Au royaume des petits caractères, les microscopes sont rois. Et nous vivons, condamnés à la myopie par la loi, dans une société de notes de bas de page.
Dans cette masse effrayante d'informations, la manipulation est plus facile, et finalement le citoyen est,me semble-t-il, moins bien informé qu'il y a 25 ans.
Quand on a vécu toute sa vie à côté d'une poubelle, on finit par ne plus sentir son odeur, le cerveau ne la détecte plus. En effet il normalise la puanteur. Le même principe est valable quand on a vécu toute sa vie dans une société de basse moralité.
Nous vivons aujourd'hui dans un monde où la compétence la plus précieuse que nous pouvons vendre est la connaissance.
Si nous vivons, nous vivons pour marcher sur la tête des puissants... Car les puissants ne travaillent qu'à marcher sur nos vies.
La douleur et la souffrance sont toujours inévitables pour une grande intelligence et un coeur profond. Les vrais grands hommes doivent, je pense, avoir une grande tristesse sur la terre.
Dans la société les femmes sont considérées comme le « sexe faible », mais dans la nature la femelle peut être bien plus féroce que son homologue masculin.
Qui que vous soyez, inconnu ou célèbre, faible ou puissant, vous détenez une part égale du destin de notre pays.
La civilisation mécanique vient de parvenir à son dernier degré de sauvagerie. Il va falloir choisir, dans un avenir plus ou moins proche, entre le suicide collectif ou l'utilisation intelligente des conquêtes scientifiques.
Les hommes ont inventé le destin afin de lui attribuer les désordres de l'univers, qu'ils ont pour devoir de gouverner.
La civilisation de l'automobile a permis à l'Italie de battre un record: être le pays d'Europe qui a le plus d'autoroutes et le moins d'hôpitaux et d'écoles et où les services publics sont les moins efficaces
La vie est le matériau brut. Nous sommes les artisans. Nous pouvons faire de notre existence quelque chose de magnifique ou d'affreux. Notre destin est entre nos mains.
J'arrive une heure avant la messePour la joie de la voir passerEt pendant qu'elle est à confesseJe suis jaloux de son curéJe me lève et je m'agenouilleJe me sens comme crucifiéPar tous les regards qui me fouillentDes grenouilles de bénitier.
La joie d'avoir travaillé est mauvaise : elle empêche de continuer.
La vieillesse est la période de notre existence pendant laquelle nous composons avec les vices que nous chérissons encore, en vitupérant ceux que nous n'osons plus pratiquer.
Le bonheur ça se crie, la tristesse ça s'écrit.
Le bonheur va avec le malheur, la joie va avec la peine.
Entre dieu et la société, il faut choisir. Ce choix me laisse assez indifférent, car je ne vois dans la divinité que la société transfigurée et pensée symboliquement.
Investissez Dieu dans vos affaires et vous allez voir votre potentiel atteindre son maximum dans notre société divinement capitaliste.
L'équitation est la plus noble expression d'une union charnelle.
Peu importe comment vous êtes fatigué, peu importe la façon dont ce travail épuisant physiquement peut-être, il est beau d'apporter un sourire dans la vie de quelqu'un, de prendre soin de quelqu'un dans le besoin. Quelle plus grande joie peut-il y avoir?
La culture, devenue intégralement marchandise, doit aussi devenir la marchandise vedette de la société spectaculaire.
Vivre dans un état constant de gratitude, c'est vivre dans la joie. Même les défis et les épreuves ne vous empêchent pas de ressentir de la joie lorsque vous êtes dans un état de crainte et de gratitude pour tout dans la vie. En fait, ils ne servent qu'à approfondir votre joie.
L'austérité ne doit pas être le destin de l'Europe.
Il est aussi absurde de parler de démocratie ou d'efficacité économique dans une société communiste que d'évoquer un capitalisme sans argent.
On ne compose pas une société en décomposition.
Il m'est apparu une fois de plus qu'il y a dans la douleur autant de regrets pour ce que l'on n'a jamais eu que de tristesse pour ce qu'on a perdu.
Il est indispensable pour une société de consommation que ses membres soient cupides, ostentatoires, gloutons, envieux, gaspilleurs, égoïstes et inhumains. Nous sommes officiellement professeurs de moralité mais si nous devenions tous "bons" l'économie s'effondrerait.
On n'enseigne pas aux forces de l'ordre la protection du citoyen mais la protection du pouvoir.
Votre joie est votre peine démasquée. Et le même puits d'où s'élève ton rire était souvent rempli de tes larmes.
Le remords s'endort devant un destin prospère, et s'aigrit dans l'adversité.