Je suis désormais à l'approche de deux rives désirées : le monde réel qui n'est pas toujours exaltant et celui, bien plus fréquentable, d'un imaginaire prrmanent.
Or, comme science et comme art, elle reste presque entièrement inaccessible à la foule. Les passions et les sentiments qu'elle doit rendre sont bien dans le coeur de l'homme, mais non dans le coeur de tous les hommes, tandis que [...] ► Lire la suite
Si l'ONU n'est pas aussi unie qu'elle devrait être, c'est parce qu'elle reflète le monde dans lequel nous vivons.
- Tu crois que deux personnes peuvent vraiment faire connaissance sans se raconter leur petites histoires respectives ? - Bien sur. - Mais la personne que tu es aujourd'hui dépend de celle que tu étais avant, non ? - Oui en partie... [...] ► Lire la suite
- On était bien tous les deux. - On était mieux que ça.
Le mal se fait sans effort, naturellement, par fatalité ; le bien est toujours le produit d'un art.
On défend bien plus férocement sa chance que son droit.
Nous n'étions pas pressés. J'ai dénudé ton corps avec précaution. J'ai découvert, coïncidence du réel avec l'imaginaire, l'Aphrodite de Milos devenue chair.
La grande faute des éducateurs est qu'ils ne se rappellent jamais assez bien qu'ils furent eux-mêmes des enfants.
C'est drôle ce besoin qu'ont les gens d'accuser les autres d'avoir gâché leur existence. Alors qu'ils y parviennent si bien eux-mêmes, sans l'aide de quiconque.
Il est vrai que les gens à qui je révèle bravement mes soucis sont très heurtés. Réagissent-ils par peur, établissent-ils un parallèle avec leur propre sort? Je continue - pourquoi changer? - sur le mode humoristique qui ne m'a pas [...] ► Lire la suite
Une chose folle, et qui découvre bien notre petitesse, c'est l'assujetissement aux modes.
Tout s'arrangerait parfaitement bien si l'on pouvait faire les choses deux fois.
Le monde entier est ivre et nous sommes juste le cocktail du moment.
Chaque être naît seul, à son jour, à son heure, et vient au monde les mains vides.
- Vous êtes un homme bien ? - Oui, je le crois... - Mais vous avez déjà tué. - Oui... - Alors dites moi, comment un homme bien, décide quand il va tuer...
J'ai entendu une blague un jour : un homme va chez le toubib, dit qu'il est déprimé, la vie lui parait dure et cruelle. Il dit qu'il se sent tout seul dans un monde menaçant. Le toubib dit : « [...] ► Lire la suite
Je comprends alors pourquoi les doctrines qui m'expliquent tout m'affaiblissent en même temps. Elles me déchargent du poids de ma propre vie et il faut bien pourtant que je le porte seul.
Bientôt, ils n'avancèrent plus qu'en titubant. On avance très bien en titubant, moins bien évidemment qu'en ne titubant pas, moins vite surtout, mais on avance.
Les gens d'esprit font beaucoup de fautes en conduite, parce qu'ils ne croient pas le monde aussi bête qu'il est.
Le journaliste, lui peut écrire n'importe quoi et se tromper sur tout, cela ne change rien, ses journaux se vendent toujours aussi bien ou aussi mal.
- Tu dois arrêter. Tu dois arrêter de me parler, de me demander si je vais bien et de parler à mon mec. Je t'aime, et je t'aimerai toujours. Mais je ne veux pas t'aimer. Je veux être heureuse et [...] ► Lire la suite
Plus que jamais, l'histoire est nécessaire à la compréhension du monde contemporain.
La peur peut faire faire des choses bien plus dangereuses que la colère.
Par la sélection naturelle, notre esprit s'est adapté aux conditions du monde extérieur.
Dire que Trump, c'est le peuple, alors qu'il s'agit d'un milliardaire sexiste, raciste, homophobe... Lorsqu'il a été élu, j'ai ressenti l'inquiétude fondamentale qu'ont connue mes parents, mes grands-parents, face à un monde inconnu dans lequel il pouvait se passer n'importe quoi d'imprévisible, de dangereux.
Il n'est rien de pire dans le monde qu'une femme, si ce n'est une autre femme.
Notre civilisation accouche d'un monde nouveau, sur une longue durée et dans la douleur.
- Très bien ! J'ai besoin d'une poêle... - ... Et d'un extincteur.
La malédiction s'est transformée en grâce lorsque la douleur s'est transformée en foi.
Une grande philosophie n'est pas celle qui installe une vérité définitive, c'est celle qui introduit une inquiétude.