Nous sommes, nous les écrivains, des anomalies sociales, des boutons sur le cul de notre culture.
Les écrivains : nous sommes des manufactures à pensées, des usines à opinions.
- T'as la bouche pleine de caca mon p'tit, on t'a déjà dit ? - Tu n'es qu'une grosse morve visqueuse et une usine à prout. Un sac à dégueuli de chats et de tripes de rats. Une arrachade de sparadrap [...] ► Lire la suite
L'homme est né pour mourir. Impossible de nier l'évidence. On se rattache à tout ce qui passe et on attend. On attend le dernier métro. On attend une paire de gros nibards dans une chambre d'hôtel, une nuit d'août à [...] ► Lire la suite
Ce monde n'est qu'une immense entreprise à se foutre du monde.
- Mais j'suis bien avec toi... - Mais moi aussi j'suis bien avec toi... J'suis même très bien, mais j'en ai rien à foutre que tu sois bien avec moi. J'veux qu'tu sois avec moi.
Une partie de fesses (tel un parfum répandu dans l'air que je respire à pleins poumons) m'en apprend autant sur l'Homme qu'un traité de psychologie.
Les cuisses étaient tièdes et les fesses étaient froides, ce qui est un signe de bonne santé.
Ce soir-là, assis dans un bunker à l'extrême est de la base, j'imaginai ma mort sous toutes ses coutures. Je sirotai une bouteille de Royal Horse et regardai par l'entrée circulaire du conduit les immeubles et les minarets se teinter de violet et de noir au fil de la nuit. J'envisageai tout.
Bon écoutez, il faut regarder la réalité en face : y'a plus de deux millions d'immigrés clandestins qui dorment peinard dans cet état ce soir. Cet état a dépensé trois milliards de dollars l'année dernière sur les fonds publiques pour ces [...] ► Lire la suite