Etre véritablement modeste, c'est comprendre que le sentiment que nous avons de notre propre supériorité ne vaut que pour nous.
Le poste où l'on s'est soi-même placé, dans la pensée qu'il était le meilleur, ou qu'il nous était assigné par un chef, il faut y demeurer et en courir les risques sans tenir compte de la mort ni de rien d'autre sinon du déshonneur.
Qu'avons-nous fait ? Ce que vous, moi et tous les autres font : du bien, du mal et rien.
L'histoire est la fiction que nous inventons pour nous persuader que les événements sont connus et que la vie a un sens.
Le mariage est un sacrement en vertu duquel nous ne communiquons que des chagrins.
En amour on est un contre un, en amitié nous sommes deux.
Nous sommes condamnés à être plus respectueux de la nature et de notre environnement, sinon nous courons à la catastrophe. Je crains que les prochaines guerres visent le contrôle de l'énergie.
Nous vivons dans un monde de dénégation, et nous ne savons plus ce qu'est la vérité.
Par la logique de sanction, de bras de fer ou d'exigence d'allégeance, nous ne ferons que pousser certains pays en équilibre fragile vers la radicalisation et l'instabilité.
Nous sommes notre plus grande surprise.
Tous les hommes se ressemblent si fort qu'il n'y a point de peuple dont les sottises ne doivent nous faire trembler.
Quand on a connu la symbiose, l'oxygène nous étouffe.
L'avenir ça nous inquiète mais ça devrait pas, parce que si ça se trouve, on en a même pas.
Il faut bien rire de la mort qui se moque bien de nous enlever la vie.
Nous avons trop aimé les étoiles, pour avoir peur de la nuit.
Puisque nous disons de notre épouse légitime qu'elle est notre moitié, nous devrions avoir le droit de nous marier deux fois pour savoir au moins ce qu'est une femme entière.
Les critiques se nourrissent de la soupe que nous leur avons préparée. Mais ils crachent dedans. Ca leur fait des digestions aigres.
Espérance ? Billet à ordre que nous tirons sur le bonheur et qui nous revient protesté à l'échéance.
Le temps est immobile. Simplement, c'est nous qui nous déplaçons dans une mauvaise direction.
Dieu en créant les femmes, nous les a proposées en terre pour nous attirer par elles au ciel.
Où s'intégrer ? C'est toujours le même problème et chacun d'entre nous doit y apporter sa propre réponse.
Chaque jour, chaque heure, chaque instant, il faut vivre. Vivre ce que nous avons à vivre et ne pas nous laisser vivre. Vivre véritablement, c'est peut-être le seul acte révolutionnaire. Oser Être. Et vivre libre. Chaque jour, plus libre encore.
Il est des limites au-delà desquelles la folie ne pourra jamais nous emmener.
La maîtresse qui nous quitte quand nous l'aimons le mieux nous épargne des mois et des années de menues désillusions.
Nous ne devrions déranger nos amis que pour notre enterrement. Et encore !
Si la poésie n'a pas bouleversé notre vie, c'est qu'elle ne nous est rien. Apaisante ou traumatisante, elle doit marquer de son signe ; autrement, nous n'en avons connu que l'imposture.
Nous n'aimons de façon sentimentale que les femmes de nos rêves, de nos sommeils, celles qui déposent dans notre coeur une petite fleur bleue qui vit encore une heure, une matinée après notre réveil.
Nous plaisons plus souvent dans le commerce de la vie par nos défauts que par nos qualités.
La peau se souvient. Nous sommes des êtres de tissu.
Nous sommes presque tous pareils. Il est simplement plus facile de définir nos différences que nos similitudes.
Par la vérité nous sommes défaits. La vie est un rêve. C'est le réveil qui nous tue. Celui qui nous vole nos rêves nous vole notre vie.
Une injustice dont nous profitons s'appelle la chance ; une injustice dont un autre profite s'appelle un scandale.
On est sensible aux mots qui veulent dire quelque chose, on dirait à les entendre qu'ils nous font vivre d'avance la joie qu'ils promettent.
La petitesse nous rassure, car elle exige peut, mais il n'en est pas ainsi de la grandeur, qui exige beaucoup.
Les amis de nos amis peuvent devenir odieux, à force de nous représenter combien les êtres dont nous nous croyons proches sont des inconnus.
Je n'ai peut-être pas le sens des chiffres, et de combien de litres de lait nous pouvons envoyer à Kaunas, je n'en bois pas, mais j'ai un joli talent pour sentir si quelque chose est un scandale. Quand l'attaché de [...] ► Lire la suite
Parfois, les amis sont dangereux. Nous devons faire très attention à l'aide que les amis nous apportent.
Il n'est pas tant important de tout savoir que de connaître le valeur exacte de chaque chose, d'apprécier ce que nous apprenons, et de faire avec ce que nous savons.
Un bateau est conçu pour aller sur l'eau, mais l'eau ne doit pas y entrer. De la même façon, nous sommes conçus pour vivre dans le monde mais le monde ne doit pas nous envahir.
Nous devrions passer de la production de masse à la satisfaction individuelle.
Crois moi : la mort nous suit à toute heure, à tout pas.
L'année à venir n'existe pas. Nous ne possédons que le petit instant présent.
Affirmer que nous voulons faire la révolution dans d'autres pays, nous immiscer dans leur vie, c'est dire des mensonges et ce que nous n'avons jamais préconisé.
Moins nous possédons et plus nous pouvons donner.
Nous ne sommes pas sur cette terre pour filtrer des boissons et faire cuire des aliments, mais pour contribuer au perfectionnement de notre âme.
La masse des catholiques que nous voyons à la messe chaque dimanche ne désire, au fond, savoir de la religion que ce qui peut les confirmer dans la bonne opinion qu'ils ont d'eux-mêmes.
Si nous résistons à nos passions, c'est plus par faiblesse que par notre force.
Nous vivons dans un monde où l'échec des autres devient plus important que notre propre réussite.
Nous avons inventé autrui Comme autrui nous a inventé Nous avions besoin l'un de l'autre.
Si nous voulions savoir ce qu'est réellement la race humaine au fond, il nous suffira de l'observer en période électorale.