Les femmes d'aujourd'hui ne nous pardonnent plus nos fautes : elles ne nous pardonnent même pas les leurs.
On attend des femmes qu'elles soient "féminines", c'est-à-dire souriantes, sympathiques, attentionnées, soumises, discrètes, retenues, voire effacées. Et la prétendue "féminité" n'est souvent pas autre chose qu'une forme de complaisance.
Les hommes font les maisons, mais les femmes font les foyers.
Ce sont des femmes qui ont insufflé douceur et attention au dur progrès de l'humanité.
La richesse des êtres humains tient à leur dualité, à leurs contradictions.
Il ne faut pas être démonstratif. Les gens n'essaient pas de montrer leurs sentiments, ils tentent au contraire de les cacher.
Il y a des femmes de talent : aucune n'a cette folie dans le talent qu'on appelle le génie.
L'amitié entre femmes n'est jamais que la suspension des hostilités.
Mes lubies ont une valeur marchande. De par le monde, les cellules capitonnées regorgent d'hommes et de femmes qui n'ont pas cette chance.
Les femmes aussi ont leurs saisons. L'été ne dure pas toujours et après l'été... Ah oui ! Les splendeurs de l'automne ! Mais combien éphémères !! Qui prend le temps de regarder et d'aimer l'automne ?
Je pense que les meilleurs modèles pour les femmes sont les personnes qui sont elles-mêmes fructueuses et confiantes, qui apportent la lumière dans le monde.
La nervosité est une maladie héréditaire. Mais ce sont paradoxalement les enfants qui la transmettent à leurs parents.
Les femmes préfèrent la brutalité à l'ironie. Le brutal se met nettement dans son tort à leur égard ; l'ironiste les met en méfiance vis-à-vis d'elles-mêmes et cela ne pardonne pas.
Les femmes sont décevantes. Ce sont des jouets dont on se lasse et qui, à l'inverse des autres jouets qui se laissent si gentiment casser, vous brisent.
Les profits sont intéressants tant que dure la guerre ! La guerre dure tant que des entrepreneurs y trouvent leurs profits.
De même que les architectes devraient être forcés de vivre dans les bâtiments qu'ils dessinent, les auteurs de livres pour enfants devraient être forcés de lire leurs histoires tout haut chaque soir de leur foutue vie.
C'est vrai qu'en France, les femmes mettent moins de choses. Si elles ont un collier, elles ne mettent pas de boucles d'oreilles; si elles ont du vernis à ongles, elles ne mettent pas toutes leurs bagues et tous leurs bracelets.
Les femmes adorent souvent en nous nos plus grands ridicules quand elles peuvent se flatter que c'est notre amour pour elles qui nous les donne.
Les femmes ne possèdent pas uniquement le don de savoir dissimuler leurs sentiments, elles ont également celui de pouvoir découvrir par intuition tout ce que le coeur humain dissimule.
Les passions détruisent plus de préjugés que la philosophie. Et comment le mensonge leurs résisterait-il ? Elles ébranlent quelquefois la vérité.
On a reproché aux Allemands d'imiter tantôt les Français, tantôt les Anglais, mais c'est justement ce qu'ils peuvent faire de plus fin, car, réduits à leurs propres ressources, ils n'ont rien sensé à vous offrir.
Les rois sont avec leurs ministres comme les cocus avec leurs femmes : ils ne savent jamais ce qui se passe.
Les femmes sont comme les patries, elles sont ce que nous les faisons.
Les médecins : la renommée proclame leurs succès et la terre recouvre leurs erreurs.
Que représente la paternité face à ce poids, cette certitude, qu'est la maternité ?
L'amour est profondément égoïste, tandis que la maternité tend à multiplier nos sentiments.
La parole a été donnée au commun des mortels pour communiquer leurs pensées, mais aux sages pour la déguiser.
Les plus belles figures de femmes que j'ai connues sont résignées ; et je n'imagine même pas que puisse me plaire et n'éveiller en moi quelque pointe d'hostilité, le contentement d'une femme dont le bonheur ne comporterait pas un peu de résignation.
Le dimanche nous allions aux moulins, par bandes. Là-haut, les meuniers payaient le muscat. Les meunières étaient belles comme des reines, avec leurs fichus de dentelles et leurs croix d'or.
Les hommes et les femmes sont persuadés de leur différence, quand comprendront-ils que ce sont simplement les individus qui sont différents.
Beaucoup d'entre nous mourront ainsi sans jamais être nés à leur humanité, ayant confiné leurs systèmes associatifs à l'innovation marchande, en couvrant de mots la nudité simpliste de leur inconscient dominateur.