Les mots sont des êtres vivants. Ils ont de la personnalité, un point de vue... un agenda.
Une bonne conscience est souvent signe d'une mauvaise mémoire.
L'homme, par le fait d'être homme, d'avoir conscience, est déjà, par rapport à l'âne ou au crabe, un animal malade. La conscience est une maladie.
En dix phrases, les dix commandements expriment l'essentiel de la vie. Et ces trois mots - liberté, égalité, fraternité - en font autant.
Le vin, c'est mettre des mots sur des sensations... Sensibilité errante, c'est le sentiment qui existe. Le vin, c'est le diable ! A chaque bouteille vient une âme dedans.
La connaissance des mots conduit à la connaissance des choses.
A-t-on jamais vu l'hyène refuser de la viande ? L'a-t-on jamais vue l'offrir ?
Le malentendu en littérature est à la base de la plupart des réputations. Il faut être un peu fou pour écrire. Comment expliquer autrement qu'un homme veuille se faire un nom avec les mots de tout le monde ?
On peut séduire n'importe qui avec des mots tracés pour lui sur une feuille de papier. C'est un pouvoir extraordinaire, phénoménal, monstrueux, quoique peu usité : la lettre d'amour est d'une efficacité redoutable, mais méconnue.
J'aime les pauvres mots de tous les jours, ils sont si tendres, si pâles !
On n'a rien compris à la maladie, tant qu'on n'a pas reconnu son étrange ressemblance avec la guerre et l'amour : ses compromis, ses feintes, ses exigences, ce bizarre et unique amalgame produit par le mélange d'un tempérament et d'un mal.
Liberté : c'est un de ces détestables mots qui ont plus de valeur que de sens, qui chantent plus qu'ils ne parlent.
Les mots qu'on dit comptent si peu, quand le corps entier et l'âme les contredisent.
Un secret qu'on est vraiment seul à détenir, un tel secret rendrait malades les plus robustes, et on peut même se demander s'il existe une conscience assez intrépide pour supporter ce tête-à-tête, sans en mourir.
Des esprits superficiels ont accusé la concurrence d'introduire l'antagonisme parmi les hommes. Cela est vrai et inévitable tant qu'on ne les considère que dans leur qualité de producteurs ; mais placez-vous au point de vue de la consommation, et vous [...] â–º Lire la suite
Ma personnalité est faite de haut en bas, impertinente et effrontée.
De tous les mots que l'on puisse écrire ou dire, les plus tristes sont : "ça aurait pu !"
Mieux vaut y mettre tout son coeur et ne pas trouver les mots pour le dire, que trouver les mots pour le dire et ne pas y mettre tout son coeur.
Si ta vue baisse, suppose que le monde existe moins.
La charité a toujours soulagé la conscience des riches, bien avant de soulager l'estomac du pauvre.
Les snobs (déformation des mots "sine nobilitate") sont par définition des gens sans noblesse qui essaient d'imiter les grands.
Il suffit à la foule de la vue du sang pour lui en donner la soif, comme la première coupe de vin est le prélude d'une longue débauche.
Tu ne revivras pas, mais il y a ce chemin des mots qui mène un peu plus près de ton sourire ; le souvenir ne te rend pas, mais tu sourds quelquefois de cette folie douce de t'écrire, avec au bout le son-vertige de ta voix.
Les mots inspirent.
La valeur d'un professeur se mesure à la personnalité de ses élèves.
Converser pendant le sexe, c'est comme parler à un étranger ; les mots sont souvent répétés, les verbes abandonnés au profit d'une charade de gestes, et une feinte compréhension s'exprime dans un sourire.
La plupart des gens désirent bien plus avoir des vêtements à la mode, ou du moins propres et sans raccommodages, que d'avoir la conscience nette.
Je ne suis pas un écrivain. La seule vue d'une feuille de papier blanc me harasse l'âme. L'espèce de recueillement physique que m'impose un tel travail m'est si odieux que je l'évite autant que je puis.
Je me répète les mots sans trop y croireJe vais égoutter du tofu cette nuitToute la nuit je serai un égoutteur de tofu
Les mots subsistent, eux, même quand leur sens s'est perdu.
Les objets et les mots sont gorgés de mystère ; il est vain de parler, douloureux de se taire.