Nous apprenons à marcher à force de tomber.
Ignorer la dureté de l'existence est à mon sens aussi stupide que sacrilège. Nous ne pouvons peut-être rien y faire, mais ce n'est pas une raison pour ne pas en parler.
Les bonnes actions des gens nous les écrivons dans l'eau. Les mauvaises actions sont gravées dans le laiton.
Il est certain qu'il y a des circonstances où l'on est forcé de suppléer à l'ongle du lion, qui nous manque, par la queue du renard.
La liberté, c'est l'empire que nous avons sur nous-mêmes.
Le monde n'est peut-être pas particulièrement sage, mais en fait de sagesse, nous ne connaissons rien de mieux.
La question n'est pas : Croyons-nous en Dieu ?, mais plutôt : Dieu croit-il en nous ?
Nous entendons dans les rêves ce que dit la matière...
Aux femmes il est donné de ressembler leur vie durant aux enfants que nous étions.
Nous sommes condamnés, nous les Terriens, à la banalité.
La nuit enregistre nos peurs et nous en délivre, le jour, par l'effet d'une amnésie bienfaitrice dont l'angoisse est le reste insécable.
Aussi douloureux qu'il puisse être, un événement émotionnel important peut être le catalyseur pour choisir une direction qui nous sert - et ceux qui nous entourent - plus efficacement. Cherchez l'apprentissage.
Khloé et moi avons pour surnoms Kiki et Koko, mais Kourtney n'en a pas encore. Devrions-nous lui en trouver un ?
La liberté que nous cherchons n'est pas une contrée lointaine, elle est en nous.
Le grand argument du fascisme se résume à «tout le monde tait la vérité, mais nous, nous la disons, au risque de choquer».
Les hommes nous enseignent à penser comme des poules, bien que nous soyons des aigles. Etendez vos ailes et envolez-vous ! Et ne vous contentez jamais des grains que l'on vous jette.
Moins est visible le Dieu que nous prions, plus il ressemble au Dieu que nous verrons un jour.
La meilleure façon de préparer notre ciel, c'est de passer notre terre à nous aimer.
Les peuples ne peuvent se passer d'honneur, nous paierons cher d'avoir cru en nous plutôt qu'en lui.
L'attention, en tout, c'est ce qui nous sauve.
Merci aux absents, qui nous lèguent une quête philosophique et le bonheur de remplir le vide de l'existence à notre fantaisie.
La méditation est une réalité tellement plus substantielle que ce que nous prenons normalement pour être la réalité.
Parce que nous ne savons pas quand nous allons mourir, nous pensons à la vie comme un puit inépuisable. Et pourtant, tout se passe un certain nombre de fois. Et un très petit nombre vraiment.
Voilà les fruits dont nous nous sommes nourris sur la terre.
Les heures qui nous passons dans l'espérance du bonheur, sont plus agréables que celles qui sont couronnées par la jouissance.
La femme a été peu ou mal étudiée. Nous avons des monographies complètes sur le ver à soie, sur les hannetons et sur les chats, et nous n'en avons pas sur la femme.
Nous sommes une matière qui épouse toujours la forme du premier monde venu.
Quand nous tombons dans un puits, ce ne sont pas nos oreilles qui arrêtent la chute.
Croire est ce que nous autres humains faisons le mieux.
Les femmes ne veulent pas être les égales des hommes. Il faudrait nous lobotomiser pour ça !
Comme nous le savons, le pardon de soi-même est le plus difficile de tous les pardons.
Celui qui nous vole nos rêves nous vole notre vie.
Tous les sentiments que nous dominons sont légitimes, tous ceux qui nous dominent sont criminels.
Tout le monde sait qu'il n'y a pas de chose normale. Il n'y a pas de définition en noir et blanc de la normale. La normale est subjective. Il n'y a qu'une version désordonnée, incohérente, stupide et pleine d'espoir de ce que nous nous sentons le plus à l'aise dans nos vies.
Le monde a besoin de fantaisie, pas de réalité. Nous avons assez de réalité.
Je pense que c'était la Russie. Mais je pense que nous sommes aussi piratés par d'autres pays et d'autres gens.
Et c'est à ce moment précis qu'on voit que ça valait le coup d'attendre. Mais pour certain d'entre nous le temps n'arrange rien à l'affaire. Au lieu de guérir les vielles blessures, il ne fait que en créer des nouvelles, jour après jour.
Même si nous sommes mortels, nous sommes avant tout vivant.
Nous sommes faits pour ignorer que nous ne sommes pas libres.
Nous réservons notre indulgence aux vices qui ne nous tentent pas.
Dire je est incomparablement plus modeste que dire nous. Cela devrait aller de soi.
Nous avons moins besoin d'adeptes actifs que d'adeptes bouleversés.
On raconte que Dieu a créé l'homme à son image : il nous a donné là une piètre idée de ses charmes.
Tout le monde s'habitue. C'est dans la nature humaine. On s'habitue à voir l'inhabituel, on s'habitue à vivre des choses dérangeantes, On s'habitue à voir des gens souffrir, on s'habitue nous-mêmes à la souffrance. On s'habitue à être prisonniers de notre propre corps. On s'habitue, ça nous sauve.
Cela nous vient de l'école primaire : volontiers, nous nous représentons l'Histoire comme une succession de tiroirs dont on ne tire l'un qu'après avoir fermé l'autre.
On met le désordre dans notre pays par des importations de vérités exotiques, quand il n'y a pour nous de vérités utiles que tirées de notre fonds.
J'ai toujours cru que le service aux autres est un loyer que nous payons pour notre temps sur cette planète.
Nous organisons un grand concours de chèques à mon nom. Le plus gros a gagné.
Un arc-en-ciel résume à lui seul une vie, il est éphémère, il nous en fait voir de toutes les couleurs et dès lors qu'elles sont mélangées entre elles il n'en reste plus qu'une couleur blanche funeste.
La plupart des animaux préfèrent rester dans un endroit unique et familier, pas nous, et c'est aussi ce qui différencie l'être humain des animaux.