Pour que la loi du progrès existât, il faudrait que chacun voulût la créer ; c'est-à-dire que, quand tous les individus s'appliqueront à progresser, alors, l'humanité sera en progrès.
Mon enfant, je sais que c'est pour la mère patrie que tu vas donner ta vie, tout le monde ici sait que tu ne reculeras pas, tout le monde ici est fier de toi, ton père est mort, tes frères sont morts, venge nous des hordes fascistes !
Je pense souvent à Venise. Quelle ville étonnante, tout enroulée sur elle même, lovée autour de son grand canal, repliée sur ses ruelles, tortueuses, propice, truquée comme un théâtre, bourrée comme un bas de sorcière. Point de voitures, point de [...] â–º Lire la suite
Qu'on soit black de peau, qu'on soit blanc, qu'on soit jaune Qu'on parle l'eskimo ou l'indien d'Amazone, Devant le soleil qui s'éteint, A la même enseigne, tous les mêmes enfin.
Il nous appartient - quand tout nous fait défaut et que tout s'éloigne - de donner à notre vie la patience d'une oeuvre d'art, la souplesse des roseaux que la main du vent froisse, en hommage à l'hiver. Un peu de silence y suffit.
La tradition et le progrès sont deux grands ennemis du genre humain.
Il n'y a rien d'autre à apprendre que soi dans la vie. Il n'y a rien d'autre à connaître. On n'apprend pas tout seul, bien sûr. Il faut passer par quelqu'un pour atteindre au plus secret de soi. Par un amour, par une parole ou un visage.
Tout, chez tout le monde, n'est que divertissement, dérivatif à la mort.
L'aventure, c'est aller plus loin. Et avant tout en soi-même. C'est un chemin à l'envers.il faut passer un sas en soi. Pour être plus libre encore.
Quand tu écoutes, tu apprends. Vous absorbez comme une éponge et votre vie devient tellement meilleure que lorsque vous essayez d'être écouté tout le temps.
Comme l'avenir est incertain, comme les prévisions que l'on peut faire aujourd'hui risquent d'être contredites par la réalité de demain, alors essayons de vivre heureux.
Une fâcheuse rencontre a plus d'éloquence que tous les avertissements du monde.
La guérison signifie que notre dignité soit rétablie et que nous sommes en mesure de faire avancer nos vies.
- Qu'est ce que tu fais ? - Non, toi, qu'est ce que tu fais ? - C'est le capitaine qui donne les ordres ! - Et c'est ce qu'il vient de faire ! - Mais ! C'est mon Navire ! Et c'est mes cartes ! - Ce qui fait de toi... l'homme aux cartes !
Je t'aime Brooke, je suis fou de toi, tu m'as plu tout de suite. Je pense à toi sans arrêt depuis le matin où je t'ai vu danser toute seule comme une folle dans ton magasin.
Les opposants de l'avant-veille, les irréductibles de la veille, les anciens Wafdistes comme les Frères musulmans, tous se rallient. L'Égypte entière fait corps avec Nasser. Le succès d'une idée est devenu le triomphe d'un homme.
"Ne juge personne avant de te mettre à sa place." Ce vieux proverbe rend tout jugement impossible, car nous ne jugeons quelqu'un que parce que justement nous ne pouvons nous mettre à sa place.
C'est toujours un signe que je devrais faire quelque chose si ça me fait peur.
Notre petite bourgeoisie est toute formée de déracinés. Il suffit de remonter à une ou deux générations pour y rencontrer le paysan. Tout le fond de la race est là.
Inventée pour permettre à son propriétaire d'aller où il veut, à l'heure et à la vitesse de son choix, la bagnole devient, de tous les véhicules, le plus serf, aléatoire, imprévisible et incommode.
Celui qui prie pour empêcher la mort est aussi fou que celui qui prierait pour faire lever le soleil par l'ouest, sous prétexte qu'il n'aime pas la lumière matinale.
Nous sommes tous des Juifs allemands.
Pourquoi dépenser de l'argent pour faire établir votre arbre généalogique ? Faites de la politique et vos adversaires s'en chargeront.
J'ai toujours voulu être acteur, mais mes trois acteurs préférés de tous les temps sont Al Pacino, James Dean et Philip Seymour Hoffman.
C'est purement négatif de toujours remettre tout en cause, c'est, en somme, la marque des faibles, des incapables.
Mais que faire de cette force permanente en nous, de cette force qui aspire, et qui aspire toujours ?
Ceux qui ont une foi excessive dans leurs idées ne sont pas bien armés pour faire des découvertes.
C'est bien qu'en démocratie chacun veuille jouer sa partition.
J'ai déjà dit, en racontant ma rencontre avec lui, que le crâne de Freud ressemblait à un escargot de Bourgogne. La conséquence est évidente : si on veut manger sa pensée il faut la sortir avec une aiguille. Alors elle sort tout entière.
Quoi que l'homme entreprenne et fasse, l'individu ne se suffit pas, la société reste le suprême besoin de tout homme de valeur.
Nous sommes tous des mortels, et chacun est pour lui-même.