Hâtons-nous ; le temps fuit, et nous traîne avec soi.
Le cinéma est pour moi un art tridimensionnel. Avec ma caméra, j'ai le sentiment de sculpter l'espace.
La pensée d'une femme est douée d'une incroyable élasticité. Quand elle reçoit un coup d'assommoir, elle plie, paraît écrasée, et reprend sa forme dans un temps donné.
L'amour ne vaudra jamais mieux que le court temps que l'on passera à le faire.
Je ne mange des escargots de Bourgogne qu'en Bourgogne. Ailleurs, il leur faut trop de temps pour arriver.
Comme des vêtements chauds nous protègent contre le froid, la maîtrise de soi protège contre l'offense.
Quand est-ce que j'aurais droit a un Noël normal moi ? Vous savez, le sapin, la dinde, le feu de cheminée en famille, mais non, on est si bien dans une putain de conduite d'aération !
Même quand on a le temps de perdre du temps, il faut encore trouver les jeunes femmes avec lesquelles le perdre.
Le pire de la maladie, je le découvris, est cette concentration de soi sur soi, cette tyrannie de soi-même. Peut-être certains, tout dispersés et portés au-dehors, y trouvent-ils quelque bénéfice. Pour ceux qui n'ont que trop tendance déjà à se [...] â–º Lire la suite
J'aime pas les films porno. Le menu sans le repas, très peu pour moi !
Dans les bistrots, on ne buvait pas avec le patron, c'était la loi. On savait mépriser le chef. Tout cela a disparu, en même temps que l'amour du travail bien fait. Il n'y a plus de conscience ouvrière. Tout ce qui les intéresse, les gars d'aujourd'hui, c'est ressembler au chef.
Opium ! Poison de rêve Fumée qui monte au ciel C'est toi qui nous élève Aux paradis artificiels.
Ce qui m'a plu là-bas, c'est moins l'Amérique telle qu'elle est que l'Amérique telle qu'elle pourra être un jour. Il m'a semblé voir un grand creuset où mille ingrédients s'amalgament pour former une substance inconnue ; et dans ce travail, [...] â–º Lire la suite
Les temps changent. Autrefois, c'était l'homme qui décidait. Il donnait la vie, la femme était comme un frigidaire. Enfin, un frigidaire chaud ! Dont l'homme tirait la poignée !
Le temps c'est d'la money, j'ai pas d'montre, j'ai des sous.
Que vaut le temps, s'il n'en reste plus pour s'émouvoir, s'attendrir, aimer ? Ce n'est pas nous qui décidons de notre temps, mais le temps qui tisse les jours, fait et défait les volontés, les aspirations de l'homme.
Quand on écrit son autobiographie, on n'a pas le temps de vivre.
Ah, te voilà, toi ! Regarde la voilà, la pomponnette. Garce, salope, ordure, c'est maintenant que tu reviens ?
Souviens toi de cette nuit, c'est la promesse de l'infini. C'est une promesse qui vient récompenser le courage de ceux qui ont affrontés seuls tant d'années. C'est la preuve de la confiance entre deux êtres qui est le fondement même [...] â–º Lire la suite
- Si j'étais français, je voudrais être encore sous l'Ancien Régime. - Et moi sous l'ancien roi.
Nous sortons de la civilisation du travail, mais nous en sortons à reculons dans une civilisation du temps libéré, incapables de la voir et de la vouloir, incapables donc de civiliser le temps libéré qui nous échoit, et de fonder une culture du temps disponible et une culture des activités choisies.
Ceux qui arrêtent le marketing pour économiser de l'argent sont comme ceux qui arrêtent une horloge pour gagner du temps.
Ce n'est pas en retournant un second sablier que le temps passera deux fois plus vite.
La connaissance de soi est à la fois inutile et inappétissante. Qui souvent s'examine n'avance guère dans la connaissance de lui-même. Et moins on se connaît, mieux on se porte.
Vieillir seul et pour soi est moins tragique que de vieillir pour un autre.
Tu veux que j'te dise tête de noeud ? J'ai besoin de toi autant qu'un putain de trou du cul au bout de mon coude. Tu l'imagines, le trou du cul ? ... Voila comment j'ai besoin de toi.
Je me bats toujours. Je ne sais pas combien de temps encore, mais je continue de lutter, une lutte qui consiste à faire vivre le cinéma et pas seulement à faire un autre film.
La beauté est un mystère qui danse et chante dans le temps et au-delà du temps.
On le sait que c'est l'intention qui compte, mais ça aide de la farcir d'un brin de discernement, de temps en temps.
L'écriture de polars est pour moi un moyen de véhiculer une émotion brute, une éruption violente de sensations, de peurs d'enfants.
Tu te lasses de quelqu'un quand tu te lasses de son regard, quand tu remarques qu'il attend de toi quelque chose que tu ne peux pas donner.