Les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
La connaissance que nous avons des autres hommes est fort sujette à l'erreur si nous n'en jugeons que par les sentiments que nous avons de nous-mêmes.
N'est-il pas dans la nature de la poésie d'être et de rester souterraine ?
Je l'aime plus que jamais. Cette femme est la plus extraordinaire que j'ai jamais connu, malheureusement je n'ai pas toujours été à la hauteur. Il y a un certain nombre de choses qui comptent dans la vie d'une femme : un [...] â–º Lire la suite
Ce qu'ils nous crient et que nous feignons souvent de ne pas entendre : c'est qu'à l'impossible chacun de nous est tenu.
C'est le mérite de la poésie qui a mille petites portes de planches pour une porte de pierre, mille sorties au jour le jour pour une gloire triomphale.
Les fleurs n'ont-elles pas un langage qui supplée à la timidité comme à la hardiesse des sentiments de celui qui les offre ?
Je ne pouvais pas avoir joué quelqu'un avec des sentiments envers une femme à moins que j'aie eu ces sentiments moi-même.
Point n'est besoin d'écrire pour avoir de la poésie dans ses poches.
C'est la poésie qui a adouci les hommes farouches.
Tout art s'apprend par art, la seule poésie est un pur don céleste.
Quel dommage que les sentiments ne soient pas des preuves.
Je désespère de recevoir jamais des plus excellentes productions du génie, le même degré de plaisir que me firent éprouver à cet âge des ouvrages que mon jugement regarde aujourd'hui comme frivoles et dignes de mépris.
La poésie c'est le chant intérieur.
Parler de sentiments à des femmes de chair est aussi offensant que parler littérature à des gens qui ont faim.
En littérature, la première impression est la plus forte.
Les sots, les ignorants, les gens malhonnêtes, vont prendre dans les livres des idées, de la raison, des sentiments nobles et élevés, comme une femme riche va chez un marchand d'étoffes s'assortir pour son argent.
Toutes les femmes sont lascives, mais elles donnent toujours une impression de beauté et l'art a besoin de cela.
La poésie littéraire chez un peintre est quelque chose de spécial, et n'est ni une illustration, ni une traduction de l'écriture par la forme.
Ce sont toujours nos bons sentiments qui nous font faire de vilaines choses.
La poésie a ce privilège qu'on peut en boire jusqu'à l'ivresse, et ce que cette ivresse guérit de toutes les autres.
L'amour - et la poésie qui est sa conscience aérienne, sa plus humble figure, son visage au réveil - est profondeur de l'attente, douceur de l'attente.
Comme la magie, la poésie est noire ou blanche, selon qu'elle sert le sous-humain ou le surhumain.
On ne peut trouver de poésie nulle part quand on n'en porte pas en soi.
L'homme est aussi lié à une société dont il subit la marque, dont il accepte ou refuse les structures, dont il partage ou repousse les sentiments et les actes collectifs.
On ne mesure sa faiblesse qu'à éprouver sa force.
Joie ou tristesse, les larmes sont des sentiments que le coeur ne parvient pas à traduire en mots.
La poésie ne peut se permettre l'humour.
La perception peut être modifiée.
Les enfants sont capables de sentir, mais non d'analyser leurs sentiments ; même quand l'analyse s'opère partiellement dans leur pensée, ils ne savent pas exprimer par des mots le résultat de cette opération.
La poésie est une langue à part que les poètes peuvent parler sans crainte d'être entendus, puisque les peuples ont coutume de prendre pour cette langue une certaine manière d'employer la leur.