Dès que nous nous blâmons, il nous semble que personne n'a plus le droit de le faire.
L'habitude nous réconcilie avec tout.
Ceux qui nous déplaisent ne se confondent pas avec ceux qui nous agressent.
Il ne faut pas nous défaire de ce qui assure notre sécurité, en prêtant foi aux serments de nos ennemis irréconciliables.
Le dimanche nous allions aux moulins, par bandes. Là-haut, les meuniers payaient le muscat. Les meunières étaient belles comme des reines, avec leurs fichus de dentelles et leurs croix d'or.
Nous n'habitons plus la même planète que nos aïeux : la leur était immense, la nôtre est petite.
Chaque être qui a été sauvé pendant la guerre l'a été grâce à un homme qui, à l'heure d'un grand danger lui a tendu la main. Nous n'avons pas vu Dieu dans les camps mais nous y avons vu des justes.
Nous sommes dans l'extrême centre, le milieu radical. C'est notre position.
La mort vient pour nous tous à la fin.
Quand [Julia Marie Pacino] avait 5 ou 6 ans, nous étions dans un restaurant italien, et des personnes sont venues à table et me demandaient un autographe et elle est partie se cacher sous la table.
Ceux qui se tiennent debout et qui ont une dignité de comportement, passent pour être de redoutables savonaroles, alors que nous ne sommes que des Français qui voulons rester fidèles à leurs traditions nationales et spirituelles.
Pour l'historien, la véritable tâche est de restituer à la collectivité qui nous est la plus proche, c'est-à-dire la collectivité nationale, sa mémoire et son identité, sans rien masquer.
Prochain : celui qu'on nous ordonne d'aimer comme nous-mêmes et qui s'emploie par tous les moyens à nous rendre désobéissant.
Ce n'est pas l'intelligence qui nous distingue, mais la bêtise.
Il y a une loi de beauté qu'il importe de ne pas oublier ! Malgré l'effort de quelques-uns, nous semblons marcher vers cet oubli, tant la médiocrité, monstre à mille têtes, a de fidèles dans les sociétés modernes.
Nous avons peur de ce qui nous dépasse.
La colère simplifie nos rapports avec les êtres qui nous l'inspirent.
Nous posons des fondations qui devront encore être développées.
C'est merveilleux d'être méprisé, si, au fond de nous, nous savons que nous avons raison.
Nous devons être éteints des hommes et être enfermés avec Dieu.
Educateur farfelu qui aurait souhaité nous faire éléver à domicile pour mieux surveiller nos progrés, homme mûr et néanmoins naïf, saisi d'étonnement à chaque étape de notre évolution, Papa vécut sa paternité avec un émerveillement inquiet.
Nous n'accordons une âme aux gens que lorsqu'ils n'ont plus de corps.
Nous partons de l'homme pour arriver à tout, même à Dieu.
La surprenante métamorphose du sommeil nous rend égaux aux dieux.
La psychologie positive n'est pas là pour empêcher nos états d'âme douloureux de survenir : ils nous sont utiles. Elle est là pour nous aider à en sortir plus rapidement (inutile d'y barboter) et plus intelligemment (en en tirant les leçons).
Nous nous sentons tous idiots à un moment ou à un autre. Même si nous sentons que nous sommes cool 98% du temps, ce doofus à 2% est sur le point de prendre le contrôle de notre corps sans aucun avertissement.
Je pense que nous faisons tous des choses héroïques, mais héros n'est pas un nom, c'est un verbe.
Sans notre conscience d'un autre monde, il ne nous viendrait jamais à l'idée de changer.
Dans la réalité, le démon identitaire était entré dans nos corps de pourceaux, et comme dans l'évangile de Luc, nous nous jetions l'un après l'autre du haut de la falaise.
La plus étrange pensée du monde : il y aura des hommes après nous.
En général, quand nous obtenons l'estime du public, il y a longtemps que nous et lui avons perdu la nôtre.
Depuis l'aube des temps, sur toutes les planètes de toutes les galaxies, combien de civilisations ont pu naître, poser des questions que nous posons, et puis s'évanouir dans un souffle de vent ?
Et si dans notre époque de quasi-nains, le scandale colossal d'avoir du génie nous permet de ne pas être lapidés comme des chies pi de crever de faim, ce ne sera que par la grâce de Dieu.
La terre sous ce corps, était ouverte comme une tombe, son ventre s'ouvrit à moi comme une tombe fraiche.Nous étions frappés de stupeur, faisant l'amour au dessus d'un cimetière étoilé.Chacune des lumières annonçait un squelette dans une tombe, elles formaient ainsi un ciel vacillant, aussi trouble que les mouvements de nos corps mêlés.
La société n'a pas voulu de nous ? Qu'elle se rassure ! On n'veut pas d'elle ! On lui fout la paix. C'est pas nous qui allons lui mettre des bâtons dans les trous.
Il est rare que nous soyons tout à fait innocent de nos souffrances.
Nous ne sommes jamais plus mécontents des autres que lorsque nous sommes mécontents de nous.
Nous vivons tous dans des cages avec la porte grande ouverte.
Je comprends maintenant qu'aucun de nous ne peut être jugé sur ce qu'enfanta le passé. C'est la ville qui doit être jugée ; mais c'est nous, ses enfants, qui devons payer le prix.
Il faut rendre à l'être humain, standardisé par la vie moderne, sa personnalité... Nous devons briser les cadres de l'école, de l'usine, et du bureau, et rejeter les principes même de la civilisation technologique.
Sommes-nous la sécheresseSommes-nous la romance.Sommes-nous la sécheresseSommes-nous la noblesse.Sommes-nous les eaux troublesSommes-nous le souvenir.
La musique dans son essence est ce qui nous donne des souvenirs.
Nous devons être fiers non pas d'un seul peuple, mais de tous les peuples.
Le gouvernement peut changer de visage de temps à autre, mais ce n'est pas comme si nous menions des guerres pour la démocratie - nous menons des guerres pour le capitalisme et pour le pétrole.
Unis, nous pouvons vaincre cette époque sombre en Amérique.
Au cours de notre histoire, nous avons bâti des villes, des ponts, des églises. Beaucoup ont brûlé, ont étè detruits par les guerres, les révolutions, les fautes de l'homme. Chaque fois, à chaque fois nous les avons construit.
Ce sont nos choix... qui montrent ce que nous sommes vraiment, beaucoup plus que nos capacités.
J'ai grandi avec une maison pleine de chiens. Ma mère était une grande amoureuse de la nature et nous a appris à avoir presque un sens religieux du respect pour le monde naturel.
Nous sommes ici pour une durée tellement limitée.
C'est inouï !... C'est prodigieux !... C'est incroyable !... Dire que dans quelques minutes, ou bien nous marcherons sur le sol de la Lune, ou bien nous serons tous morts. C'est merveilleux !...