Nos livres nous séparent plus sûrement de nos amants que n'importe qu'elle infidélité.
Mes livres ne sont pas des livres, mais des feuilles détachées et tombées presque au hasard sur la route de ma vie.
Il est plus économique de lire Minute que Sartre. Pour le prix d'un journal on a à la fois La nausée et Les mains sales.
Je suis passionné de couleur. Mon meilleur ami et moi regardons les livres Pantone pour le plaisir.
Le critique de livres ne lit plus que sa critique, que lui rédige son secrétaire.
Les livres s'adressent rarement aux lecteurs aussi directement que peut le faire un interlocuteur de chair et de sang.
Il y a deux sortes de lecteurs : ceux qui traversent les livres avec prudence et ceux qui, tout aussi prudemment, laissent les livres les traverser.
Parfois, la musique, les films et les livres sont les seules choses qui nous permettent de sentir que quelqu'un se sent comme nous.
Le destinataire d'une lettre a toujours un énorme avantage sur l'expéditeur. Il peut la lire et la détruire en moins de temps qu'il n'en faut pour l'écrire.
La plupart des livres d'à présent ont l'air d'avoir été faits en un jour avec des livres lus de la veille.
Les fonctionnaires sont comme les livres d'une bibliothèque... ce sont ceux qui sont tout en haut qui servent le moins.
Un auteur se croit un génie quand ses livres ne se vendent pas.
Chacun de nous a son passé renfermé en lui comme les pages d'un vieux livre qu'il connaît par coeur, mais dont ses amis pourront seulement lire le titre.
Nous sommes d'avis qu'au lieu de laisser moisir les livres derrière une grille de fer, loin des regards vulgaires, il vaut mieux les laisser s'user par la lecture.
J'avais vécu les années 40 et 50 en regardant les vieux vêtements, livres et magazines de mes grands-parents.
Vous avez eu l'indulgence de faire allusion concernant mes livres à «l'art de la mémoire avec lequel sont évoquées les destinées humaines les plus insaisissables.» Mais ce compliment dépasse ma personne.
En amour, il y a une fidélité laborieuse et une infidélité laborieuse ; la première est assez triste, la seconde sinistre.
Un auteur n'existe que lorsque tous ceux qui le souhaitent peuvent le lire indépendamment de leur formation ou de leurs privilèges.
Je ne sais pas plus sur cette pièce que celui qui arrive à la lire avec attention.
Les livres que l'on a écrits dans le passé réservent deux surprises : on ne pourrait plus les écrire et on ne le voudrait pas.
On pardonne la médiocrité aux livres utiles. Inutiles, ils nous doivent d'être admirables.
Les livres n'épuisent pas les paroles, les paroles n'épuisent pas les idées.
Si on colle l'oreille à la porte des livres et aux portes de la nuit, si on fait bien attention, on peut entendre la conversation des poètes.
Tout ce que j'avais était la volonté et l'amour de la musique. Je ne pouvais pas lire de la musique ou l'écrire. Pas de connexions, pas de voiture, pas d'argent, pas de bankroll, pas de vêtements, je n'avais rien.
La solidarité entre les pauvres hante les livres bien pensants écrits pas des gens aisés.
C'est peut-être simplement cela, être romancière : avoir des livres qui poussent dans les interstices de tout.
Il ne faut pas souffrir de se sentir différent des autres, souvent c'est un privilège. C'est un privilège d'aimer lire et de chercher la poésie partout et en tout, de reconnaître le beau, d'aimer les musées, les émotions, la musique, [...] â–º Lire la suite
La chose la plus importante est de lire autant que vous le pouvez, comme je l'ai fait. Cela vous permettra de comprendre ce qui fait une bonne écriture et cela élargira votre vocabulaire.
De l'Inquisition aux nazis, la destruction obsède les oppresseurs qui, en anéantissant livres et auteurs, pensent éradiquer à jamais leurs idées.
Ce que je reproche aux journaux, c'est de nous faire faire attention tous les jours à des choses insignifiantes, tandis que nous lisons trois ou quatre fois dans notre vie les livres où il y a des choses essentielles.
Les amants pensent à la mort et s'étreignent. De nous tous qui vivons, ce sont les plus vivants.