Le cinéma est bien moins violent que le monde qui nous entoure.
Pour chacun de nous existent de multiples chemins, de multiples possibilités, celles de la naissance, de la transformation, du retour.
Dieu a créé le temps pour nous, afin que nous ayons le moyen de nous reprendre au lieu d'avoir à jouer notre destinée d'un seul coup.
Ce n'est pas ce que nous avons amassé qui reste après cette vie, mais ce que nous avons donné.
Notre expérience nous a appris qu'avec de la bonne volonté, une solution négociée peut être trouvée même aux problèmes les plus profonds.
Perfusés que nous sommes en permanence aux informations, aux témoins, aux commentaires, le monde n'a jamais autant été éclairé par la lucidité. Ainsi, croire en l'avenir devient un véritable choix.
Chacun de nous est un désert : une oeuvre est toujours un cri dans le désert.
L'oubli est un puissant instrument d'adaptation à la réalité parce qu'il détruit peu à peu en nous le passé survivant qui est en constante contradiction avec elle.
Nous piétinerons éternellement aux frontières de l'Inconnu, cherchant à comprendre ce qui restera toujours incompréhensible. Et c'est précisément cela qui fait des nous des hommes.
L'univers est plein de choses magiques qui attendent patiemment que nous soyons assez intelligents pour les percevoir.
Dès que nous perdons la base morale, nous cessons d'être religieux. La religion ne saurait renverser et supplanter la moralité.
Et la coupe retournée qu'on appelle le ciel Sous laquelle nous rampons, vivons et mourrons enfermés Ne lève pas les mains vers elle pour implorer une aide Car elle partage ton impuissance et la mienne.
Dieu nous a donné deux extrémités : l'une pour s'asseoir, l'autre pour réfléchir. La vie dépend de celle qu'on utilise : face on gagne, pile on perd.
Chaque nuit, au sommeil, s'éveille en nous une source créatrice fabuleuse qui jaillit de rêve en rêve et s'éteint au réveil.
Si on ne voulait qu'être heureux, cela serait bientôt fait. Mais on veut être plus heureux que les autres, et cela est presque toujours difficile parce que nous croyons les autres plus heureux qu'ils ne sont.
Nos idées ne dépendent pas plus de nous dans le sommeil que dans la veille.
Mais les étoiles qui ont marqué notre départ tombent. Nous devons aller plus loin dans une plus grande douleur, car il n'est pas permis que nous restions.
La mort n'est pas si cruelle à nous ravir ce qu'on aime ; non pas si cruelle que l'oubli.
Ne perdez point de vue que nous sommes ici de passage et que, bientôt, il faudra, là-haut, présenter un billet d'entrée. Avec quoi voulez-vous payer sinon avec la souffrance ?
Uriner dans la nature est un rite religieux par lequel nous promettons à la terre d'y retourner, un jour, tout entier.
Le sentiment d'amour nous abuse tous par une illusion de connaissance.
Il n'y a pas de classement de l'univers qui ne soit arbitraire et conjectural. La raison en est très simple : nous ne savons pas quelle chose est l'univers.
Nous ne sommes pas tout à fait les mêmes suivant le décor où nous vivons. Les choses qui arrivent ici seraient impossibles ailleurs, nous sommes les victimes des lieux.
La condition humaine nous fait partager seulement ce que nous avons de meilleur, parce que nous sommes toujours en quête d'amour et d'acceptation.
Souvent nous passons à côté du bonheur sans le voir, sans le regarder, ou même si nous l'avons vu et regardé, sans le reconnaître.
La mode est une forme de laideur si intolérable que nous devons la modifier tous les six mois.
Chacun de nous mérite la liberté de poursuivre notre propre vision du bonheur. Personne ne mérite d'être intimidé.»
Nous valons ce que valent nos joies.
L'inertie seule est menaçante. Poète est celui-là qui rompt pour nous l'accoutumance.
Les livres nous obligent à perdre notre temps d'une manière intelligente.
Gloire à Dieu qui a voulu, pour des raisons que nous ne connaissons pas, que la méchanceté et la bêtise conduisent l'univers !
C'est parfois une épine cachée et insupportable que nous avons dans la chair qui nous rend difficiles et durs avec tout le monde.
La conscience de la mort nous incite à vivre davantage.
Deux pensées ne peuvent occuper l'esprit en même temps, il nous incombe donc de choisir si ces pensées seront constructives ou destructrices.
Aimons la neige ! Sinon, nous risquerions de briser notre équilibre poétique et d'oublier notre condition humaine.
L'opinion des autres c'est aussi ce que nous sommes.
Nous sommes un peuple sentimental. Nous préférons quelques mots aimables à des millions de dollars donnés de façon humiliante.
Que serions-nous sans le secours de ce qui n'existe pas ?
Sur les flots, sur les grands chemins, nous poursuivons le bonheur. Mais il est ici, le bonheur.
Nous sommes profondément blessés quand on ne nous respecte pas ; pourtant, au fond de son coeur, aucun homme ne se respecte beaucoup lui-même.
La religion est un pont entre nous et Dieu, malheureusement certains préfèrent nager et souvent ils se noient.
Dans quelques décennies, nous ne serons plus, mais nos atomes existeront toujours, poursuivant ailleurs l'élaboration du monde.
Obéissez à la voix intérieure - elle nous commande de donner de nous-mêmes et d'aider les autres. Tant que nous avons la capacité de donner, nous sommes vivants.
Nous payons cher une expérience que nous pourrions trouver à bon marché chez le voisin.
Lorsque nous cherchons Dieu, l'amour dit : par ici !
Le droit de râler n'est pas inscrit dans la déclaration des droits de l'Homme, c'est pourtant celui auquel nous sommes le plus attachés.
La conscience écologique vient d'une menace, non d'une espérance ; elle nous amène à repenser non seulement notre relation à la nature, mais notre histoire et notre civilisation.
Nous devons veiller à ne pas surestimer la science et les méthodes scientifiques lorsqu'il s'agit de problèmes humains, et nous ne devons pas supposer que les experts sont les seuls à avoir le droit de s'exprimer sur des questions concernant l'organisation de la société.
Quand nous voyons un supérieur partager nos misères, c'est à peine si nos misères semblent nos ennemies.
Sait-on jamais ce que l'avenir nous réserve. Il faut laisser agir le temps. Etre heureux n'est peut-être pas aussi difficile qu'on le croit. Si cela ne dépendait que de nous ? S'il ne s'agissait que de recommencer ?...