L'inertie seule est menaçante. Poète est celui-là qui rompt pour nous l'accoutumance.
S'il est vrai que je suis poète par la grâce de Dieu - ou du diable -, je le suis aussi par la grâce de la technique et de l'effort.
Un poète mort n'écrit plus. D'où l'importance de rester vivant.
Le poète ne peut être qu'un professeur d'espérance.
Un poète c'est tout en intériorité, ça se révèle dans la fluidite des mots, ce n'est pas une image qui dit regarde-moi dans les yeux sur le pont.
Un écrivain, un poète en particulier, est quelqu'un qui travaille toute sa vie à faire de soi un être sans défense.
Qu'est-ce qu'un poète ? - Celui qui rêve et fait rêver.
Jamais l'objet d'un poète n'est et ne peut être de nous apprendre qu'il pleut.
Dieu n'est-il pas le poète suprême en tant qu'il improvise les mondes ?
Le poète choisit, élit, dans la masse du monde, ce qu'il lui faut préserver, chanter, sauver, et qui s'accorde à son chant.
Le poète ne peut pas longtemps demeurer dans la stratosphère du verbe. Il doit se lover dans de nouvelles larmes et pousser plus avant dans son ordre.
Le poète est en face du langage comme le peintre est en face de l'objet. Le langage devient sa matière première.
Il est aussi difficile à un poète de parler poésie qu'à une plante de parler horticulture.
Vous pouvez voir le mauvais critique à ce qu'il commence par parler du poète et non du poème.
Le poète voit l'avenir avec ses yeux de prophète ; peut-être même le suscite-t-il, si puissant est son verbe.
La poésie est si essentiellement musicale qu'il n'y a pas de si belle pensée devant laquelle le poète ne recule si sa mélodie ne s'y trouve pas.
Le poète émet, transmet, il est une voix qui se découvre et s'affirme.
Rien n'est plus facile, plus inutile par conséquent, que d'être un poète quelconque.
La poésie est le miroir brouillé de notre société. Et chaque poète souffle sur ce miroir : son haleine différemment l'embue.
Chaque grand poète intègre le monde d'une façon qui n'est qu'à lui.
Le poète est parti, la radio a pris sa place.
Il n'y a pas d'éternité dans le regard de l'homme, et encore moins dans celui du poète qui regarde l'homme. Car l'artiste est celui qui inspire plutôt que celui qui est inspiré.
L'intelligence du poète n'est que de l'intuition.
Il ne faut pas poète plus haut que son luth.
La mort pour le poète est la victoire.
Adieu poète ! Il faut que les mots enterrent les mots.
Le poète fait abstraction de la réalité, alors, ce rêveur compte les étoiles et va même jusqu'à les imaginer.
Il se trouve dans les trois quarts des hommes, comme un poète qui meurt jeune, tandis que l'homme survit.
La raison pour laquelle Milton écrivait de façon contrainte quand il évoquait les Anges et Dieu, et en toute liberté quand il évoquait les Démons et l'Enfer, c'est qu'il était un vrai Poète et donc du parti du Diable sans le savoir.
Le poète est celui qui voit le drame et la comédie.