C'est lorsque nous croyons savoir quelque chose qu'il faut justement réfléchir un peu plus profondément.
Chacun d'entre nous est une petite note fugitive noyée dans l'ensemble, mais essentielle par elle-même pour en compléter la beauté et la permanence.
Bien qu'on nous ait fait croire que si nous lâchons prise, nous n'aurons plus rien, la vie révèle exactement le contraire : lâcher prise est le véritable chemin vers la liberté.
J'ai toujours pensé que ce sont les choses qu'on ne choisit pas qu'ils font de nous ce que nous sommes.
Quand bien nous pourrions être savants du savoir d'autrui, au moins sages ne pouvons-nous être que de notre propre sagesse.
Un Dieu qui nous est absolument incompréhensible est un Dieu qui n'existe pas pour nous.
Chacun de nous se promène avec bienveillance dans cette galerie de portraits de lui-même qu'est sa mémoire.
Je n'arrive pas à me rendre compte si c'est votre fils qui fait des progrès en violon ou si c'est nous qui nous habituons.
La vie nous a été donnée en capital ; tous les plaisirs que nous en retirerons seront nos intérêts.
Ne forçons point notre talent, nous ne ferions rien avec grâce.
Le bonheur n'est pas quelque chose qui nous arrive, mais une compétence que nous développons.
Nous possédons la meilleure cuisine, les meilleurs vins et les meilleurs coïts de la Création, ça suffit pour établir la différence.
Le Paris que vous aimâtes N'est pas celui que nous aimons Et nous nous dirigeons sans hâte Vers celui que nous oublierons.
La passion, une fois passée, nous pousse à croire que tout n'était qu'illusion.
Les lumières qui sont en nous sont transformées en ténèbres, et les ténèbres dans lesquelles nous vivons sont terribles.
L'Histoire nous a appris que la vertu ne peut rien contre le vice et que, pour triompher des cyniques, il s'agit d'être plus cynique encore.
Le bonheur ne dépend pas des choses extérieures, mais de la façon dont nous les voyons.
Les femmes ne sont pas assez copines avec les hommes, nous devons donc nous rendre indispensables. Après tout, nous avons la plus grande arme entre nos mains en étant simplement des femmes.
La flatterie n'a tant de charmes que parce qu'elle nous paraît confirmer le jugement de notre amour-propre.
Mettre la vie pleinement dans la vie plutôt que dans des mots ou d'autres substituts, n'est-ce pas le rêve de beaucoup d'entre-nous ?
Nous vivons avec nos défauts comme avec les odeurs que nous portons : nous ne les sentons plus ; elles n'incommodent que les autres.
Nos enfants sont porteurs de nos dettes, dettes dans le sens de dynamique non résolue, de ce que nous avons mal vécu et qui est refoulé en nous.
Je crois en la prière. C'est le meilleur moyen pour nous de puiser notre force dans le ciel.
Nous ne comprenons jamais une chose aussi bien et ne la faisons nôtre que lorsque nous l'avons découverte par nous-mêmes.
- Tu te crois p'tet assez rapide, tu crois p'tet que tu nous vaux ? - Il te reste pas assez de temps à vivre pour devenir aussi rapide que moi.
Douce poésie ! Le plus beau des arts ! Toi qui, suscitant en nous le pouvoir créateur, nous mets tout proches de la divinité.
Peu de chose nous console parce que peu de chose nous afflige.
L'été : un éblouissement comme est la neige, Celle qui vient légère et ne dure pas, Et rien de nous n'en trouble la lumière D'eau qui s'est condensée puis s'évapore.
Sans le pardon, nous resterions prisonniers de nos actes et de leurs conséquences
Le virus (Coronavirus) nous rappelle à notre humanité et à notre condition d'êtres profondément sociaux, inséparables les uns des autres.
Ce qui pour nous fait le bonheur ou le malheur de notre vie, constitue pour tout autre un fait presque imperceptible.
Le temps nous dure quand chaque instant nous apporte la certitude d'un malheur.
Le temps qui passe autour de nous est un vase rempli de petits miracles, je suis certain que sans cela un poison mortel peut devenir vital.
L'enfant commence en nous bien avant son commencement. Il y a des grossesses qui durent des années d'espoir, des éternités de désespoir.
La vie est un royaume d'ombres et le temps nous hante.
Chacun de nous est un petit émetteur-récepteur qui s'ignore. Si nos ondes se heurtent violemment, naît le ressentiment.
L'une de nos tâches les plus ardues, mais les plus nécessaires, consiste à s'approprier ce qui nous est le plus familier.
Un beau visage est le plus beau de tous les spectacles, et la plus douce harmonie est le son de la voix de celle que nous aimons.
Nous faisons tous l'erreur de penser que notre apparence nous rend plus digne d'amour.
Dieu ne crée pas de pauvreté. nous le faisons parce que nous ne partageons pas.
Nous sommes tous venus au monde tout à fait de la même manière, or le joug que nous portons n'est pas pareil pour tout le monde.
Nous recevons tous au berceau les croyances de notre tribu en tatouage ; la marque peut sembler superficielle, elle est indélébile.
Parfois, nous faisons semblant, c'est une façon comme une autre d'être vrai.
La chose la plus commune, dès qu'on nous la cache, devient un délice.
Les femmes de porcelaine nous donnent l'impression d'être un éléphant dans un magasin de Limoges.
Vous ne voyez pas ? Nous essayons tous. Nous essayons de passer à autre chose, ce qui est un progrès. Et ça semble bizarre, et triste et mauvais. Mais c'est aussi excitant.
Dieu ne cesse de parler ; mais le bruit des créatures au-dehors et de nos passions au-dedans nous étourdit et nous empêche de l'entendre.
La lecture est un acte d'identification: si nous comprenons ce que nous lisons, c'est que les sentiments exprimés sont déjà en nous.
Notre vie difficile et troublée a plus que jamais besoin d'images sereines. Plus que jamais nous aimons un certain romanesque scientifique, figuré sur les pages des belles entomologies, avec tous les attraits d'une féerique vérité.
Nous cherchons toujours à jeter un pont entre ce qui est et ce qui devrait être ; et par là donnons naissance à un état de contradiction et de conflit où se perdent toutes les énergies.