Il faut avoir bien du jugement pour sentir que nous n'en avons point.
L'âge que nous vivons est dangereux ; comme il serait ennuyeux s'il ne l'était pas.
On peut faire très sérieusement ce qui vous amuse, les enfants nous le prouvent tous les jours...
Nous sommes si présomptueux que nous voudrions être connus de toute la terre, et même des gens qui viendront quand nous ne serons plus.
Nous courons à notre perte. Être désenchanté est pire qu'être perdu.
Laissez-nous tranquilles, les gars, a dit l'une des vieilles, la figure toute cartographiée à force d'être centenaire. On n'est que de pauvres vieilles.
Cela paraît simple : ne chantons-nous pas déjà notre respect et notre amour pour la terre des êtres libres et la patrie des braves ? Oui, mais qu'aimons-nous, au juste ?
Mon père voulait que je mène une vie meilleure que jamais. Il voulait tellement que nous réussissions. Et je n'ai jamais voulu le laisser tomber.
Nos valeurs nous invitent à nous soucier de la vie de personnes que nous ne rencontrerons jamais.
Chacun de nous serait un type formidable si il faisait seulement la moitié de ce qu'il attend des autres.
A un moment donné de notre existence, nous perdons la maîtrise de notre vie, qui se trouve dès lors gouvernée par le destin. C'est là qu'est la plus grande imposture du monde.
Le grand inconvénient des livres nouveaux est de nous empêcher de lire les anciens.
Une femme que nous entretenons ne nous semble pas une femme entretenue tant que nous ne savons pas qu'elle l'est par d'autres.
Si les grands hommes n'avaient pas commis d'erreurs, nous ne saurions pas qu'ils ont existé.
Le temps du Christ est le temps où nous sommes. Il nous demande encor d'inventer l'homme.
Sommes-nous donc si malheureux, qu'il y ait quelque chose qui soit défendu, même dans l'usage de ce qui est permis ?
La vie, c'est un peu comme une pièce de théâtre, dont nous serions les acteurs... et les autres, le public. Mais à la fin, on ne vient pas saluer. On meurt sur scène comme Molière.
Nous ne parvenons pas à écrire ce que nous pensons et c'est là, toute la force des mots. Ecrire, c'est perdre son idée au profit de quelque chose qui nous dépasse, qui ne nous appartient même plus.
Parmi les tâches que je considère comme faisant partie des missions du président de la République, il y a ceci : il lui revient de dire aux autres peuples de la planète que nous avons une responsabilité écologique en commun.
Au bout du compte, toute existence est une énigme, jusqu'à ce que nous trouvions la clé.
J'ai besoin de reconstituer l'histoire de notre amour pour en saisir tout le sens. C'est elle qui nous a permis de devenir qui nous sommes, l'un par l'autre et l'un pour l'autre. Je t'écris pour comprendre ce que j'ai vécu, ce que nous avons vécu ensemble
Nous sommes plus curieux de la signification des rêves que des choses que nous voyons quand nous sommes éveillés.
Nous surmontons les vices et les passions de l'âme par le jugement dont nous sommes capables de faire preuve.
Nous ne pouvons attendre de bienfaits de la nature ; notre devoir est de les lui arracher.
Ce que nous jouons, c'est la vie.
Les seules bonnes copies sont celles qui nous font voir le ridicule des originaux.
Patience ! Elles finissent toujours par nous faire une chose qui nous empêche d'avoir de l'estime pour elles.
Si nous y réfléchissions, nous élèverions sans cesse nos regards vers le ciel, notre véritable patrie. Mais nous nous laissons emporter çà et là par le monde et nous ne songeons pas à l'unique chose qui devrait nous occuper.
Nos réflexions. Elles sont le fruit de notre commerce avec les autres, du frottement de notre intelligence avec la leur et du travail souterrain que nos lectures et nos conversations effectuent en nous.
Tout ce qui devient mot devient pensée et nous éloigne de la vérité indicible.
Pour nous, le choix est fait. Nous sommes de ceux qui refusent d'oublier. Nous sommes de ceux qui refusent l'amnésie même comme méthode. Il ne s'agit ni d'intégrisme, ni de fondamentalisme, encore moins de puéril nombrilisme.
La guérison signifie que notre dignité soit rétablie et que nous sommes en mesure de faire avancer nos vies.
Nous sommes en route pour l'espoir futur de l'humanité. Mais des bonbons seraient bien.
Il n'y a qu'un seul enfer ... celui où nous vivons.
La vérité c'est que je ne me reconnaissais pas en mon père, et je ne crois pas qu'il se reconnaissait en moi. Nous étions deux étrangers qui se connaissaient très bien.
Nous n'exigeons de grands détails que sur ce qui nous touche et nous flatte, on est sans intérêt pour le reste.
Les amants pensent à la mort et s'étreignent. De nous tous qui vivons, ce sont les plus vivants.
C'est l'une des mythiques lois de la nature que les trois choses que nous recherchons le plus - le bonheur, la liberté et la paix de l'esprit - soient atteintes en les procurant à un autre.
Seule. On ne l'est jamais, même en dépit des apparences. Il y a toujours une multitude d'êtres à qui nous demeurons nécessaires.
Si nous n'avions jamais été séparés dans le temps et dans l'espace de ceux avec qui nous avons éprouvé le plaisir d'être ensemble, nous ne saurions pas ce qu'est aimer. Aimer est ce mouvement du coeur vers l'image de l'absent pour soulager en soi la souffrance de son absence.
Le matin, nous nous éveillons avec le désir que ce soit déjà le soir, et nous nous endormons le soir en espérant ne plus nous réveiller.
Nous serons ce que nous ferons ensemble.
Si les dieux font maintenant le métier de proxénètes comme nous les mortels, je n'en donnerai plus une pièce de trois oboles.
Bien sûr, l'origine est en nous un pays perdu, mais ce pays a son lieu particulier, qui reste repérable à partir de quelques jalons.
Nous sommes les Simpsons du rock, un produit de divertissement véhiculant une idéologie contestataire.
Nous devons simplement avoir une visibilité. Nous devons être reconnaissants. Nous devons nous rendre compte de la façon dont nous nous traitons les uns les autres.
Nous sommes du bonheur de nous-mêmes artisans, et fabriquons nos jours ou fâcheux ou plaisants.
Dieu nous juge tous entiers et d'un regard, et non pas comme les hommes, sur des sentiments et des actes isolés.
L'idiotie constituée est plus forte et plus féroce que la grâce - mais c'est la grâce qui nous aime et que nous aimons parce que c'est elle et elle seule qui nous fait hommes.
On peut comparer le monde à un bloc de cristal aux facettes innombrables. Selon sa structure et sa position, chacun de nous voit certaines facettes. Tout ce qui peut nous passionner, c'est de découvrir un nouveau tranchant, un nouvel espace.