C'est étrange de penser qu'on peut tomber amoureux et ne plus s'aimer, que l'amour peut se transformer en haine, et que ce sont les gens qui nous ont le plus aimé qui nous ferons le plus de mal.
Nos sommes des puritains, c'est l'histoire qui l'a voulu. C'est pour ça qu'une petite pipe au président tourne à l'affaire d' État
Faire le mal, c'est en vouloir à mon bien...
Le grand péché du monde moderne, c'est le refus de l'invisible.
Tout le monde fait l'idiot au moins une fois dans la vie. Mais se marier, c'est le faire toute la vie.
Un grand acteur, c'est quelqu'un qui est capable d'être intime en public.
Ce qui fait qu'on goûte médiocrement les philosophes, c'est qu'ils ne nous parlent pas assez des choses que nous savons.
Le péché, c'est tout ce qui s'oppose au bonheur.
Quand une femme vous dit : "je ferai ton bonheur", c'est toujours au sien qu'elle pense.
Dans les histoires, il y a toujours quelqu'un qui surgit, et c'est l'amour. Dans les histoires des autres.
La mort, c'est long parfois, ça veut vivre avant de finir.
Etre triste, c'est idiot et inutile.
Les bagnoles, c'est comme les gens, plus elles vieillissent, plus il faut les chouchouter.
Le seul mot de japonais que je connaisse, c'est "autocar".
L'hétérosexualité c'est aussi naturel que l'enclos électrique dans lequel on parque les vaches.
Le temps n'est pas un jeu, c'est un verdict auquel nul ne peut se soustraire.
Il y a des jours ou je voudrais être partout et tout faire en même temps et la seule façon d'y arriver c'est d'être nulle part et de ne rien faire.
Le sommeil, c'est quand toutes les choses non triées s'envolent comme d'une poubelle renversée par un vent violent.
Chaque fois que vous avez quelqu'un qui vient dire qu'il aime ce que vous faites et qu'il en tire une grande joie, c'est une expérience très humiliante.
La seule chose pire qu'un perdant, c'est quelqu'un qui n'admettra pas qu'il a mal joué.
Cette envie est apparue vers l'âge de 17-18 ans. C'est à ce moment que j'ai voulu devenir journaliste...Et j'emploie bien le terme de « journaliste » et non pas « présentatrice » qui n'est qu'un aspect de mon métier.
Hier j'étais heureuse. Aujourd'hui je suis amoureuse, et ce n'est pas pareil. Et c'est même tout le contraire.
Un peintre ne peut pas être raciste : c' est déjà un homme de couleur.
Ce n'est pas la réalité qui est vulgaire, c'est l'idéal.
Le jazz, c'est ce qui nous permet d'échapper à la vie quotidienne.
La seule façon d'oublier qu'on n'a qu'une vie, c'est d'avoir plusieurs femmes...
L'industrie de la télévision n'aime pas voir la complexité du monde. Elle préfère les idées et les concepts simples : c'est blanc, c'est noir ; c'est bon, c'est mauvais.
C'est bon écrire. On regarde filer sa main, qui trace de curieuses arabesques ; et la pensée précède ou accompagne la grimace de l'encre qui s'écoule et des signes qui s'inscrivent.
La vraie fin de l'homme, ce n'est pas la mort, c'est sa perfection.
L'étranger, c'est votre miroir qui le renvoie.
Ce qui marque le pop, c'est avant tout l'usage qu'il fait de ce qui est méprisé et on insiste sur les moyens les plus pratiques, les moins esthétiques, les plus beuglants des aspects de la publicité.
S'écrire c'est toujours pour essayer de s'échanger des bouts de moments vécus trop seuls.
- Tu vas pas bosser ? - Non, Lino Ventura est mort, c'est pas un jour ordinaire...- Qu'est-ce que tu bois ? - Comme d'habitude.
Le mot « camarade », c'est sans doute le mot qui a le plus souffert de la politique.
Embrasser les joues ravinées d'une mamie, c'est tremper les lèvres dans un millésime de vie. Ça régénère !
Pour les gens c'est tout ce que j'ai, ma beauté. La beauté n'existe pas, la beauté ne dure pas. Toi, tu es laid, et tu ne connais pas ta chance : au moins, si on t'aime, c'est pour une autre raison.
C'est dans un baiser toute l'âme qu'on frôle, et rien ne sait le poids d'un front comme une épaule !
C'est une question de prudence. Personne n'a une haute opinion des poissonnières mais qui oserait les offenser en se promenant dans le marché aux poissons
Profiter et donner du plaisir, sans se blesser ni blesser les autres ; c'est la vraie morale.
Quand le général Bugeaud arrive en Algérie, il commence à massacrer les musulmans, et même certains juifs. Et bien moi, je suis aujourd'hui du côté du général Bugeaud. C'est ça, être français!
C'est important d'être humainement proche des gens pour lesquels vous écrivez.
Rien, cependant, n'est plus éloigné de l'amitié que le rapport maître-élève. L'ami n'est pas un gourou qui possède la vérité ; sa révélation n'est pas un enseignement. C'est une démarche qui permet de parvenir à la même conclusion en partant de points de vue différents. C'est une convergence dans la vérité.
La clé dans tout ce que l'on fait, c'est de prioriser. C'est-à-dire de cerner les points importants à traiter pour nous, et de s'y tenir.
Je suis désolée je ne m'attends pas à ce que vous me compreniez. Vous ne me connaissez pas. Je suis désolée mais c'est vrai. Vous ne savez plus qui je suis et vous ne pouvez plus compter sur moi.
Ce qui est délectable, c'est d'être allongé dans un vaste fauteuil et de somnoler longuement... Mais pas tout de même jusqu'à la fatigue.
Pour juger un acte politique, se demander toujours ce qu'ont voulu ses auteurs : c'est rarement ce qu'on pense, ce n'est jamais ce qu'ils disent.
C'est la conscience humaine du Beau qui différencie le Beau du Laid.
Ecrire, c'est surtout essayer de survivre.
La biographie est une prison. Prison des dates, des faits, des fiches. Le roman, c'est la liberté.
Être neutre, c'est profiter des embarras des autres pour arranger ses affaires.