Entre toutes les choses que la sagesse nous a données pour vivre heureusement, il n'y en a point de si considérable que celle d'un véritable ami.
Le plaisir et la douleur sont les deux extrêmes de la sensibilité : son moyen terme est le calme vivant ; sa nullité, la mort.
Lorsque Dieu se prépare à faire du mal à un homme, il endommage d'abord son esprit.
Nous disposant toujours à être heureux il est inévitable que nous ne le soyons jamais.
La poésie est une éternelle jeunesse qui ranime le goût de vivre jusque dans le désespoir.
Je commence à apprendre à vivre sans toi mais je ne sais comment vivre sans nos souvenirs.
Croire en Dieu est le dernier luxe qui échappe encore à une taxe.
Ressens ton enfance autrement qu'un souvenir joliment brûlé, en fait, ressens que le gosse qui vit en toi est plus vivant que jamais.
Ecrire, c'est une liaison d'amour avec soi et les choses, et les moments et les gens. Ecrire, c'est comme vivre une vie parallèle à sa vie de chaque jour ; c'est le vase purificateur de l'âme et de ses mouvances.
Ce n'est pas de vivre selon la science qui procure le bonheur ; ni même de réunir toutes les sciences à la fois, mais de posséder la seule science du bien et du mal.
On devrait vivre sa vie à l'envers pour ne pas la rater.
L'esprit philosophique consiste à préférer aux mensonges qui font vivre les vérités qui font mourir.
Connais-toi, laisse à Dieu les secrets qu'il veut faire ; L'homme est la seule étude à l'homme nécessaire.
Si l'on change intérieurement, on ne doit pas continuer à vivre avec les mêmes objets.
Eh ! Que diable ! Il faut bien bouillir quelquefois ! Dieu nous aurait mis de l'eau dans les veines et non du sang, s'il nous eût voulus toujours et partout imperturbables !
Qu'est ce que la justice ? La même chose pour tous ? Dieu nous donne à tous, également, la vie puis la mort. Le reste dépend des hommes et des circonstances.
Mon dieu ! On ne m'avait plus baisé comme ça depuis l'école primaire.
Entre dieu et la société, il faut choisir. Ce choix me laisse assez indifférent, car je ne vois dans la divinité que la société transfigurée et pensée symboliquement.
La sagesse se nourrit selon ses besoins, guidée par autrui mais libre de toute dépendance.
On a beau s'efforcer de vivre une seule vie, les autres verront mille autres vies dedans, et c'est pour ça qu'on n'arrive pas à éviter de se faire du mal.
Je ne supportais pas l'idée de ces forêts rasées pour nourrir ce fantastique gaspillage de matière imprimée, dont une part infime sera lue, dont une part encore plus minuscule vaut la peine d'être lue.
N'oublie pas de garder en des temps pénibles l'impassibilité, comme en des temps heureux un coeur sait tempérer la joie insolente.
Ecrire des romans est un acte de rébellion contre la réalité, contre Dieu, contre la création de Dieu qui est la réalité.
Il ne faut pas trop compter sur Dieu, mais peut-être que Dieu compte sur nous...
Prier Dieu c'est se flatter qu'avec des paroles, on changera toute la nature.
Dieu nous a placés dans ce monde merveilleux pour y être heureux et jouir de la vie.
Les visions ont un heureux instinct : elles ne viennent qu'à ceux qui doivent y croire.
Celui qui ne pense qu'à demain oublie de vivre le moment.
Je préfère vivre en optimiste et me tromper, que vivre en pessimiste pour la seule satisfaction d'avoir eu raison.
La charité est le noeud de l'amour. De nous à Dieu, c'est elle qui fait le transport, entre Dieu et nous, c'est elle qui fait l'union.
De la notion que l'on a de Dieu dépend de la manière de concevoir la destinée de l'homme.