Nous avons vu l'âge de fer, l'âge de plomb... Nous voici arrivés à l'âge du caoutchouc, celui où les consciences sont élastiques.
Un Dieu existant - disait mon maître - serait quelque chose de terrible. Que Dieu nous en préserve !
La faiblesse de caractère ou le défaut d'idées, en un mot tout ce qui peux nous empêcher de vivre avec nous-mêmes, sont les choses qui préservent beaucoup de gens de la misanthropie.
Si nous ne riions pas des choses absurdes, nous ne réagirions pas devant la vie.
Nous vivons dans un monde où des activités de plus en plus nombreuses et pressantes concurrencent toujours plus durement celle qui consiste à se préoccuper de la poésie, que ce soit dans les livres ou dans le rapport à soi.
Nos goûts et nos passions nous dégradent plus que nos opinions et nos erreurs.
Qu'on hait un ennemi quand il est près de nous !
Nous achetons pour la sensation de bien-être que procure le fait d'acheter.
Si nous croyons entendre quelque chose, ce ne sera que l'écho de notre pensée.
Merci aux absents, qui nous lèguent une quête philosophique et le bonheur de remplir le vide de l'existence à notre fantaisie.
Aussi longtemps que je serais chancelier, nous ne mènerons pas de politique coloniale. Nous avons une flotte qui ne peut pas naviguer et nous ne pouvons pas nous permettre d'avoir un point vulnérable dans quelque partie éloignée du monde, qui échoira dans l'escarcelle des Français dès que la guerre commencera.
Nous sommes trop nombreux, songea-t-il. Nous sommes des milliards et c'est beaucoup trop. Personne ne connaît personne.
La biologie nous surprend un peu lorsqu'elle nous apprend que, statistiquement, les femmes les plus belles ne sont pas les plus sottes.
Je puis m'imaginer une époque où nos idées religieuses paraîtront tout aussi singulières que l'est pour nous l'esprit chevaleresque.
Les autres, hélas ! C'est nous.
Nos amis sont si exigeants pour nous qu'ils ont peine à se contenter de notre bonheur.
L'étude du temps est la plus utile de toute, elle nous enseigne le moyen d'en faire un bon usage.
Nous définirons donc la physiologie: la science qui a pour objet d'étudier les phénomènes des êtres vivants et de déterminer les conditions matérielles de leur manifestation.
Nous ne nous contentons de rien de moins que l'excellence.
Accordons-nous le luxe du silence.
Nous avons tué un million d'Irakiens depuis le début de la guerre du Golfe - principalement en bloquant l'aide humanitaire.
Nous autres Anglais sommes toujours prêts à pardonner à nos ennemis ; ce qui nous dispense du devoir d'aimer nos amis.
Nous n'écoutons d'instincts que ceux qui sont les nôtres, Et ne croyons le mal que quand il est venu.
Nous, nés d'hier, nous ne savons rien, notre vie sur terre passe comme une ombre.
Plus on possède Dieu, plus on veut le chercher ; il est toujours au-delà de ce que nous atteignons ; il requiert sans cesse de notre part un nouveau progrès ; l'erreur serait de nous arrêter.
Le monde est aussi un livre qui nous parle de Dieu. Et ce livre est le seul dont disposait l'humanité païenne.
Ce sont toujours nos bons sentiments qui nous font faire de vilaines choses.
Chacun est seul et nous n'avons donc nul recours qu'en notre prochain.
On veut une solution. Oh ! orgueil humain. Une solution ! Le but, la cause ! Mais nous serions Dieu, si nous tenions la cause.
Nous sommes des navires lourds de nous-mêmes, Débordants de choses fermées, nous regardons A la proue de notre périple toute une eau noire S'ouvrir presque et se refuser, à jamais sans rive.
Si sauvage qu'elle soit par nature, la guerre n'en porte pas moins la marque des faiblesses humaines, et la contradiction que nous constatons ici, c'est à dire le fait que l'homme cherche et crée le danger tout en le redoutant, ne surprendra personne.
Les enfants sont une qualité de vie... quand nos enfants sont heureux, alors nous sommes meilleurs en tant qu'êtres humains.
La vie est ce que nous la rêvons. La mesure de la vie, c'est l'amour.
Qui a dit que les absents avaient toujours tort ? Chez nous, on ne dit du bien des gens, on n'en écrit sur eux que lorsqu'ils ont disparu.
Que nous devons mourir, nous le savons. Ce n'est que de l'époque et du soin d'en retarder le jour que s'inquiètent les hommes.
Ce que nous savons n'est pas ce que nous voyons ou apprenons, mais ce que nous concevons.
On voudrait parfois que le monde et le temps s'arrêtent pour nous permettre de les rattraper.
La vie, c'est ce qui se déroule lorsque nous planifions autre chose.
Celui qui écrit des livres est tout (un univers unique pour lui-même et pour tous les autres) ou rien. Et parce qu'il ne sera jamais donné à quelqu'un d'être tout, nous tous qui écrivons des livres, nous ne sommes rien.
On rencontre parfois, sur son chemin, de hautes et nobles natures, mais les plus belles âmes ne sont pas sans tâches et les meilleurs d'entre nous sont ceux qui regrettent dans la seconde moitié de leur vie, de n'avoir pas mieux employé la première.
La beauté est une force qui attire vers nous tout ce qui est positif et qui nous permet de rayonner vers les autres.
Le passé doit être respecté et reconnu, mais pas adoré. C'est notre avenir dans lequel nous trouverons notre grandeur.
Finissons la guerre du sexe, de la couleur ou de l'origine, nous en avons aucun mérite personnel.
Quand c'est la crise, c'est bien connu, les rats que nous sommes se bouffent entre eux.
Et ils diront: Louange à Allah qui nous a tenu Sa promesse et nous a fait hérité la terre ! Nous allons nous installer dans le Paradis là où nous voulons". Que la récompense de ceux qui font le bien est excellente!
La preuve finale de l'omnipotence divine, c'est que Dieu n'a point besoin d'exister pour nous sauver.
Rien ne nous vieillit comme la mort de ceux que nous avons connus depuis notre enfance. Je suis aujourd'hui plus vieux d'un mort.
Chacun de nous n'est rien de plus qu'humain, rien de plus qu'un essai, une étape.
Nous serons ce que nous étions avant d'avoir été.
En pleine vie, nous appartenons déjà à la mort !