Les imbéciles ont toujours été exploités et c'est justice. Le jour où ils cesseraient de l'être, ils triompheraient, et le monde serait perdu.
L'exclamation "c'est beau !" et son effet. C'est de tous les mots le plus indéterminé et le mieux entendu.
Le but de l'humanité, c'est de produire de grands hommes.
L'honneur, c'est la vérité.
Le miracle de l'amour, c'est de resserrer le monde autour d'un être qui vous enchante.
La science est compétitive, agressive, exigeante. C'est aussi imaginatif, inspirant, édifiant.
L'action, quelle qu'elle soit, modifie ce qui est au nom de ce qui n'est pas encore. Puisqu'elle ne peut s'accomplir sans briser l'ordre ancien, c'est une révolution permanente.
Premiers sentiments, secondes pensées, c'est, dans les deux genres, ce qu'il y a de meilleur.
L'important c'est de n'être que de passage.
Cherchez-vous des secrets? Est-ce que c'est ça? Peut-être que je peux vous en donner un. Voulez-vous savoir quel est le secret ultime ? Laura l'a fait. Le secret de savoir qui vous a tué.
Être une star française, ça ouvre évidemment des portes. Mais quand ça marche vraiment, quand les gens rient, c'est génial.
- C'est la chambre à coucher, mais là il ne s'est jamais rien passé. - Vraiment ? Dommage...
Être écrivain, c'est découvrir patiemment, au fil des années, la seconde personne, cachée, qui vit en nous.
Aimer une idée, c'est l'aimer un peu plus qu'on ne devrait.
Comprendre, c'est presque l'inverse d'exister.
Etre formé dans son propre intérêt, c'est pour les privilégiés.
Si l'Histoire a conservé, au-delà des siècles le souvenir des chrétiens livrés aux lions, des croyants persécutés par l'Inquisition et de tous les massacres perpétrés par les hommes au nom d'un prince ou d'un dieu, c'est que l'injustice ne connaît pas d'oubli.
L'écrin de l'inspiration c'est souvent le silence qui la précède. En précurseur de la pensée, il ouvre l'esprit, disperse les nuages de notre ciel du dedans pour libérer sa lumière, qui nous est si souvent invisible...
C'est le rétrécisseur d'idées diplomé. C'est le docteur !
Si vous voulez - c'est une ultime tentative -Pour le règne du bien je verserai mon sang.Déjà le sang devient une simple salive ;L'oiseau de paradis, un oiseau commerçant.
Concevoir l'Amérique comme une Histoire et la destinée comme un avenir, respirer le parfum d'un hickory à travers le silence des âges, c'est possible. Il nous suffit d'un ciel grand ouvert et de la volonté de faire usage de nos ailes.
L'extase, c'est l'art qui peut la procurer, et l'amour aussi.
Le chômage ne baisse pas en France : c'est l'augmentation la plus spectaculaire du taux de radiation de toute l'histoire de Pôle Emploi. Les chiffres qui sont donnés par le gouvernement éliminent les catégories B et C, l'extrême précarisation de l'emploi.
Le plus grand nationaliste de Russie : c'est moi.
C'est bien pour une femme d'en savoir beaucoup; mais je ne veux pas qu'elle ait ce désir choquant d'être apprise pour apprendre. Quand je pose une question à une femme, j'aime qu'elle fasse semblant d'ignorer ce qu'elle sait vraiment.
Le saxophone parle la langue des bas-fonds, l'argot blasé et mélancolique du demi-jour - sale et sexy et suant et dur. C'est la langue des orphelins, des bâtards et des putains.
Le hasard, voyez-vous, ne sert que les hommes forts et c'est ce qui indigne les sots.
La gouverne des autres, c'est la mort. Vivre, c'est travailler pour soi.
Le caractère, c'est-à-dire la passion d'être soi, à tout prix.
Je crois que l'un des buts de l'existence de l'homme, c'est la femme.
Être libre, c'est devenir quelque peu étranger à soi-même.
Cruellement déçue, après sa rupture avec Napoléon, elle avait cherché à connaître d'autres jouissances dans les bras d'amants successifs. C'est le paradoxe de cette vie : celle dont l'Histoire garde le souvenir comme d'une "grande amoureuse" ne savait pas aimer.
Écrivain, c'est zéro pouvoir. C'est pour ça que t'en vois plein qui passent plus de temps à essayer de se faire un réseau ou d'avoir un petit boulot de chroniqueur à la télé ou à la radio qu'à écrire. Il faut être con comme je le suis pour se consacrer exclusivement à l'écriture.
C'est utile quand la vie vous sourit de savoir qu'elle va vous passer à tabac et quand on tâtonne dans les ténèbres que la lumière va revenir. Ça donne de la prudence, ça donne de la confiance. Ça aide à relativiser ses états d'âme. Du moins ça devrait.
La France est multiraciale, et elle le restera. C'est une évidence. Mais il ne faut pas se tromper de leçon. Elle l'est grâce à sa passion d'unité. Elle a pu être multiraciale parce qu'elle a toujours refusé d'être « pluriculturelle » ou « polyethnique ».
Si les gens ne vous traitent pas de fou, c'est que vous ne pensez pas assez grand.
Le plus grand plaisir n'est pas - disons - le sexe ou la géométrie. C'est juste comprendre. Et si vous pouvez amener les gens à comprendre leur propre humanité - eh bien, c'est le travail de l'écrivain.
L'essence de l'Amérique - ce qui nous unit vraiment - n'est pas l'ethnicité, la nationalité ou la religion - c'est une idée - et quelle idée c'est : Que vous puissiez venir de circonstances humbles et faire de grandes choses.
J'ai toujours appartenu à la rue, et je le ferai toujours. C'est dans mon ADN.
- C'est souvent ce que les gens ne se disent pas qui est le plus important non ? - Ça non plus j'ai pas compris... - Pourtant c'est clair.
Connaître les femmes, c'est savoir qu'on ne les connaît pas.
Si les hommes ont des cravates, c'est pour indiquer la direction de leur cerveau.
Les dieux existent : c'est le diable.
Epouser une maîtresse, c'est mettre en hachis les restes d'un vieux gigot.
Convaincre, c'est intimider.
La conscience est le tribunal de la pensée, c'est le juge intérieur qui prononce sur la moralité des actes ; témoin inévitable de tout ce qui se passe en nous, elle est la voix dénonciatrice de nos secrets penchants.
L'hypothèse expérimentale, en un mot, doit toujours être fondée sur une observation antérieure. Une autre condition essentielle de l'hypothèse, c'est qu'elle soit aussi probable que possible et qu'elle soit vérifiable expérimentalement.
L'art est affranchissement. Craindre pour lui les effets de la contrainte politique, c'est un peu moins le sentir.Se préoccuper de la politique, c'est obéir à l'esprit du temps.Sois le fils de ton temps, n'en sois pas le disciple ou le favori.
L'avantage de cette conception, dit Wylie, c'est que, tout en étant délivré de l'espoir que les choses pourront s'améliorer, on l'est également de la crainte qu'elles n'empirent. On sait qu'elles seront toujours ce qu'elles ont toujours été.
Nous sommes dans l'extrême centre, le milieu radical. C'est notre position.