Le désir demeure en nous comme un défi au monde même qui lui dérobe infiniment son objet.
La liberté n'est pas un don qui nous est accordé par d'autres hommes, mais un droit qui nous appartient par les lois de Dieu et de la nature.
L'un de nos grands objectifs en matière de recherche est de faire en sorte que la recherche comprenne vraiment exactement ce que vous voulez, comprenne tout dans le monde. En tant qu'informaticiens, nous appelons cela l'intelligence artificielle.
On ne devrait avoir peur de rien d'autre que des choses qui ont le pouvoir de nous faire du mal, mais il ne faut pas craindre les choses anodines.
Nous sommes tous fous, toute la maudite race. Nous sommes enveloppés d'illusions, de délires, de confusions sur la pénétrabilité des cloisons, nous sommes tous fous et à l'isolement.
Tout d'abord, nous, parents devons préserver l'autorité de l'école et de arrêter d'avoir des excuses pour nos enfants quand ils se conduisent mal.
La jeunesse et la beauté sont partout des idoles qui nous font plier le genou.
Il n'est aucun problème humain qui ne puisse trouver sa solution, puisque cette solution est en nous.
Ne disons pas de mal des gens de la province. Sans eux, nous ne pourrions pas habiter Paris.
Quand lancerons-nous un missile de la pensée au-delà des frontières de la raison ?
Avec les baisers profonds et les caresses de la langue, nous revenons à notre lointain passé, à la nourriture transmise de bouche à bouche.
Facile l'idéal quand rien ne nous lie, commodes les grands principes, mais la vie vécue, non rêvée, a aussi ses exigences.
Nous nous inquiétons si peu des malheurs de nos frères que notre sympathie à leur égard n'est souvent que pure courtoisie.
Les mots font partie de nous plus que les nerfs. Nous ne connaissons notre cerveau que par ouï-dire.
Nous nous plaignons de notre ignorance, mais c'est elle qui fait presque tout le bien du monde : ne prévoir pas, fait que nous nous engageons.
Lorsqu'on nous dit que nous sommes dans la civilisation de l'image, on commet une erreur : en fait nous sommes dans une civilisation de l'audiovisuel (ou l'audiovisible) c'est-à-dire d'une domination de l'image parlante.
Nos chimères sont ce qui nous ressemble le mieux.
Nous ne saurions nous rappeler l'ignorance dans laquelle nous sommes nés : c'est un état qui ne laisse point de traces après lui.
Les examens ? Après tout, pourquoi résoudrions nous en quinze jours ce que d'autres ont mis quinze ans à ne pas comprendre.
L'érudition est une fuite loin de notre propre vie que nous n'avons pas le courage de regarder en face.
En grande partie, ce que nous appelons "management" consiste à compliquer le travail des gens.
On disait que nous étions un peuple indiscipliné, et voilà que nous respectons des règles, des disciplines parmi les plus rigoureuses jamais imposées à notre peuple en temps de paix.
Les livres nous donnent l'occasion de découvrir que nos idées si originales ne l'étaient pas tant que ça.
Ceux que nous appelions des brutes eurent leur revanche quand Darwin nous prouva qu'ils étaient nos cousins.
Le théâtre est indispensable à ce qui nous rend humain.
C'est l'instinct qui nous permet de trouver les réponses. La raison nous permet de les justifier.
Il ne faut pas ne savoir vivre qu'avec ceux qui peuvent nous apprécier ; mais il faut ne placer le fond de sa vie habituelle qu'avec ceux qui peuvent sentir ce que nous valons.
Chaque jour, chaque heure, chaque instant, il faut vivre. Vivre ce que nous avons à vivre et ne pas nous laisser vivre. Vivre véritablement, c'est peut-être le seul acte révolutionnaire. Oser Être. Et vivre libre. Chaque jour, plus libre encore.
Nous sommes condamnés à être plus respectueux de la nature et de notre environnement, sinon nous courons à la catastrophe. Je crains que les prochaines guerres visent le contrôle de l'énergie.
L'âge d'or du genre humain n'est point derrière nous, il est au-devant.
Certains livres semblent avoir été écrits, non pour nous instruire, mais pour qu'on sache que l'auteur savait quelque chose.
La mort ne nous livre pas seulement aux vers, mais aussi aux hommes, ils rongent une mémoire, ils la décomposent.
Nous avons à vivre non point dans un monde nouveau dont il serait possible au moins de faire la description, mais dans un monde mobile, c'est-à-dire que le concept d'adaptation doit être généralisé pour rester applicable à nos sociétés en accélération.
Ne forçons point notre talent, nous ne ferions rien avec grâce.
Nous cherchons toujours à jeter un pont entre ce qui est et ce qui devrait être ; et par là donnons naissance à un état de contradiction et de conflit où se perdent toutes les énergies.
La vie passe bien plus vite que nous le pensons enfants.
Chantons la gloire de nos pèresQui dans l'histoireOnt fait leur trouEt qui toujours, nous disent les livres,Sont restés libresComme la mer et le mistral.
Il ne peut entrer dans l'esprit de personne que la nature ait mis quiconque en servitude puisqu'elle nous a tous mis en compagnie.
Dieu ne crée pas de pauvreté. nous le faisons parce que nous ne partageons pas.
De quelque manière qu'on envisage les événements, on arrive à la même évidence : nous sommes tous partis pour y rester.
Le cheval nous apprend ce qu'est la domination de soi.
Hâtons-nous de profiter de certaines villes tant qu'elles sont encore mortes.
Dans le royaume des cieux, tout est dans tout, tout est un, et tout est à nous.
Il ne faut pas avoir peur des mots. Où serions-nous sans eux ?
Quand nous cessons de nous émerveiller, nous arrêtons de croire en la vie.
Passé, présent, futur ; savons-nous toujours où nous sommes ?
Nous vivons comme nous rêvons : seuls.
Nous finissons par haïr ce que nous craignons trop souvent.
Cet espoir que nous avons tous d'être compris, rassurés, consolés par la nature, l'angoisse crée un vide que la nature remplit, fertilise.
Suicide. ce moyen qui nous soustrait à la persécution des hommes.