Si nous avons différentes façons de nous créer nous-mêmes, la plus évidente consiste pour chacun de nous à bâtir autour de soi une coquille.
Tout individu ne développe-t-il pas son identité personnelle et la vision qu'il a de lui-même d'abord en fonction de la situation dans laquelle il vit, et ensuite seulement en fonction de la conscience historique de son entourage ?
Subir, c'est se mettre une pression monstre sur les épaules. Quand je suis arrivé en équipe de France, j'ai de suite vu que certains anciens ne feraient pas de médailles. Ça se voyait rien qu'à leur regard. Je ne dirais pas qui mais, sur leur visage, il y avait marqué pression.
La conscience ? Elle n'empêche jamais de commettre un péché. Elle empêche seulement d'en jouir en paix !
La libéralité consiste moins à donner beaucoup qu'à donner à propos.
Quand nous avons de grands trésors sous les yeux, nous ne nous en apercevons jamais. Et sais-tu pourquoi ? Parce que les hommes ne croient pas aux trésors.
L'insomniaque rêve d'une défaillance de la conscience qui lui permettrait de dormir comme l'acrobate rêve d'une défaillance de la pesanteur qui lui permettrait de ne jamais retomber.
La possession diminue souvent au lieu de la compléter la connaissance que l'on avait l'un de l'autre.
On peut assassiner les corps mais pas l'âme, voilà ce que nous avons appris dans les camps.
- Une, deux, trois, quatre, mais dites-moi, vous avez été cinq fois arrêté pour agression. - Ouais. - Vous avez une explication à tout ça ? - Cinq combats, hein. Rocky Marciano il en a fait 40 et il est milliardaire. [...] â–º Lire la suite
Elle avait de grands yeux, vifs, clairs, humides et brillants, et sa carnation naturelle laissait deviner à fleur de peau la jeune vigueur des battements de son coeur. Son corps s'attardait avec grâce aux confins de l'enfance : elle avait presque dix-huit ans, serait bientôt femme, mais la rosée sur elle se voyait encore.
L'un des meilleurs conseils que j'ai reçu dans ma vie vient de ma mère. Quand j'étais petit, il y avait un gamin qui m'embêtait à l'école et elle m'a dit "je vais te dire quoi faire. Si le gamin t'embête et met ses mains sur toi; tu prends le caillou le plus proche...
- Pourquoi vous me regardez comme ça ? - Votre train a déraillé, une défaillance mécanique. On a retrouvé que deux survivants jusqu'ici : vous et cet homme. Il avait le crane ouvert et tout le côté gauche écrasé. Et pour répondre [...] â–º Lire la suite
J'ai des moments de nettoyage sporadiques de TOC dans la maison. Mais ensuite je deviens paresseux et je suis guéri. C'est un trait de personnalité très incohérent.
Si nous n'avions jamais été séparés dans le temps et dans l'espace de ceux avec qui nous avons éprouvé le plaisir d'être ensemble, nous ne saurions pas ce qu'est aimer. Aimer est ce mouvement du coeur vers l'image de l'absent pour soulager en soi la souffrance de son absence.
Je dis toujours oui a priori, je trouve insupportables les gens qui disent toujours non. Cette méthode n'a pas dû être mauvaise pour en arriver là où j'en suis ! Mitterrand faisait cela, il laissait les choses croupir, et ensuite il prenait les décisions. Jospin, lui, avait théorisé l'équilibre. Il fallait toujours être à l'équilibre.
Chaque jour, chaque heure, chaque instant, il faut vivre. Vivre ce que nous avons à vivre et ne pas nous laisser vivre. Vivre véritablement, c'est peut-être le seul acte révolutionnaire. Oser Être. Et vivre libre. Chaque jour, plus libre encore.
Ce que nous appelons "mauvaise conscience" est en fait la bonne conscience : c'est la vertu qui se dresse en nous pour nous accuser.
Tout est affaire de décor Changer de lit, changer de corps A quoi bon puisque c'est encore Moi qui moi-même me trahis
Si Louis XVI eût aboli la peine de mort, comme il avait aboli la torture, sa tête ne serait pas tombée.
Le comble du chic c'est d'être soi même.
S'il n'y avait que les vivants, la terre serait tout à fait inhabitable.
Si le christianisme avait été une nouvelle école de pensée, cette école serait fermée depuis longtemps.
Je pense que mon travail en tant que PDG consiste toujours à faire avancer les gens.
J'entrevoyais bien que chaque pas m'éloignait davantage des valeurs de mon groupe, d'une image de moi-même qu'avec l'âge, l'alourdissement normal de la nature, la lente reprise par le passé, la famille, j'aurais aspiré à retrouver, comme la plupart des hommes [...] â–º Lire la suite
Notre société dite de consommation est le plus grand dépressif qui soit. Robotisé, nous ne nous en rendons pas toujours compte. Nous n'en avons pas le temps.
Il existe une vieille et sûre recette pour conserver toujours la paix en soi : c'est d'accuser toujours les autres.
J'ai trop souvent entendu : "Nous avons une amie commune".
La conscience vaut mille témoignages.
Un bonheur vient rarement sans le malheur correspondant qui est la substance de toutes choses.
Il est une frontière que nous n'osons franchir que la nuit, avait dit le vieux gringo : la frontière de nos différences avec les autres, de nos combats avec nous-mêmes.