Les drogues nous ennuient avec leur paradis. Qu'elles nous donnent plutôt un peu de savoir.
Tout le monde croit savoir exactement comment nous devrions vivre.
Pour agir avec prudence, il faut savoir écouter.
Il en est des femmes comme des événements historiques : elles se produisent une première fois dans notre vie comme événement et elles ont droit à une existence seconde comme farce.
L'école n'est pas la mosquée ou l'église, elle est le lieu du savoir et de l'esprit critique.
Le plus grand bien que nous faisons aux autres hommes n'est pas de leur communiquer notre richesse, mais de leur révéler la leur.
Il n'y a guère d'homme assez habile pour connaître tout le mal qu'il fait.
Peut-être que l'amour n'est pas fait pour les êtres qui le cherchent, mais plutôt pour ceux qui le fuient ?
Vos imperfections vous rendent belle, elles font de vous qui vous êtes.
Au lieu de s'indigner toujours contre telle situation, tel individu, tel parti, pourquoi ne pas se révolter plutôt contre ses propres faiblesses, sa propre médiocrité, ses propres vices ?
La langue des femmes est leur épée, et elles ne la laissent jamais rouiller.
Au regard des mouches, la seule partie vraiment sérieuse de l'humanité ce sont les femmes, qui elles ne se massacrent pas.
On peut tout savoir sur la cellule nucléaire et être atteint de cécité galopante en ce qui concerne ses plus proches.
Celui qui conduit l'action doit fixer l'horizon. Mais s'il souhaite qu'elle aboutisse, il doit savoir garder le silence.
Lorsqu'on me demande ce que j'ai à dire aux proches des victimes du 13 novembre, je dis d'abord que le chagrin est infini, ensuite qu'il faut se méfier des promesses énoncées dans l'émotion du lendemain. Elles ne sont jamais tenues.
La douleur est toujours question et le plaisir, réponse.
Ce n'est pas le boulot des consommateurs de savoir ce qu'ils veulent.
Ne plus consulter de voyantes ni d'astrologues. Si leurs prédictions sont mauvaises, on vit dans la crainte. Si elles sont bonnes, on vit dans un espoir toujours déçu.
Les vrais chefs doivent savoir désobéir.
Bien plutôt qu'anthropomorphiser l'animal, l'homme a choisi le plus souvent de sacraliser en s'animalisant.
Pour tout savoir les gens créent des suspicions.
Le Maghreb a refusé l'écriture. Les femmes n'écrivent pas. Elles brodent, tissent des tapis. Écrire, c'est s'exposer.
Désormais pour apprendre le français, il faudra savoir le français.
À ne pas savoir danser, on sacralise la danse, on lui donne tout son pouvoir. Toutes les années perdues en apparence font le bonheur présent. Et l'on se venge enfin du carcan de l'adolescence.
- Les hommes devraient savoir lorsqu'ils sont vaincus. - Le sauras-tu Quintus ? Le saurais-je ?
Les réglements c'est comme la Bible. Tout le monde pense les connaître mais personne ne les lit.
Combien de femmes a-t-on désirées, qu'on n'a pas eues et qui, huit jours après, vous ennuyaient autant que si on avait couché avec elles !
Je plains les gens petits : ils sont les derniers à savoir qu'il pleut.
Après une exposition, 90 % de mes pièces sont détruites. Mais elles peuvent être rejouées, comme une composition musicale.
Le plus bel hommage que nous puissions rendre à un auteur n'est pas de rester attachés à la lecture de ses pages, mais plutôt de cesser inconsciemment de lire, de reposer le livre, de le méditer et de voir au-delà de ses intentions avec des yeux neufs.
Une femme peut fort bien aimer deux hommes à la fois. On dirait que, toutes petites, elles ont appris à loucher du coeur.