Dans ma vie de tous les jours, je porte des jeans, des t-shirts et des baskets. Si je peux aller pieds nus, c'est encore mieux. Mais pour les événements, j'ai un styliste, et en deux heures nous avons choisi une tenue entière.
Nous ne pouvons pas rester à l'intérieur de nous-mêmes sur une petite planète de plus en plus polluée et surpeuplée. Nous devons regarder vers l'extérieur vers l'univers plus large.
La science ne sert guère qu'à nous donner une idée de l'étendue de notre ignorance.
J'ai réalisé que nous avions de la chance, nous, de pouvoir être avec nos mères quand elles meurent.
Existait-il une seule vie véritablement achevée, une seule vie qui ne fût promesse inaccomplie, possibilité latente, plus encore ? Ce n'est pas le passé qui meurt avec chacun de nous. C'est l'avenir.
Nous devons affronter les forces de la haine avec le pouvoir de l'amour.
Nous ne sommes pas isolés du monde. Le monde frappe à notre porte.
Naissances, corps, héritages, jusque dans le secret de nos cellules, le monde qui nous est accessible devient entièrement réglé, dicté, dédié, administré.
Nous n'avons rien à nous que le temps.
Tout ce qui nous rend libres,Félibres, félibres,Tout ce qui nous rend libres,Les aïeux l'ont voulu.Ils ont vécu,Ils ont tenuVivante notre langue;Ils ont vécu,Ils ont tenu,Autant qu'ils l'ont pu.
Pendant que nous dormons, la reine des volontés, au collier d'étoiles éteintes, se mêle de choisir la couleur du temps.
Nous sommes les prophètes d'un avenir qui n'est pas le nôtre.
Nous n'avons pas à envier certaines personnes à leur grande richesse ; ils l'ont acquis au prix fort, ce qui ne nous conviendrait pas ; ils ont misé leur repos, leur santé, leur honneur et leur conscience pour l'acquérir, le prix est trop élevé, et il n'y a rien à gagner à un tel marché.
Il y a de nombreuses fois où mon frère et moi-même souhaitons, évidemment, que nous soyons tout à fait normaux.
Le regard de l'ami devrait nous livrer notre propre image avec exigence. L'amitié se tiendrait alors dans une réciprocité sans faille, guidée par le même principe d'amour : le respect qu'on se doit à soi-même pour que les autres nous le rendent, naturellement.
La liberté, pour faire le tour du monde, n'a pas besoin de passer par chez nous.
Il est dans l'amour de certaines caresses que l'amour nous apprend.
Gardons-nous de l'ironie en jugeant. De toutes les dispositions de l'esprit, l'ironie est la moins intelligente.
Nous étions malheureux, c'était là le bon temps.
On n'est pas toujours maître de sa vie, il y a des circonstances qui nous forcent.
Ainsi donc le désir naturel de connaître ne s'apaisera pas en nous tant que nous ne connaîtrons pas la première cause, et non pas de manière quelconque, mais par son essence. Or la première cause est Dieu; la fin dernière d'une créature intellectuelle est donc de voir Dieu par son essence.
Nous les vivants ne sommes jamais nus- le regard, la voix sont déjà des parures. Nous ne le sommes que dans la honte, quand le langage fait défaut.
Nous aimerions chacun ne pas avoir à survivre à la mort de l'autre. Nous nous sommes souvent dit que si, par impossible, nous avions une seconde vie, nous voudrions la passer ensemble.
Pourquoi sommes-nous obligés de cuire la chair d'un animal pour tuer les bactéries dangereuses ? Aucun carnivore ne se plie à cette contrainte : les lions ou les ours ne tombent pas malades quand ils mangent de la viande crue !
Nous ne possédons certainement rien sauf le passé.
Je pense que le système judiciaire américain a beaucoup plus de problèmes que le système judiciaire européen, en particulier le système judiciaire écossais. Nous avons un très bon mélange de droit codifié européen et du système anglais traditionnel de common law, sur lequel est basé le système américain.
Toutes les chansons que nous faisons sont essentiellement d'une des trois choses : boisson, sexe ou rock'n'roll.
- Einstein disait que plus il étudiait l'univers, plus il pouvait croire en une puissance supérieure. - Si y a quelque chose de supérieur, dis-nous, pourquoi cette chose te donne pas une nouvelle veste ? - Elle est occupée à chercher ton cerveau peut-être !
Il nous appartient de dominer, d'orienter, de corriger les tendances et de les inverser si elles sont mauvaises, comme la guerre.
Les voyages nous ont beaucoup portés, les retours nous ont perdus parfois.
Vous nous ennuyez avec votre jeunesse. Elle sera la vieillesse dans trente ans.
Nous sommes qui et où nous sommes.
On ne s'en avise pas toujours, s'imaginant volontiers qu'on a perdu de vue une idée alors qu'on a simplement oublié les mots qui seuls pourraient la constituer ou plutôt la reconstituer. C'est pourquoi nous avons souvent l'illusion d'être à la recherche d'une idée, alors que nous sommes en réalité à la recherche d'un mot.
Nous ne pouvons apercevoir les êtres et les choses que dans leurs rapports avec d'autres êtres et d'autres choses, jamais dans le fond et dans leur essence.
Il nous arrive parfois d'être concentrés sur la difficulté de notre ascension au point de perdre de vue la nécessité de nous montrer reconnaissants pour le simple fait d'avoir une montagne à escalader.
Qu'est ce qui se passe entre nous et Shakespeare?
De la poésie, je dirai maintenant qu'elle est, je crois, le sacrifice où les mots sont victimes. Les mots, nous les utilisons, nous faisons d'eux les instruments d'actes utiles. Nous n'aurions rien d'humain si le langage en nous devait être en entier servile.
C'était notre devoir de nous développer. Ceux qui ne peuvent pas ou ne veulent pas nous rejoindre sont à plaindre. Ce que nous voulons faire, nous pouvons le faire et le ferons ensemble.
Il nous quitte cette nuit comme il aura vécu tout au long de sa vie, avec courage et dignité.
Cela pèse lourd, une absence. Bien plus lourd qu'une disparition. Parce que avec les morts, c'est commode, on sait qu'ils ne reviendront pas. Tandis que les lointains nous narguent ou nous font espérer.
Nos descendants seront plus beaux et plus heureux que nous.
D'où nous venons, où nous allons, cela n'a guère de sens de se le demander car nous sommes l'histoire de l'univers à l'horloge infidèle de notre conscience présente.
L'abstraction même du bonheur explique sa séduction et l'angoisse qu'il génère. Non seulement nous nous méfions des paradis préfabriqués mais nous ne sommes jamais sûrs d'être vraiment heureux. Se le demander, c'est déjà ne plus l'être.
Nous avions toi et moi, acquis la réputation d'être inséparables, obsessionellement attentifs l'un à l'autre.
Ce faisant, la télévision nous anesthésie plus le coeur qu'elle ne nous ouvre les yeux.
Aucune grande avancée n'a jamais été tenue à distance à cause de l'idéologie ou de la cupidité. Finalement, le progrès nous fait avancer.
Ma méthode reste la même : "Apaiser, rassembler, réformer." Apaiser pour rassembler et rassembler pour réformer. Par rapport à beaucoup d'autres pays, nous avons eu trop souvent une approche conflictuelle, clivante et polémique des problèmes. Je suis convaincu qu'au fond d'eux-mêmes, les Français n'en veulent plus.
Nous ne vaincrons pas le terrorisme si nous ne nous affranchissons pas de la doxa libérale-démocrate.
C'est par l'étude que nous sommes Contemporains de tous les hommes, Et citoyens en tous lieux.
La conscience est le tribunal de la pensée, c'est le juge intérieur qui prononce sur la moralité des actes ; témoin inévitable de tout ce qui se passe en nous, elle est la voix dénonciatrice de nos secrets penchants.