Les machines reviendront, sans doute. L'homme connaîtra, de nouveau, la joie de faire travailler à sa place les esclaves de cuivre et d'acier. En attendant, il comprend avec tristesse que les victoires de la civilisation sont enivrantes, mais précaires et que les machines nous ont fait perdre en même temps le goût de l'effort servile et les gros muscles qu'il faut pour sortir de ces épreuves avec un certain succès.
Les infirmières faisaient quotidiennement leur rapport écrit. Elles disaient, pour chacune de nous, comment nous avions passé la nuit, si nous avions "dérangé". Le dérangement correspondait à l'insomnie, à l'angoisse. Ces choses nous dérangeaient nous, pas les infirmières. Mais nous, [...] â–º Lire la suite