Les bêtes, qui ne savent pas qu'elles doivent mourir, ne rient pas. Nous savons que nous allons vers la mort et, face à cette occurrence inéluctable, nous n'avons qu'un instrument : le rire.
Telle est la vie des hommes. Quelques joies très vite effacées par d'inoubliables chagrins.
A quoi bon prendre la vie au sérieux, puisque de toute façon nous n'en sortirons pas vivants ?
Le quiproquo, c'est d'abord la vie même qui en est un, et le plus compliqué de tous.
La science de la vie est très optimiste. Chaque seconde, quatre personnes dans le monde meurent et six naissent. C'est optimiste.
La vie d'un dessinateur est le contraire de la Sécurité sociale, il n'y a rien de plus incertain.
Vouloir faire l'amour, c'est un signe de vie : les morts n'ont pas ce genre d'envie-là.
S'intéresser aux mots, s'investir dans ce qui est écrit, croire au pouvoir des livres - voilà qui submerge tout le reste, et en comparaison notre propre vie se rapetisse considérablement.
L'idée de la mort n'est supportable qu'aux imbéciles.
Ce n'est pas ce qui vient à nous, mais bien ce qui vient de nous qui est la vie véritable.
En pleine vie, nous appartenons déjà à la mort !
La vie est ton navire et non pas ta demeure.
Pour moi c'est ravir au monde le soleil que d'ôter de la vie l'amitié.
Des gens meurent pour la liberté ; leur mort suffit-elle à insuffler la vie à leur idéal ?
Le bonheur est dans les mille petites choses qui tissent la trame de notre vie quotidienne.
Comment pouvez vous être aussi sûr d'être vivant à l'heure qu'il est ? Vous n'existez pas, ni moi, nous ne vivons tous les deux que dans l'imagination d'un enfant, un garçon de neuf ans. Nous sommes imaginés par ce garçon de neuf ans confronté à un choix impossible pour lui.
Il en avait vu, des choses, dans sa vie d'homme. Ce qu'il en avait vu! Le vent sec du malheur, la mort des naufragés, une inoubliable récolte de haricots rouges l'année de ses vingt ans, la main forte des dieux, l'usure des jardins, les hanches douces si douces des femmes. Et tant, tant d'autres choses!
A la fin quand tu perds quelqu'un chaque bougie, chaque prière ça ne rattrapera pas le fait que la seule chose qu'il te reste c'est un manque dans ta vie quand cette personne a qui tu tenais, disparait.
J'ai tant aimé la vie que j'accepte la mort comme son accomplissement.
La vie ne m'apporte plus grand-chose. J'ai tout connu, tout vu. Mais, surtout, je hais cette époque, je la vomis.
L'être que je serai après la mort n'a pas plus de raisons de se souvenir de l'homme que je suis depuis ma naissance que ce dernier ne se souvient de ce que j'ai été avant elle.
La nécessité de mourir n'est supportable qu'à celui qui la regarde comme telle.
Un, n'oubliez pas de regarder les étoiles et non pas à vos pieds. Deux, n'abandonnez jamais le travail. Le travail vous donne un sens et un but et la vie est vide sans lui. Troisièmement, si vous avez la chance de trouver l'amour, souvenez-vous qu'il est là et ne le jetez pas.
Les souvenirs, cette terrible vie qui n'est pas de la vie et qui fait mal.
Il n'y a que l'envie de mourir pour donner des leçons à notre coeur.
La vie est simple quand on ne s'encombre pas de peurs et de pensées inutiles et quand on est sincère.
L'utopie ne consiste pas, aujourd'hui à préconiser le bien-être par la décroissance et la subversion de l'actuel mode de vie ; l'utopie consiste à croire que la croissance de la production sociale peut encore apporter le mieux-être, et qu'elle est matériellement possible.
La vie du loup est la mort du mouton.
La littérature, c'est la vie intérieure qui devient de la vie.
On n'est jamais puni pour avoir fait mourir de rire.
Il est bon, j'en suis convaincu, que la main du poète, avant de se refermer sur le porte-plume, ait caressé longtemps, fut-ce seulement des yeux, les bêtes porte-plumes, porte-poils, porte-vie, porte-songes.