Nous ne tenons jamais la vie : c'est elle qui nous tient ; nous ne la quittons pas : c'est elle qui nous lâche.
Écrire consiste à rêver avec une intensité telle que nous parvenons à arracher au monde un morceau.
Nous n'avons pas de Constitution qui fonctionne en l'absence d'un peuple moral.
Ce vers quoi nous devons aller, c'est la désescalade. Nous en connaissons les termes. Grandes questions de sécurité collective, question ukrainienne, situation sécuritaire en Biélorussie et dans toute la région : avançons.
Si les péchés faisaient souffrir quand on les fait, nous serions tous des saints.
Ce qui nous rebutait le plus dans nos études, c'était l'inutilité de nos travaux. Toujours s'exercer et ne jamais rien faire.
Nous paierons trop cher le privilège d'être devenus des dieux par la puissance, avant d'avoir mérité d'être des hommes par la sagesse.
Le métier d'artiste, c'est de faire passer au singulier des émotions pluriels. Nous sommes les hauts-parleurs des anonymes.
Il faut de l'héroïsme pour remplir le rôle mesquin que chaque jour nous propose.
Nous jugeons les actes de l'histoire avec la conscience de notre époque. Or la conscience ne peut pas devancer celle qui prévaudra dans une société de l'avenir... et vous ne pouvez pas retourner pour changer le passé.
Presque toujours, nos contradicteurs ne répondent pas aux objections que nous leur avons opposées, mais aux sottises qu'ils nous prêtent.
Un rêve est la réponse à une question que nous n'avons pas encore appris à poser.
Mangez, buvez et soyeux heureux, car il se pourrait que demain nous ayons à nous priver !
Quand on prend tout d'un coeur léger,Il paraît qu'on vit sans danger,Que la mort longtemps nous évite,Mais j'ai voulu croire au bonheur,Et j'ai pris tant de chos's à coeur,Que mon coeur a battu trop vite.
Bien que nous puissions croire le contraire, l'amour universel et le bien-être de l'espèce dans son ensemble sont des concepts qui n'ont tout simplement pas de sens évolutif.
Nous ne pouvons pas être à la fois le premier champion mondial de la paix et le premier fournisseur mondial d'armes de guerre.
Moins nous possédons et plus nous pouvons donner.
On a des hommes politiques que le monde entier nous envie... ils pourraient venir les chercher, d'ailleurs, mais ils ne viennent pas !
La facilité que nous possédons de nous abuser sur notre propre compte ne peut se corriger que par le dépit, la peine que nous éprouvons à chacune de nos déceptions.
Nous avions beaucoup de points communs, je l'aimais et il s'aimait.
L'incompréhensible, c'est ça le plus difficile. Nous ne le supportons pas. Nous avons peur de l'inexplicable comme du vide.
Les psychiatres seraient bien moins à la mode s'ils n'avaient la malice de nous parler de choses que nous connaissons avec des mots que nous ne connaissons pas.
Pour nous découvrir, il faudra les yeux de l'amour. Nous ne serons perceptibles qu'à l'amour.
Nous comprendrons toujours assez difficilement qu'il soit nécessaire de mourir pour devenir immortel.
Quelque intégrité que nous ayons, on peut toujours nous classer dans une catégorie de voleurs.
Blâmez-le ou louez-le, on ne peut nier le cheval sauvage en nous.
Il est grand temps que nous appréhendions l'égalité comme un spectre, au lieu d'y voir deux idéaux distincts et opposés.
L'orgueil se rapporte à l'opinion que nous avons de nous, la vanité à celle que nous voudrions que les autres aient de nous.
Ni l'or ni la grandeur ne nous rendent heureux.
Nos désirs nous cachent le visage même du mensonge que nous vivons.
On a tant besoin que l'on ait besoin de nous.
En tant que doigts individuels, nous pouvons facilement être brisés, mais tous ensemble, nous formons un poing puissant.
Ne vous servez donc pas de ce terme élevé d'idéal quand nous avons pour cela, dans le langage usuel l'excellente expression de mensonge.
Si ce monde est le meilleur de tous, c'est simplement parce que c'est le seul dont nous disposions à vrai dire sous nos deux pieds !
De la manière dont ils nous nourrissent et nous soignent, les industriels nous traitent comme du vulgaire bétail.
Nous cherchons plus à durer que nous n'essayons de vivre.
Ce n'est pas nous qui allons aller vers eux (les autres pays arabes) ; nous leur donnons un exemple qui leur donnera l'envie de venir vers nous.
Nous pensons nous-mêmes que ce que nous faisons n'est qu'une goutte dans l'océan. Mais l'océan le serait moins à cause de cette goutte manquante.
Si vous ne vous aimez pas, vous ne pouvez aimer personne d'autre. Et je pense que nous les femmes nous oublions vraiment cela.
Nous avons destiné beaucoup de djinns et d'hommes pour l'Enfer. Ils ont des coeurs mais ne comprennent pas. Ils ont des yeux mais ne voient pas. Ils ont des oreilles mais n'entendent pas. Ceux-là sont comme les bestiaux, même plus égarés encore. Tels sont les insouciants.
Nous acquérons, par l'éducation, des connaissances éphémères et des répugnances tenaces.
Si nous ne naissons que pour les plaisirs des sens, pourquoi ne peuvent-ils nous satisfaire, et laissent-ils toujours un fonds d'ennui et de tristesse dans notre coeur ?
N'aie crainte ! Le corps meurt, mais quelque chose reste. Il nous faut espérer. Dieu n'est pas un vain mot.
Tous les hommes se ressemblent si fort qu'il n'y a point de peuple dont les sottises ne doivent nous faire trembler.
Ils en avaient marre les enfants d'ouvrir leurs cadeaux. Il y en avait trop. Nous sommes les enfants gâtés et gavés qui à Noël n'ouvrent plus leurs cadeaux.
Il est large et fréquenté, le chemin par où l'on sort du paradis, mais celui qui nous y ramène est un sentier étroit et parsemé d'épines.
Gardons-nous d'appeler amour ce qui relève seulement du hasardeux frisson et de la brève moiteur.
Nous cheminons au milieu des arbres du bien et du mal - à la recherche de la lumière.
Tous les métiers sont bons lorsqu'ils rencontrent nos aptitudes naturelles et qu'ils nous aident à réaliser notre destinée d'homme créé par Dieu.
Le soin de faire des recherches qui nous apprennent la vérité, veut un homme tout entier, qui n'ait que cela à faire.