La nuit était papier -- nous étions encre
Sénèque ferma le vaste cercle de sa connaissance en apprenant qu'un ami au pouvoir était un ami de moins.
C'est un mal maudit pour tout homme de devenir aussi absorbé dans n'importe quel sujet que moi dans le mien.
L'aventure a pour moi, le même attrait qu'un réverbère pour un papillon de nuit suicidaire par une froide nuit d'hiver.
On a beau reconnaître que nos joies sont fabriquées de chimères, elles ont quand même cet avantage de nous réconforter comme des rayons de soleil. Et pourvu que l'on se sente rayonnant, on ne regarde plus de quel côté vient la lumière.
L'optimiste pense qu'une nuit est entourée de deux jours, le pessimiste qu'un jour est entouré de deux nuits.
Est-ce que, par hasard, on m'aurait changée au cours de la nuit ? Réfléchissons : étais-je identique à moi-même lorsque je me suis levée ce matin ? Je crois bien me rappeler m'être sentie un peu différente de l'Alice d'hier. [...] ► Lire la suite
En tant que chrétien, mon sentiment me désigne mon Seigneur et mon Sauveur comme un combattant. Il m'indique l'homme qui autrefois dans la solitude, entouré de quelques disciples, a reconnu ces juifs pour ce qu'ils étaient, et sommé les hommes [...] ► Lire la suite
Sous quel astre ennemi faut-il que je sois née !
La première fois que t'as dit ça on était mort de rire, et maintenant on est mort tout court !
On peut manger autant de steaks et de poisson que l'on veut, le corps ne peut en absorber que 70 grammes par prise. C'est la règle : quel que soit votre poids, un gramme par kilo. Les boissons protéinées sont [...] ► Lire la suite
Si tu ne changes pas de place, tu ne peux pas savoir quel endroit est agréable.
Pour savoir qu'un verre était de trop, encore faut-il l'avoir bu.
Le Viagra bientôt remboursé ? C'est normal, il faut rembourser ce qui a été déboursé.
Le pays de France tout entier était sous l'influence de Satan, et la révolution avait été son plus grand triomphe.
Si ma vie était à refaire, j'aurais pour règle de lire de la poésie et d'écouter de la musique au moins une fois par semaine.
Nul ne sait son propre nom, nul ne connaît sa propre face, parce que nul ne sait de quel personnage mystérieux - et peut-être mangé des vers -, il tient essentiellement la place.
C'est avec ma mémoire que j'existe. Comme si l'avenir était déjà dedans. Elle m'aide à me jeter en avant. La vie je la gagnerai toujours d'une courte tête. Je pourrai jamais me reposer. Jamais m'arrêter. Alors, je la berce. Elle est ma glaise. Ma sculpture inachevée.
Il demeurait aveugle aux beautés de la terre et du ciel qui l'entouraient, car elles étaient totalement insignifiantes en comparaison de celles qu'il était seul à voir dans les armées d'équations qui défilaient dans esprit.
L'Occident médiéval est né sur les ruines du monde romain. Il y a trouvé appui et handicap à la fois. Rome a été sa nourriture et sa paralysie.
Un baiser au creux du genou est un papillon de nuit sur une moustiquaire...
Tu veux qu'j'te raconte le plus beau jour de ma vie ? Chez les Louvteaux. J'avais pas pu me retenir, j'm'étais pissé dessus, on était coincé dans une pièce depuis des plombes. J'essayais, de sortir de là tu vois, c'est tout. [...] ► Lire la suite
Si le critique était un compositeur inspiré, il ne dirait pas comment l'oeuvre aurait dû être faite, il l'écrirait lui-même.
L'enfer a été fait pour les curieux.
Il était bien Raymond Barre.
Il n'y a rien de mieux que de retourner dans un endroit resté inchangé pour comprendre à quel point vous avez changé.
Moi ? Je suis malhonnête ! Et on sait qu'un homme malhonnête le restera quoi qu'il arrive... Honnêtement, ce sont des hommes honnêtes dont il faut se méfier, parce qu'on peut jamais prévoir à quel moment il feront un truc incroyablement... stupide.
Le philistin social-démocrate a été récemment saisi d'une terreur salutaire en entendant prononcer le mot dictature du prolétariat. Eh bien, messieurs, voulez-vous savoir de quoi cette dictature à l'air ? Regardez la commune de Paris. C'était la dictature du prolétariat.
Le pétoman était l'obsession d'Antoine de Caunes.
- Tu t'en sors très bien. - Marc... - Christina va bientôt revenir. - Marc... - Elle va bientôt revenir, on va te stabiliser et tu vas t'en sortir ok ? - Marc... - Accroche toi, elle devrait plus tarder. Elle [...] ► Lire la suite
Il admirait cette grande bourgeoise qui avait dédié sa vie aux déshérités. Quand la plupart se précipitent sur les plages turquoise, voguent sur des yachts, elle côtoyait les bidonvilles, les va-nu-pieds.Elle était la beauté au service de la bonté.