Si nous ne dormons pas c'est pour guetter l'aurore,Qui prouvera qu'enfin nous vivons au présent.
Nous sommes plus curieux de la signification des rêves que des choses que nous voyons quand nous sommes éveillés.
En France nous avons l'habitude de ne jamais laisser insulter une femme en notre présence.
Nous continuons à travailler pour ramener l'immigration à des dizaines de milliers.
Nos valeurs nous invitent à nous soucier de la vie de personnes que nous ne rencontrerons jamais.
Toute tentative en vue de diviser quoi que se soit par deux devrait, a priori, nous inspirer une extrême méfiance.
Nous nous faisons plus de mal que les autres ne peuvent nous en faire.
Nous pardonnons souvent à ceux qui nous ennuient, mais nous ne pouvons pardonner à ceux que nous ennuyons.
On ne joue pas du temps. C'est lui qui se joue de nous.
Croire en Dieu, c'est vivre par quelque chose qui n'existe d'aucune manière dans le monde, sinon dans le langage ambigu de ces phénomènes que nous appelons chiffres ou symboles de la transcendance.
L'adversaire peut à la fois avoir le tort de parier que Dieu n'est pas, et mettre dans le mille lorsqu'il découvre et dénonce les raisons basses que nous avons de croire en Dieu.
Nous devons considérer que tous les événements qui nous arrivent sont des événements heureux.
Si les grands hommes n'avaient pas commis d'erreurs, nous ne saurions pas qu'ils ont existé.
Nous ne parvenons pas à écrire ce que nous pensons et c'est là, toute la force des mots. Ecrire, c'est perdre son idée au profit de quelque chose qui nous dépasse, qui ne nous appartient même plus.
Les gens meurent de faim dans le monde, non pas parce que nous n'avons pas assez de nourriture, mais parce que nous ne sommes pas organisés.
Il n'y a qu'un seul enfer ... celui où nous vivons.
L'âge, en nous libérant de nos passions égocentriques, nous rend disponibles, plus aptes à redécouvrir les êtres qu'on a aimés.
Le monde n'a peut-être été créé que pour réaliser le mal. Si, au lieu de contrarier le mouvement, nous le suivions, on obtiendrait un bon résultat.
- N'oublie jamais que tu es juif, disait sa mère à Alain Finkielkraut.- N'oublie jamais d'où tu viens, me répétaient en écho mes parents;Cela voulait dire : reste modeste et surtout ne nous renie pas. Je rétorquais :- On appartient au monde qu'on a fait, pas celui d'où on vient.
La plupart des familles avaient quatre, cinq frères. Mais parce que c'était juste moi et Darryl, nous devions être deux fois plus forts.
Nous devons simplement avoir une visibilité. Nous devons être reconnaissants. Nous devons nous rendre compte de la façon dont nous nous traitons les uns les autres.
L'âge que nous vivons est dangereux ; comme il serait ennuyeux s'il ne l'était pas.
La passion nous persuade toujours qu'elle fait nos affaires, et ne fait jamais que les siennes.
Il y a des êtres qui deviennent si proches de nous qu'on les dirait intégrés à nous-mêmes. En épousant leurs sentiments les plus intimes, en scrutant le mystère de leur âme, nous assimilons une part de leur être.
Si nous réussissons, nous sommes des exploiteurs ; si nous échouons, des salauds doublés d'incapables.
La mort nous trouvera bien partout où nous irons. La mort, c'est lorsqu'on la fuit qu'elle s'attache à nos pas ! Il est bien rare que ceux qui la désirent la voient venir.
La philosophie, c'est toujours l'ignorance qui interprète le monde, quand immanquablement les cultes que célèbrent Les hommes se font les visions même que les dieux ont de nous
Comme nous ne sommes pas sûrs de notre courage, nous ne voulons pas avoir l'air de douter du courage d'autrui.
L'eau est un songe, et le ciel et tout ce qu'il contient matin et soir d'astres, de vents, d'oiseaux et de fumées est un leurre qui trompe sur la fuite du temps. Il y a des hommes de chez nous qui sautent par-dessus bord pour aller chercher une étoile dans l'eau.
Pour nous, le choix est fait. Nous sommes de ceux qui refusent d'oublier. Nous sommes de ceux qui refusent l'amnésie même comme méthode. Il ne s'agit ni d'intégrisme, ni de fondamentalisme, encore moins de puéril nombrilisme.
Y a comme un goût amer en nousComme un goût de poussière dans toutEt la colère qui nous suit partout.
Ce n'est pas tant l'intelligence qui nous distingue les uns des autres que le temps passé à réfléchir.
La vérité c'est que je ne me reconnaissais pas en mon père, et je ne crois pas qu'il se reconnaissait en moi. Nous étions deux étrangers qui se connaissaient très bien.
La louange affermit notre orgueil, cependant que notre orgueil nous certifie la sincérité de la louange.
Nous sommes si présomptueux que nous voudrions être connus de toute la terre, et même des gens qui viendront quand nous ne serons plus.
Peu importe que nous disions le vrai ou le faux, on contredira l'un et l'autre.
On ne pense pas à tous les frais que nous avons, nous autres bigames. Deux mariages, vous savez, ça vaut un incendie.
L'enfance recèle aussi de terribles poisons, dont le pire est peut-être le regret stérile que nous en gardons parfois.
Nous avons besoin de croire. Par exemple, de croire que nous n'avons pas aimé en vain.
Nous appelons premières vérités celles que nous découvrons après toutes les autres.
Nous sommes les Simpsons du rock, un produit de divertissement véhiculant une idéologie contestataire.
Nous n'exigeons de grands détails que sur ce qui nous touche et nous flatte, on est sans intérêt pour le reste.
Les amants pensent à la mort et s'étreignent. De nous tous qui vivons, ce sont les plus vivants.
Les saints sont des gens comme nous, mais l'amour les pousse plus que nous.
Nous savons que chaque homme est mortel, mais non que l'humanité doit mourir.
Tout nous ramène à quelque idée de la mort, parce que cette idée est au fond de la vie.
Il est un système dont nous ne parviendrons pas à sortir avant longtemps : le solaire.
L'idiotie constituée est plus forte et plus féroce que la grâce - mais c'est la grâce qui nous aime et que nous aimons parce que c'est elle et elle seule qui nous fait hommes.
Ce que nous vivions là, et nous en étions conscients tous les quatre, c'était un peu de rab. Un sursis, une parenthèse, un moment de grâce. Quelques heures volées aux autres...
Et si l'on disait le contraireOu si l'on ne disait rienSi l'on construisait les phrases à l'enversOu si l'on soulevait demainQui serait l'adversaire ?Entre nous qui serait le plus malin ?Et si l'on disait le contraireOu si l'on ne disait plus rien ?