Les morts n'ont pas de noms. Et nous ne devrions pas non plus. Sans nom ni passé, ceux d'entre nous qui sont assez forts pour être encore vivants ici peuvent se connaître à un niveau primitif.
Mon père était ingénieur des eaux et forêts attaché au ministère de l'Agriculture. Donc j'ai passé beaucoup de temps dans les bois. Et les bois, pour un enfant, c'est magique.
On doit obliger les hommes à leur façon, non à la nôtre.
Je peux comprendre que ce que j'ai fait ne te plaise pas, ça ne me plait pas non plus. Il faut juste l'accepter.
Le monde est à qui naît pour le conquérir, et non pour qui rêve, fut-ce à bon endroit, qu'il peut le conquérir.
Le passé me remonte à l'âme... et comme un pâtreQui rêve solitaire au fond du soir bleuâtreJe regarde immobile en mon recueillement,Je regarde là-bas sur mon coeur doucement,Plus suave, on dirait, dans les ombres accrues,Tourner le choeur léger des choses disparues.
Je suis une combattante en tant que mère. Je me bats pour être mère, mais je ne peux pas dire non à ma passion car c'est aussi moi.
Un acteur a une mission à remplir. Il doit, non pas s'imaginer qu'il peut rendre les gens heureux, mais chercher à nourrir leur vitalité.
Etre heureux, c'est regarder où l'on va, et non d'où l'on vient.
On porte son passé, tout son passé dans sa chair et son âme, et il continue de nous miner jusqu'à la ruine.
Vous pouvez voir le mauvais critique à ce qu'il commence par parler du poète et non du poème.
Ai-je dit que maman avait peur de qui que ce fût au monde ? Non, n'est-ce pas ! Elle n'avait pas peur non plus des mots. Derrière les mots, elle cherchait la vérité et, derrière l'altruisme, elle ne trouvait personne.
Un sage se distingue des autres hommes, non par moins de folie, mais par plus de raison.
Un poète doit laisser des traces de son passage, non des preuves. Seules les traces font rêver.
Etre libéral, c'est non seulement accepter les opinions divergentes, mais admettre que ce sont peut-être nos adversaires qui ont raison !
C'est effrayant : être en vie, cela signifie avant tout se demander si oui ou non on sera encore en vie dans une heure.
On est obligé à présent de regarder l'imposant spectacle de l'évolution de la vie comme un ensemble d'événements extraordinairement improbables, impossibles à prédire et tout à fait non reproductibles.
Le plus clair de mon temps, je le passe à l'obscurcir, parce que la lumière me gêne.
Tiens, ça me rappelle une blague : c'est un mec qui arrive dans un bar et va trouver le barman, et il dit « Barman, je vais faire un pari avec vous, je pari avec vous 300$ que j'arrive à pisser dans [...] â–º Lire la suite
Je tiens à préciser que j'ai toujours redouté la constipation plus que le cancer. Si je passe un jour sans chier, impossible de faire quoique ce soit, de sortir. Je suis tellement désespéré que j'essaie de me sucer la queue pour me débloquer le système, pour que ça se remette à circuler.
Pour ceux d'entre vous qui ne sont pas au courant, c'est à cet endroit ci que repose en paix six des membres de l'équipe des Thundering Herd de 1970. L'écrasement d'avion qui leur a couté la vie à été tellement [...] â–º Lire la suite
A vrai dire, toute perception est déjà mémoire. Nous ne percevons pratiquement que le passé, le présent pur étant l'insaisissable progrès du passé rongeant l'avenir.
C'est dans l'effort que l'on trouve la satisfaction et non dans la réussite.
Tout ce qui ne peut se ramener à une relation interhumaine représente, non pas la forme supérieure, mais à jamais primitive de la religion.
Femme n.f., du latin femina. Être humain de sexe non masculin.
L'Amérique exorcise la question de l'origine, elle ne cultive pas d'origine ou d'authenticité mythique, elle n'a pas de passé ni de vérité fondatrice. Pour n'avoir pas connu d'accumulation primitive du temps, elle vit dans une actualité perpétuelle
Contre le passé y a rien à faire. Il faudrait changer les héros.
Chacun de nous porte en soi, souvent ignorées, ses propres îles, refuges contre la bêtise, la laideur et la sourde contrainte d'un ordinaire non désiré.
Il ne suffit pas de trouver un pays où tout va encore plus mal pour reconnaître que ce qui se passe ici est parfait.
Ce qui m'importe, c'est l'éternelle vivacité et non pas la vie éternelle.
Les humains sont comparables à celui qui serait plongé dans un lac et qui crierait : De l'eau, de l'eau, j'ai soif !. Ils sont plongés dans l'océan de la lumière cosmique, mais ils ont de telles carapaces que cette lumière ne peut pas pénétrer en eux.