Lorsque l'amour ne se peut plus vivre, que le désir d'amour s'exaspère et devient une douleur à supporter, alors s'exerce l'érotisme.
Le bourreau et la victime ne font qu'un au moment de la mise à mort.
Il faut se demander ce qui porte le plus gravement atteinte à l'âme des hommes d'aujourd'hui : leur passion aveuglante de l'argent ou leur hâte fébrile ?
Il n'y a pas de désir que la puissance de l'analyse ne parvienne à dissoudre.
La vraie tendresse est avant tout affaire de violence contenue...
Chaque rêve qui réussit est un accomplissement du désir de dormir.
Au reste, la reconnaissance n'est pas un sentiment d'une complète pureté: reconnaître ce que l'on doit à autrui, c'est aussi avouer sa propre insuffisance. Il faut beaucoup de force et d'orgueil, ou de placidité, pour supporter ses propres dettes sans inquiétude ni ressentiment.
Il n'y a que du désir et du social, et rien d'autre.
Ce que les hommes ont nommé amitié n'est qu'une société, qu'un ménagement réciproque d'intérêts, et qu'un échange de bons offices ; ce n'est enfin qu'un commerce où l'amour-propre se propose toujours quelque chose à gagner.
A une douleur oubliée, il n'est pas difficile de faire succéder le sentiment de la joie.