N'est-ce pas la curiosité qui nous retient à la vie ?
Le tragique de la vie, c'est que nous ne savons guère tirer parti des instants favorables.
Les enfants (...) sont le seul moyen dont nous disposons pour tromper la mort et atteindre l'immortalité.
Et si ce que nous appelons vivre n'était qu'une illusion ?
Nous sommes très petits, comme des souris qui doivent traverser la vie en faisant des trous, parce que nous n'avons aucune idée de quoi faire d'autre.
Nous n'en voyons les conséquences que lorsqu'elles sont sous notre nez.
Sortir avec un joueur de tennis est risqué - l'amour ne signifie rien pour nous.
La mort nous apprend à vivre et tout film, tout roman, tout oeuvre d'art participe de la mort.
Nous ne pouvons pas vivre sans témoins. Une histoire non racontée n'a pas eu lieu.
Si nous avons bien aimé pendant notre vie, nous avons une vie après la mort - notre amour se poursuit sur des générations.
Les amis ne sont rien d'autre que les ennemis avec lesquels nous avons conclu un armistice, qui n'est pas toujours honnêtement observé.
Quel crime avons-nous fait pour mériter de naître ?
Dieu, c'est celui qui vient à nous, tous les jours, sans réserve. C'est l'avenir véritable en plein milieu de notre vie présente. C'est l'infini de notre fini. Il est présent au coeur des choses, au coeur des vivants. C'est le coeur du coeur.
Nous ne faisons rien de notablement humain tant que le désir n'est pas en jeu.
Il nous faut toujours apprendre pour apprendre enfin à mourir.
Nous vivons dans une société qui valorise la précision, mais qui s'accommode d'une démocratie floue.
Il est des choses que nous n'avons pas à rendre à César parce qu'elles ne lui ont jamais appartenu.
Nous ne pouvons rien aimer que par rapport à nous, et nous ne faisons que suivre notre goût et notre plaisir quand nous préférons nos amis à nous-mêmes ; c'est néanmoins par cette préférence seule que l'amitié peut être parfaite.
Quand nous avons commencé, nous n'avions aucune idée de ce que nous avions l'habitude de nous appeler, mais nous savions quels étaient nos rêves.
La vie est un jeu de mots dont l'à-peu-près nous contente.
Nous avons un goût naturel pour le faux, mais nous avons naturellement besoin de croire que le faux est le vrai.
Nous nous éprenons d'une femme libre, indépendante... C'est adorable, une femme libre ! Mais dès l'instant où nous l'avons épousée, comme elle a cessé d'être libre, elle nous plaît moins.
Les bonheurs dont nous avons perdu l'espérance sont, sans doute, les meilleurs à recevoir, ceux qui nous émeuvent le plus profondément.
Si nous étions tous du même avis, ici-bas, personne ne s'accorderait.
Les médecins, ça sait sur nous des choses qu'on aimerait mieux ne pas savoir. Les médecins, ça fait peur.
Le bruit est une imposition sur la santé mentale, et nous vivons à une époque très bruyante.
Nous sommes un groupe de rock. Nous sommes bruyants, sensationnels et étranges.
Chaque jour sans exception - est un don de Dieu, qui nous est confié pour sa gloire.
Et l'amour de nous-mêmes, pas la vanité ou l'amour-propre, le véritable amour viendra par la reconnaissance : "Oh, j'ai été enfin capable de me rendre heureux."
Nous dérivons sur un îlot microscopique, naufragés d'un destin dont nous ne contrôlons pas grand-chose. Nous savons seulement que nous venons à peine de naître et que nous sommes voués à disparaître. Le « nous » que j'évoque ici désigne [...] ► Lire la suite
Qu'est-ce qu'une âme ? C'est comme l'électricité - nous ne savons pas vraiment ce que c'est, mais c'est une force qui peut éclairer une pièce.
Nous sommes tous différents, mais lorsque nous demandons les bénédictions du Seigneur, nous ne devons pas oublier que Dieu nous a créés égaux.
La seule chose qui nous reste de la civilisation, c'est la poésie.
Une tromperie qui nous élève est plus chère qu'une foule de vérités basses.
Aucun de nous n'est complet en lui seul.
La raison humaine est si peu capable de démontrer par elle-même l'immortalité de l'âme que la religion a été obligée de nous la révéler.
L'être convoité nous fait aimer l'amour.
Qui a fait du bonheur sentimental l'unique et nécessaire condition du bonheur ? Il suffit peut-être de réaliser quelque chose qui nous dépasse pour accéder à l'au-delà du bonheur.
Pour nous punir de notre paresse, il y a, outre nos insuccès, les succès des autres.
À tous les repas pris en commun, nous invitons la liberté à s'asseoir. La place demeure vide mais le couvert est mis.
- Où cela nous mène ? Est-ce que les livres peuvent nous aider ?- Seulement si le troisième élément nécessaire nous est donné. Un, comme j'ai dit, la qualité de l'information. Deux : le loisir de l'assimiler. Et trois : [...] ► Lire la suite
Il n'y a qu'une seule chose que nous aimions à voir partager avec nous, quoiqu'elle nous soit bien chère, c'est notre opinion.
L'univers nous appartient dans la proportion où nous lui appartenons.
L'histoire de la démocratie nous offre une combinaison bien remarquable d'utopies et de mythes.
Ce n'est pas ce que nous ignorons qui nous pose des problèmes. C'est ce que nous tenons à tort pour vrai.
Nous n'aurions plus rien d'humain si le langage en nous était en entier servile.
De là à croire que la mouche qui nous pique le front pendant notre sommeil est envoyée par Dieu lui-même pour nous réveiller de notre paresse, il n'y a pas loin.
Depuis près d'un demi-siècle, il se servait de son esprit comme d'un coin pour élargir de son mieux les interstices du mur qui de toute part nous confine.
Et il est des gens qui disent: Seigneur! Accorde nous belle ici-bas, et belle part aussi dans l'au-delà; et protège-nous du châtiment du Feu!.
Le destin est joueur. Il nous met parfois dans la situation d'autrui, pour nous apprendre l'humilité.