Nous faisons souvent payer chèrement aux autres ce que nous croyons leur donner.
Une parole mauvaise est comme un arbre mauvais qui a été arraché de dessus la terre : il n'y a pas pour lui de place stable.
Quand on vit un grand malheur dans sa vie, on a l'impression que le regard des autres ne nous autorise pas à être joyeux, alors que tout au fond de soi, on sent que c'est cela qui permet de se maintenir en vie.
Il n'y a qu'une façon d'être un peu moins égoïste que les autres : c'est d'avouer son égoïsme.
Je pensais que quiconque faisait quelque chose de bizarre était bizarre. Maintenant, je sais que ce sont les gens qui appellent les autres bizarres qui sont bizarres.
Le dieu de la guerre, un dieu farceur qui s'amuse à donner leur tour aux méchants.
Contempler le monde ne coûte rien. Ce qu'il faut payer ensuite, ce sont les commentaires.
A quoi de mieux peut servir une femme qu'à accueillir au plus chaud d'elle-même un ancien bébé qui a un peu froid ?
Je suppose que vivre sans amour, sans en faire l'expérience ou sans pouvoir en donner est une punition assez forte.
Les résignations qui nous sont les plus difficiles doivent souvent passer par une petite négociation, pour donner le change à notre impuissance.
Simone Weil disait: il y a assez peu de gens, finalement, qui savent que les autres existent. Qui, tout simplement, sont "au courant" de ça: que les autres existent.
La langue est un trésor déposé par la pratique de la parole dans les sujets appartenant à une même communauté.
Tant que tu n'as pas parlé, la parole est en ton pouvoir.
Si vous voulez être respecté par les autres, le mieux est de vous respecter vous-même. Ce n'est que par cela, ce n'est que par le respect de soi que vous obligerez les autres à vous respecter.
Le sage peut changer d'avis; l'obstiné, jamais.
Une femme qui a vraiment aimé, autant dire souffert, regarde flirter les autres avec les yeux d'une mère qui a perdu un enfant et qui voit des petites filles jouer à la poupée.
La parole a été donnée à l'homme pour déguiser sa pensée.
Qu'est-ce qu'un penseur ? Un homme qui se pose encore des questions quand les autres ne s'en posent plus.
Temples de la sexualité à une époque où le mariage était sacré, ça permettait aux messieurs d'aller se déborder l'inconscient, de réaliser leurs petits ou gros fantasmes... aux jeunes gens de s'éduquer... aux militaires dans les villes de garnison de [...] â–º Lire la suite
J'aime payer des impôts. Lorsque je paie des impôts, j'achète la civilisation.
La plus grande vertu d'un débiteur, c'est de payer sa dette.
Mourir n'est pas mourir ; mes amis ! C'est changer !
Si la seule intuition de l'individuel est juste, le fait que des causes du même genre aient des effets du même genre est une proposition difficile à soutenir. Un même corps peut être froid ou chaud, doux ou amer, humide [...] â–º Lire la suite
J'ai bien regardé le dernier Grand Prix de Formule 1 : il faut dix personnes pour changer un pneu, c'est pas des pilotes, c'est des gonzesses, ces mecs-là !
Or le prodigieux est agréable ; j'en donne pour preuve que tous, lorsqu'ils font un récit, en rajoutent toujours, pour produire du plaisir.
La parole est moitié à celui qui parle, moitié à celui qui écoute.
Je n'avais aucune intention d'être dans le showbiz. Je voulais juste être peintre. Se donner en spectacle et faire sans arrêt son intéressante, me fatigue.
Un sage se distingue des autres hommes, non par moins de folie, mais par plus de raison.
Souvent les honnêtes femmes parlent des fautes des autres femmes comme de fautes qu'on leur aurait volées.
On ne se lasse pas de changer les institutions, ne pouvant changer les hommes.
Tôt ou tard, nous devons tous payer pour ce que nous faisons.