Dieu sollicite l'amitié des hommes, il court après nous dans les taillis et les ronces quand nous nous détournons de lui, et si nous quittons la maison, il guette notre retour.
Comme fils, nous apprenons à vénérer nos supérieurs, et comme frères à chérir nos égaux. Mais c'est la paternité qui nous enseigne directement à aimer nos inférieurs.
Le présent, c'est-à-dire la quotidienneté ambiante, nous assiège de toutes parts et ne cesse de nous convier à l'oubli des choses révolues.
Si l'on devait vivre éternellement, tout deviendrait monotone. C'est l'idée de la mort qui nous talonne. C'est la hantise et le désir de l'homme de laisser une trace indélébile de son éphémère passage sur cette terre qui donnent naissance à l'art.
Nous sommes faits pour aimer. Si nous n'aimons pas, nous serons comme des plantes sans eau.
C'est ce qui rend la vie merveilleuse de rencontrer parfois des gens qui pensent, surtout lorsqu'ils pensent comme nous.
Nous n'avons en aucune manière le monopole de la pensée. Il existe, un peu partout en Occident, un racisme de l'intellect dont nous devons nous méfier.
Il y a du bon dans le pire d'entre nous et du mal dans le meilleur d'entre nous.
Ce que nous considérons parfois comme une pierre d'achoppement est plutôt un rocher sur lequel nous pouvons marcher.
Je suis fière d'être une mère, une épouse, une fille et une soeur, et une amante et une amie. Nous sommes tous les enfants de Dieu.
Le meilleur acteur n'est pas celui qui se crève les yeux pour jouer un aveugle mais celui qui nous fait croire qu'il a les yeux crevés.
Sous la soutane du prêtre qui confesse, un Dieu rieur se cache et s'amuse d'entendre déplorer des péchés qu'il n'a jamais eu l'inélégance de nous reprocher.
Ce sont toujours dans des petites choses inattendues, des détails, des gestes ou des faits divers que nous apprenons tout.
Quand notre paix et notre mode de vie en lequel on croit sont menacés, c'est alors qu'ils nous deviennent chers.
Si le bonheur était dans les délectations du corps, nous dirions que les boeufs sont "heureux", lorsqu'ils trouvent du bon fourrage à manger.
La ville est comme un grand manège Dont chaque tour nous vieillit un peu.
Tout est vain en nous, excepté le sincère aveu que nous faisons devant Dieu de nos vanités.
Nous sommes au mois de germinal, les bourgeons gonflés de vie éclatent déjà en fleurs et avec elles s'annonce la promesse des fruits. France belle et rebelle, vienne le temps des cerises et des jours heureux.
Quand on est vieux tout notre corps nous fait souffrir, et ce qui nous fait pas souffrir ne fonctionne plus.
Se sentir vivant - entièrement vivant - est rare. La joie est la seule sensation humaine qui nous totalise.
Ce sont peut-être nos imperfections qui nous rendent si parfaits les uns pour les autres.
Les gens que nous avons aimés ne seront plus jamais où ils étaient, mais ils sont partout où nous sommes.
- Tu veux vraiment savoir ce qu'il y a de différent entre nous deux ? - Laisse moi deviner... Je sais manier le fleuret, et pas toi ! Ou... j'ai de la classe, et pas toi ! Qu'est-ce que tu préfères ?
Chacun de nous quitte la vie avec le sentiment qu'il vient à peine de naître.
L'oeil superficiel, l'oreille profonde et inventive. Le sifflement d'une locomotive imprime en nous la vision de toute une gare.
Si nous ne voulons pas être une société de moutons domesticables et manipulables par toutes les formes de pouvoir, y compris celui de la science, il faut défendre la littérature.
Possible ou impossible, le pardon nous tourne vers le passé. Il y a aussi de l'à-venir dans le pardon.
Dans un couple adultère, la femme y gagne deux hommes et nous n'en avons toujours qu'une à nous partager...ce sont bien nos moitiés.
Nous ne pensons qu'à l'argent : celui qui en a pense au sien, celui qui n'en a pas pense à celui des autres.
L'illusion est un effet nécessaire des passions, dont la force se mesure presque toujours au degré d'aveuglement où elles nous plongent.
C'est merveille combien peu il faut à nature pour se contenter, combien peu elle nous a laissé à désirer.
L'ironie nous enseigne à nous moquer des savants et des sots, que nous pourrions, sans elle, avoir la faiblesse de haïr.
Rien ne nous atteindra que ce que Dieu nous a destiné.
Le but d'une encyclopédie est de rassembler les connaissances éparses sur la surface de la terre ; d'en exposer le système général aux hommes avec qui nous vivons, et de les transmettre aux hommes qui viendront après nous.
Contrairement à ce qu'on peut penser, un simple regard peut percer le fond des puits et nous sauver.
Le premier obstacle est l'idée préconçue. Nous ne savons souvent voir que ce que nous sommes prêts à voir.
La sagesse vient à nous lorsqu'elle ne sert à rien.
Nous sommes tous les témoins passifs d'une barbarie sans cesse renouvelée.
Si on éradiquait radicalement les cartes de voeux et les cadeaux, Noël deviendrait une espèce de scintillant carnaval païen qui nous distrairait agréablement des rigueurs de l'hiver.
Une fois que vous tombez amoureux, vous tombez, il y a une raison pour laquelle nous utilisons ce mot.
commencez la révolution sans nous. On préfère être cons et vivants que morts et pleins d'idées.
Tout ce qui nous gêne nous permet de nous définir. Sans infirmités, point de conscience de soi.
Le théâtre, c'est la générosité, le cinéma, c'est l'avarice. La caméra vient nous chercher, il faut tout garder. Le théâtre est le véritable espace d'expression du comédien.
Rien n'est si contagieux que l'exemple ; et nous ne faisons jamais de grands biens ni de grands maux qui n'en produisent de semblables.
Les Lumières sont éteintes et ce n'est pas avec les gens qui nous gouvernent qu'on peut rallumer n'importe quelle lampe
La générosité n'est souvent que l'aspect intérieur que prennent nos sentiments égoïstes quand nous ne les avons pas encore nommés et classés.
Quand je pense à mon père, je ne peux pas m'empêcher de comparer nos temps, nos curiosités, no centres d'intérêt...Allons! En cette fin de siècle, nous prêtons beaucoup moins d'attention aux gens qui nous entourent, nous n'en avons plus le [...] ► Lire la suite
Ma famille n' a jamais été là pour moi. Ils attendent des choses de moi parce que nous sommes du même sang.
Je te salue George. Que ton nom soit sanctifié, que ton règne vienne sur la terre comme dans les sous-sols, si riche en pétrole; ton sang livré pour nous, humbles consommateurs.
Apprendre à donner, être sur la voie du coeur nous conduit peu à peu vers l'Essentiel.