Nous ne sommes ni des dieux, ni des pourris, juste des êtres humains.
L'autodestruction de la nature, qui est un thème fondamental chez Sade, cette autodestruction dans une sorte de monstruosité déchaînée, n'est jamais effectuée que par la présence d'un certain nombre d'individus qui détiennent un surpouvoir. Le surpouvoir du prince, du seigneur, du ministre, de l'argent, ou le surpouvoir du révolté.
Être ce que nous sommes et devenir ce que nous sommes capables de devenir, tel est le seul but de la vie.
Ne serait-ce pas plus sain Que nos corps soient comme nous sommes ?
Il y a deux sortes de ruminants : les bovidés, qui ruminent l'herbe, et les humains qui ruminent du verbe.
Si les dieux existent, c'est en tant que composés d'atomes subtils.
On a fait 68 pour ne pas devenir ce que nous sommes devenus.
Nous sommes à la fois un fluide qui se solidifie, un trésor qui s'appauvrit, une histoire qui s'écrit, une personnalité qui se crée.
Les dieux m'ont séparée de ma source, de la chair qui forma ma chair, et des os dont sont faits mes os. A jamais, je saignerai au point de rupture.
Le métier d'artiste, c'est de faire passer au singulier des émotions pluriels. Nous sommes les hauts-parleurs des anonymes.
C'est la moralité qui garde les humains humains.
Avant, au-dessus des hommes, il y avait les dieux, aujourd'hui au dessus des dieux il y a l'argent.
Nous ne sommes pas un pays de consensus, mais un pays en proie à une sorte d'incessante guerre civile.
Aux grands crimes les dieux réservent de grands châtiments.
Derrière chaque nombre se trouve une personne, une victime, dont l'histoire individuelle est horrible.
Si nous commençons demain, maintenant, avec tout ce que nous avons battu, tout ce que nous avons enduré, tout ce que nous avons dépassé, tout ce que nous sommes devenus. Si nous commençons demain dès maintenant, quelle que soit la suite, nous avons gagné. Nous avons déjà gagné.
Si je reviens sur terre, je prierai les dieux de faire que je n'aime qu'une fois.
Nous ne sommes jamais arrivés. Nous sommes dans un état constant de devenir.
Les hommes ne sont pas nés du caprice ou de la volonté des dieux, au contraire, les dieux doivent leur existence à la croyance des hommes. Que cette foi s'éteigne et les dieux meurent.
Aucun être humain n'est pareil; nous sommes comme des flocons de neige, aucun de nous n'est le même mais nous sommes tous COOL.
Rien n'est plus philosophe que le verglas. Que d'injures les humains ne lui ont-ils pas prodiguées !
Un ami est l'habit de notre corps. Nous n'en sommes que la doublure.
Voilà que nous sommes suivis par des pierres, c'est bien la première fois !
La statistique a démontré que la mortalité dans l'armée augmente sensiblement en temps de guerre.
Le plus grand nombre est bête, il est vénal, il est haineux. C'est le plus grand nombre qui est tout. Voilà la démocratie.
L'indignation doit toujours être la réponse à l'indignité. La réalité n'est pas une fatalité.
Je suis ce que je suis à cause de qui nous sommes tous.
Je suis un partisan des frontières, à condition de pouvoir les franchir sans tracasseries inutiles. Mais j'aimerais qu'on fasse passer chaque voyageur devant un détecteur qui refoulerait impitoyablement les imbéciles et les vulgaires, le petit nombre étant seul admis à jouir des différences et s'en abreuver.
Nous aimons à penser que nous sommes au volant de nos vies, mais en réalité, l'idée que nous contrôlons notre destin n'est qu'une illusion. Vous pouvez choisir les amis les plus loyaux, faire le métier de vos rêves, trouver le [...] ► Lire la suite
Croire est ce que nous autres humains faisons le mieux.
Nous ne sommes jamais très loin de ceux que nous détestons. Pour cette même raison, nous pourrions donc croire que nous ne serons jamais au plus près de ceux que nous aimons.