La philosophie, pour quoi faire ? Pour nous faire.
En 1907, j'ai été nommé professeur de piano à l'Académie de musique; une nomination que j'ai acceptée de bon coeur, car elle me permettait de m'établir ici (en Hongrie) et de poursuivre plus avant mes objectifs folkloristiques.
La pensée vole et les mots vont à pied. Voilà tout le drame de l'écrivain.
L'art rend supportable l'aspect de la vie en plaçant dessus le crêpe de la pensée indécise.
L'éloquence est une peinture de la pensée ; ceux qui après avoir peint, ajoutent encore, font un tableau au lieu d'un portrait.
La philosophie a cela d'utile qu'elle sert à nous consoler de son inutilité.
La foule est la bête élémentaire, dont l'instinct est partout, la pensée nulle part.
La politique ? Une colonne, deux phrases, un gros titre ! Et tout se volatilise ! La tête finit par vous tourner à un tel rythme sous le matraquage des éditeurs, diffuseurs, présentateurs, que la force centrifuge fait s'envoler toute pensée inutile, donc toute perte de temps !
Le temps où l'on est élève et étudiant est principalement un temps de pensée suicidaire et celui qui le nie a tout oublié.
Une bonne action par-ci, une bonne action par-là, une bonne pensée par-ci, un bon commentaire par-là, tout cela a contribué à ma carrière d'une manière ou d'une autre.
Notre pensée aujourd'hui, est sous la dominance ontologique de la mort.
Il n'y a rien de bon ou de mauvais mais la pensée le rend ainsi.
Les discussions de classe consistent à laisser vingt lourdauds et deux prétentieux parler avec leur professeur de quelque chose qu'aucun d'entre eux ne comprend.
L'action ne dérive pas de la pensée mais d'une bonne volonté à assumer ses responsabilités.
C'est le rôle essentiel du professeur d'éveiller la joie de travailler et de connaître.
La raison pour laquelle je ne peux pas suivre la vieille philosophie oeil pour oeil, c'est qu'elle finit par rendre tout le monde aveugle.
La pensée est immortelle, à condition qu'on la fasse perpétuellement renaître.
La philosophie est vide si elle n'est pas fondée sur la science. La science découvre, la philosophie interprète.
Le vrai jardinier se découvre devant la pensée sauvage.
Exprimer c'est s'enrichir ; c'est encore un geste social ; c'est communiquer aux autres son bonheur, sa joie, sa pensée et attendre la réponse.
La philosophie est écrite dans ce grand livre qui s'étend chaque jour devant nos yeux : l'univers. Mais on ne peut le comprendre si nous n'apprenons d'abord son langage et si nous ne comprenons les symboles avec lesquels il est écrit.
Tout le monde le disait ; loin de moi la pensée de soutenir que ce que dit tout le monde doive être vrai.
Une seule petite pensée positive le matin peut changer votre journée entière.
L'indécence, le défaut de pudeur sont absurdes dans tout système : dans la philosophie qui jouit, comme dans celle qui s'abstient.
La pensée est l'une des armes les plus importantes pour faire face aux problèmes.
Aucune philosophie fondée sur une vision incorrecte de la nature de l'homme n'est susceptible de produire du bien social.
Insomnie. Singulier état où l'acuité des sens s'accroît, où les souvenirs s'accumulent jusqu'à devenir parfois intolérables, où le temps qui s'écoule pourtant au ralenti permet à la pensée de galoper follement.
Un professeur médiocre parle. Un bon enseignant explique. Un excellent enseignant démontre. Un très grand enseignant inspire.
C'est là le paradoxe suprême de la pensée que de vouloir découvrir quelque chose qu'elle-même ne puisse penser.
Les chemins de la chair ne sont pas ceux de l'esprit : on ne progresse pas dans la beauté des femmes comme dans la pensée des philosophes.
L'action console. Elle est l'ennemie de la pensée et l'amie des illusions flatteuses. Ce n'est que dans l'action que nous pouvons avoir le sentiment d'être maître de notre destin.