Il y a du vertige dans le péché et chacun de nous, tiré du néant ressent parfois la nostalgie du néant.
C'est à soi-même que chacun prétend le moins ressembler. Chacun se propose un patron, puis l'imite.
La littérature, c'est un reproche qu'on adresse au monde. Dans ce reproche, chacun s'y retrouve. L'art se fait contre le destin.
Ce qui me tue, c'est que tout le monde pense que j'aime le jazz.
Une revue n'est vivante que si elle mécontente chaque fois un bon cinquième de ses abonnés. La justice consiste seulement à ce que ce ne soient pas toujours les mêmes qui soient dans le cinquième.
Son esprit était en effet ma bibliothèque, et chaque fois qu'il m'était ouvert, j'entrais dans la béatitude.
Un accident n'arrive qu'à quiconque veut inconsciemment le vivre.
Le péché est une maladie, le repentir est un remède, l'abstinence est une guérison.
J'aime dans le chat cette indifférence avec laquelle il passe des salons à ses gouttières natales.
Le passé ne sera jamais pire que l'avenir.
Garages - Etablissements devant lesquels l'automobiliste passe quand il roule et loin desquels il se trouve lorsqu'il est en panne.
Ce qu'à chacun de nous la nature refuse Est chose impossible, et qui s'en flatte s'abuse.
La vie est une rose dont chaque pétale est une illusion et chaque épine une réalité.
L'idée du passé ne prend un sens et ne constitue une valeur que pour l'homme qui se trouve en soi-même une passion de l'avenir.
La science m'ordonne de n'aimer que moi, attendu que tout le monde est fondé sur l'intérêt personnel.
On peut chercher dans Dieu le complice et l'ami qui manquent toujours. Dieu est l'éternel confident dans cette tragédie dont chacun est le héros.
Dans la vie, si l'on réussit dans chaque circonstance à éviter de faire une connerie, on doit pouvoir s'en tirer correctement.
Ce serment est toujours présent et ce serment est toujours valable: nous allons continuer ce long djihad, le djihad est difficile ... et passe par la mort et par l'intermédiaire de sacrifices.
Le temps passe et parfois ne change rien.
Mais en chacun de nous, il existe un être qui ne veut pas quitter sa maison. Un être qui ne veut pas être jeté dans le tourbillon de la vie, un être satisfait, peut-être, comme je l'étais, de la vie qu'il mène dans la quiétude de la cuisine.
Rien n'est plus difficile pour chacun d'entre nous que de situer ce qu'il a fait et de se situer soi-même à sa juste mesure.
À la place de l'ancienne société bourgeoise, avec ses classes et ses antagonismes de classe, surgit une association où le libre développement de chacun est la condition du libre développement pour tous.
Les personnes âgées portent une attention toute particulière à leur anniversaire ; elles sont comme les calendriers : chaque fois que l'on en arrache une page, c'est encore une page de moins alors qu'il n'en reste déjà plus beaucoup.
Si j'avais ma vie à vivre encore, je la vivrais de la même manière. Peut-être que quelques changements ici ou là, mais rien de spécial. La vérité est, chérie, j'ai apprécié ma vie. J'ai passé un bon moment.
Quand chaque jour est la réplique exacte du précédent, ils forment ensemble, une chaîne sans fin de semaines sans soleil.
A chaque minute nous sommes écrasés par l'idée et la sensation du temps. Et il n'y a que deux moyens pour échapper à ce cauchemar : le plaisir et le travail. Le plaisir nous use. Le travail nous fortifie. Choisissons.
La dictature n'est rien d'autre qu'une machine à fabriquer du passé avec de l'avenir.
Avant, je m'inquiétais de ce que j'allais faire de mon avenir. Maintenant je me rassure parce que je sais ce que j'ai fait de mon passé !
Que celui qui n'a jamais péché demande à son voisin de lui raconter.
Le chagrin creusé par ceux qui partent fait le nid de ceux qui arrivent dans le coeur de ceux qui espèrent.
Les films que je réalise sont des sortes de reflets de la violence dans notre société. L'inattendue violence quotidienne que tout le monde est obligé de subir.