La pensée qui nous a amené à l'endroit où nous sommes n'est pas celle qui nous mènera à l'endroit où nous voulons être.
Les idées sont à tout le monde. Elles ne deviennent pensée qu'intégrées à la cohérence d'un être.
Si nous faisions tout ce que nous sommes capable de faire, nous en serions abasourdis.
Nous sommes des créatures tellement mobiles que les sentiments que nous feignons, nous finissons par les éprouver.
Du livre découlerait la pensée que l'homme peut vouloir sur la terre l'abondance même du pays de Cocagne.
Le dernier refuge de la pensée gnostique, ce sont les fantasmes de la schizophrénie.
Nous sommes comme les noix : nous devons être brisés pour être découverts.
- Maintenant, je vais me coucher ! Avant que l'un de vous ait une brillante idée pour nous faire tuer. Ou pire, nous faire expulser ! - Il faudrait qu'elle revoit l'ordre de ses priorités !
Nous tremblons de mourir et nous tremblons de vivre Nous sommes pour toujours en deçà de la mort.
Le haïku n'est pas une pensée riche réduite à une forme brève, mais un événement bref qui trouve d'un coup sa forme juste.
Seuls entre les créatures nous savons que nous sommes de passage entre la naissance et la mort.
Après tout, notre passion a vu naître les armes, le désastre de la boucherie humaine, la course à la poudre en est le résultat. Mais ajoutez quelques étoiles de couleurs, et nous, artistes, sommes restés pacifiques au fil des siècles.
L'artificier ne voit le monde qu'à travers une multitude de scènes pyrotechniques, il est sans cesse en train de rêver, une gerbe par ci, une comète par là... Nous sommes d'éternels rêveurs à la recherche d'un bonheur perpétuellement renouvelé.
Nous sommes tous égaux devant l'inégalité qui régit notre planète.
Une idée animée par le génie et portée par la passion est plus forte que tous les éléments réunis.
Quand elle est vraiment personnelle et jaillie des origines, la prière se trouve à la limite de la pensée philosophique, elle devient philosophie dans l'instant où s'abolit toute relation intéressée avec la divinité.
L'interdiction des armes à feu est une idée dont le temps est venu.
Il faut revenir à la vieille idée de Montesquieu de séparation des pouvoirs et de souveraineté du peuple.
Nous sommes qui et où nous sommes.
Premier principe : Nous ne sommes jamais si heureux que dans l'exaltation.Deuxième principe : Ce qui augmente beaucoup le plaisir de l'exaltation, c'est de l'analyser.Troisième principe : Il faut sentir le plus possible en analysant le plus possible.
Que lui reproche-t-on ? Ses idées politiques. En voilà une idée ! Alors qu'il est déjà si difficile de croire aux opinions politiques des hommes politiques !
Ce sont les petites choses qui font de nous qui nous sommes dans le plus grand monde.
Notre personnalité sociale est une création de la pensée des autres.
Nous les vivants ne sommes jamais nus- le regard, la voix sont déjà des parures. Nous ne le sommes que dans la honte, quand le langage fait défaut.
Reprocher à l'islam, à la doctrine de Mahomet, la décadence, peut-être irrémédiable, où sont tombées les nations qui la pratiquent aujourd'hui, serait une injustice souveraine. La religion d'un peuple n'a pas avec sa puissance politique de relation directe, absolue et [...] â–º Lire la suite
N'importe quelle idée semble personnelle dès qu'on ne se rappelle plus à qui on l'a empruntée.
J'ai rencontré Isocèle. Il a une idée pour un nouveau triangle.
Nous ne parvenons pas à écrire ce que nous pensons et c'est là, toute la force des mots. Ecrire, c'est perdre son idée au profit de quelque chose qui nous dépasse, qui ne nous appartient même plus.
La femme a la passion du calcul : elle divise son âge par deux, double le prix de ses robes, triple les appointements de son mari et ajoute cinq ans à l'âge de sa meilleure amie.
Un véritable homme de lettres, à la pensée de sa mort est triste, moins de mourir, que de ne pouvoir concevoir sur la mort ne fut-ce qu'une seule pensée originale.
Non, l'homme n'est pas né pour connaître, mais nous y sommes destinés.