'est la douleur.
Nous n'avons pas besoin d'un programme contre la pauvreté mais d'un programme contre les riches.
Les temps sont ce que nous en faisons.
Sur ce qui nous arrive, il ne faut que blâmer soi-même. Oui c'est désagréable.
Nous sommes des créatures tellement mobiles que les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
Ceux qui nous aiment, même sincèrement, ne peuvent s'empêcher de se repaître de nos malheurs.
La souffrance nous marque au coin des lèvres, le bonheur au coin des yeux.
À un certain moment, un lourd portail se ferme derrière nous, il se ferme et est verrouillé avec la rapidité de l'éclair, et l'on n'a pas le temps de revenir en arrière.
Nous devons apprendre... à faire de notre mieux pour le bien de nos communautés et pour le bien de ceux à qui nous ouvrons la voie.