La garantie de sécurité dans une relation violente ne peut jamais être basée sur une promesse de l'auteur de la violence, même si elle est sincère. Elle doit plutôt être basée sur la capacité d'autoprotection de la victime. Tant que la victime n'a pas élaboré un plan d'urgence détaillé et réaliste et n'a pas démontré sa capacité à le mettre en oeuvre, elle reste en danger de subir des violences répétées.
Cette citation de Judith Lewis Herman souligne que la sécurité d'une victime dans une relation abusive ne doit jamais reposer sur les simples promesses de changement de l'agresseur, même si elles sont faites de bonne foi. La véritable garantie de sécurité réside dans la capacité de la victime à se protéger elle-même. La victime est considérée comme étant toujours en danger de violences répétées tant qu'elle n'a pas établi et démontré sa capacité à exécuter un plan de sécurité d'urgence précis et réalisable.
Pour les personnes subissant des violences, l'application concrète de cette pensée implique :
La leçon essentielle est que la véritable sécurité est une construction active de la victime et non un cadeau ou une promesse de l'agresseur. La sécurité requiert une stratégie de sortie et d'éloignement concrète, basée sur la capacité d'action de la victime, car la sincérité des promesses n'est jamais une garantie suffisante contre la répétition des violences.
Cette pensée est étroitement liée à la psychologie du trauma et aux travaux sur l'abus. Elle fait écho aux concepts :
La citation est très probablement tirée de l'ouvrage majeur de Judith Lewis Herman, "Trauma and Recovery" (publié en français sous le titre "Trauma et Rétablissement"), qui est une œuvre fondatrice dans le domaine de la psychologie du trauma.
L'auteure est Judith Lewis Herman. Elle est une psychiatre, chercheuse et professeure d'université américaine, reconnue mondialement pour ses travaux novateurs sur les conséquences psychologiques des abus et des traumatismes, en particulier l'identification et la théorisation du syndrome de stress post-traumatique complexe (SSPT-C).
Cette citation s'inscrit dans le contexte des mouvements féministes et du développement de la psychologie du trauma des dernières décennies. À une époque où l'on commençait à reconnaître l'ampleur des violences domestiques et des abus, cette pensée a permis de professionnaliser l'approche de la sécurité des victimes. Elle est devenue un principe fondamental pour les refuges, les lignes d'assistance et les professionnels de la santé mentale, marquant un passage d'une approche centrée sur l'agresseur à une approche centrée sur la sécurité et la capacité d'action de la victime.
La première étape pour surmonter un problème est de reconnaitre que l'on a un problème. Cette première étape n'est pas la plus facile. Accepter que le problème soit réel et que vous alliez devoir y remédier est effrayant. Si vous [...] â–º Lire la suite