Le bien et le mal ne sont pas des grandeurs parfaitement opposées l'une à l'autre ; le bien souvent accouche du mal et la capacité de voir le mal en face est ce qui nous ouvre la capacité d'un bien relatif.
Proférer une parole blessante prend à peine une seconde, mais la guérison de la blessure qu'elle a causée peut prendre des années.
Vaincre le désespoir nous engage souvent dans des directions insensées.
Il faut avoir une bien piètre opinion des hommes pour les juger selon leur fortune. Le bonheur a besoin d'une autre monnaie.
L'amour n'est pas un objet, un bien matériel qu'on négocie ; c'est un échange, un cadeau qu'on donne et qu'on reçoit.
Il est bien difficile de croire que tant de merveilles, tant d'ingéniosité dans le monde soient l'effet du hasard et de la chimie seulement.
Il y a des gens qui, à propos de certains problèmes, font preuve d'une grande tolérance. C'est souvent parce qu'ils s'en foutent.
Le vivre et le vieillir sont choses si conjointes, que l'imagination même a de la peine à les séparer.
Il n'y a pas besoin de science-fiction pour concevoir un mécanisme de contrôle qui donne à chaque instant la position d'un élément en milieu ouvert, animal dans une réserve, homme dans une entreprise (collier électronique). Félix Guattari imaginait une ville [...] â–º Lire la suite
Je ne suis jamais allé voir un psychiatre parce que je ne pourrais pas dévoiler ce que j'ai au fond de moi à un étranger.
Le désir est souvent un manque de mémoire.
Vouloir du bien à une femme, est-ce en vouloir à son mari ?
Le meilleur moyen de ne pas commettre le mal est de l'ignorer.
La littérature n'a rien à voir avec les souffrances des écrivains ou l'idée qu'ils se font de la littérature.
Nous n'avons ni la force ni les occasions d'exécuter tout le bien et tout le mal que nous projetons.
Les conseils d'un ami désintéressé sont souvent fort utiles.
Entre auteurs et lecteurs, il y a souvent plus que des affinités : des complicités, des fringales.
Un rien froisse souvent les coeurs et les délie.
Le monde change, bien sûr, mais un de ses traits ne varie pas: tant qu'il y aura des hommes, ils aspireront à autre chose.
L'important dans la vie, ce n'est point le triomphe, mais le combat. L'essentiel n'est pas d'avoir vaincu, mais de s'être bien battu.
?- Et ça, c'est le nain « insuffisant mental » ! - Oui, moi je sais pas pourquoi on m'a appelé comme ça mais ma mère elle a choisi ça. Sûrement parce que ça doit rimer avec « firmament astral » ou bien « picotement anal »... en tout cas c'est joli !
L'homme sait assez souvent ce qu'il fait, il ne sait jamais ce que fait ce qu'il fait.
L'amour naît souvent d'un coup d'oeil, les passions sérieuses n'ont pas eu d'autres débuts.
Un être privé de la fonction de l'irréel est un névrosé aussi bien que l'être privé de la fonction du réel.
L'espoir, c'est d'être capable de voir la lumière malgré l'obscurité.
Personne ne nous impose de savoir. Il le faut, un point c'est tout, fût-ce au prix de mal comprendre.
Avant donc que d'écrire apprenez à penser,Selon que notre idée est plus ou moins obscure,L'expression la suit, ou moins nette ou plus pure.Ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement,Et les mots pour le dire arrivent aisément.
L'amour sera toujours au-dessus de la morale et des lois.
Les juifs, toujours exterminés et toujours renaissants, ont réparé leurs pertes et leurs destructions continuelles par cette seule espérance qu'ont parmi eux toutes les familles, d'y voir naître un roi puissant qui sera le maître de la terre.
La cruauté, bien loin d'être un vice, est le premier sentiment qu'imprime en nous la nature ; l'enfant brise son hochet, mord le téton de sa nourrice, étrangle son oiseau, bien avant que d'avoir l'âge de raison.
La morale et les lumières sont nos premières nécessités.