Mon ami n'est point parfait et moi non plus, de sorte que nous nous convenons parfaitement.
Ô mes pauvres amis, si la vie est courte et la mort éternelle, réveillons-nous et allons hop ! Allons faire des choses folles et héroïques.
Nous obéissons à quelque chose d'obscurément sacré : la volonté de vivre, qui n'a rien à voir avec la volonté de faire le bien.
Avoir un don, c'est un peu comme une malchance qui éloigne des autres, qui nous sépare de presque tous.
Quand les temps changent, nous devons le faire aussi.
Maman a essayé de nous sauver de la rue, mais la rue était trop forte.
Chez nous, il n'y a que l'ancienneté qui paie. Seulement, ils vous catapultent à la retraite de plus en plus tôt.
L'ironie et la pitié sont deux bonnes conseillères ; l'une, en souriant, nous rend la vie aimable ; l'autre, qui pleure, nous la rend sacrée.
Si nous sommes honnêtes - et les scientifiques doivent l'être - nous devons admettre que la religion est un fouillis de fausses affirmations, sans aucun fondement dans la réalité.
On s'en ira, ils nous ont ni aimé ni aidé.
La joie n'est pas dans les choses, elle est en nous.
L'épuisement physique a ce don de nous anéantir, de nous plonger dans une ivresse où se brouillent toutes les notions.
La nature n'a pas lu la déclaration des droits de l'homme. Elle continue à nous faire naître inégaux.
Si nous versons des larmes pour les petites choses, il est des douleurs trop grandes pour pleurer.
L'expérience, ce n'est pas ce qui nous arrive, c'est ce que nous faisons avec ce qui nous arrive.
Nous devrions avoir plus de femmes dans divers postes de direction, car ce sont les femmes qui décident presque de tout à la maison.
Il n'y a pas un brin d'herbe, il n'y a pas une couleur dans ce monde qui ne soit faite pour nous réjouir.
Et la coupe retournée qu'on appelle le ciel Sous laquelle nous rampons, vivons et mourrons enfermés Ne lève pas les mains vers elle pour implorer une aide Car elle partage ton impuissance et la mienne.
Avec des nouvelles technologies, ne sommes-nous pas en train d'assister à la disparition inéluctable de l'auteur ou du créateur au profit d'une marque ?
Nous ne voulons plus travailler au spectacle de la fin du monde, mais à la fin du monde du spectacle.
Nous autres, civilisations, nous savons maintenant que nous sommes mortelles.
Chez nous, on mangeait à la carte. Celui qui tirait l'as de Pique mangeait...
L'avenir, si tendu que soit notre désir, est une perspective sans profondeur. Il n'a vraiment nulle attache solide avec le réel. C'est pourquoi nous disons qu'il est dans le sein de Dieu.
Notre résurrection n'est pas tout entière dans le futur, elle est aussi en nous, elle commence, elle a déjà commencé.
Nous n'avons que l'amour et le travail dans nos vies. Si nous sommes chanceux, nous aimons notre travail. Si nous sommes sages, nous travaillons à nos amours.
Le plus grand danger pour la plupart d'entre nous n'est pas que notre but soit trop élevé et que nous le manquions, mais qu'il soit trop bas et que nous l'atteignons.
Nous ne devons pas tenter de sauver le monde, mais de subsister ; c'est la seule véritable aventure qui s'offre encore à nous, en cette heure tardive de l'histoire.
La peau et la chair nous exposent autant au regard de l'autre qu'au contact et à la violence.
L'expérience étant une habitude, ne s'acquiert qu'avec les années. Aussi se plait-on volontiers à confondre, en parlant de soi, l'âge et l'expérience. Et l'on donne le nom d'expérience à l'égoïsme, à la crainte, au goût de l'inaction, à tout ce [...] ► Lire la suite
L'humanité est à un croisement : un chemin mène au désespoir, l'autre à l'extinction totale. Espérons que nous aurons la sagesse de savoir choisir.
Le sacrifice de nous-mêmes nous permet de sacrifier les autres sans honte.
Il est dans l'ordre des choses que nous soyons déçus, comme nous-mêmes, nous passons notre vie à décevoir ceux qui ont mis leur foi en nous...
Nous sommes profondément blessés quand on ne nous respecte pas ; pourtant, au fond de son coeur, aucun homme ne se respecte beaucoup lui-même.
Voilà le miroir où la nature nous présente ce que l'avenir nous préserve après la mort. Y voit-on apparaître quelque image horrible, quelque sujet de deuil ? N'est-ce pas un état plus paisible que n'importe quel sommeil ?
Si quelque chose qu'on avait sans le savoir disparait, est ce que ce quelque chose nous manque ?
Je vous en prie : laissez votre mouchoir dans votre poche ou dans votre sac. Il ne suffit pas d'essuyer vaguement une larme lorsqu'on vient nous parler de la misère des lépreux. Ni de sortir - avec un grand soupir [...] ► Lire la suite
Tu viens me dire qu'il n'y a plus de terres ni de grandeur pour nous, que d'autres se sont enrichis à nos dépens comme nous nous sommes enrichis aux dépens de ceux qui avaient été à l'origine les premiers maîtres [...] ► Lire la suite
Parce que nous sommes des acteurs, nous pouvons faire semblant et faire semblant, mais je préfère que l'investissement intime soit authentique.
L'instinct est quelque chose qui transcende la connaissance. Nous avons sans aucun doute, certaines fibres plus fines qui nous permettent de percevoir les vérités quand la déduction logique, ou tout autre effort volontaire du cerveau, est futile.
J'ai peur que nous ne devions rendre le monde honnête avant de pouvoir dire honnêtement à nos enfants que l'honnêteté est la meilleure politique.
Le monde trouvera sa vérité quand l'homme saura aimer - jusque-là, nous vivons en pensant que nous connaissons l'amour, mais sans avoir le courage de l'affronter tel qu'il est.
Quand on ne sait plus où sont les limites, on peut compter sur ceux qui nous aiment pour nous retenir et nous ramener à l'essentiel. Mais quand les limites sont clairement définies et que malgré tout on les franchit, on prend le risque de ne pas pouvoir faire marche arrière.
Nous faisons nos amis, nous faisons nos ennemis, mais Dieu fait notre voisin.
La vie est née dans la violence. Sur la tête de chacun de nous pèse la malédiction ancestrale de cinquante millions de meurtres.
Les gens qui sourient ou se parlent tout seuls nous paraissent toujours avoir des pensées que nous aimerions partager.
Le méchant qui nous flatte est un dresseur de pièges.
Vivons donc heureusement, sans haïr ceux qui nous haïssent.
Si nous perdions l'ironie, ce n'est pas la beauté qui la remplacerait, ce serait la bêtise.
Dieu reste muet, si seulement nous pouvions convaincre l'être humain d'en faire autant.
Nous devons planter la mer et élever ses animaux en utilisant la mer comme fermiers plutôt que comme chasseurs. C'est en cela que consiste la civilisation: l'agriculture remplace la chasse.