Savoir se rendre antipathique, c'est bien ; savoir se rendre odieux, c'est mieux.
Sans illusions à perpétuité, que serions-nous donc ? C'est l'espoir qui nous mène, qui nous tient en vie.
Prendre connaissance de la vie, c'est savoir la supporter.
Etre heureux, c'est mettre en échec les sources de déplaisir.
C'est horrible de se rendre compte que vous n'apprenez à vivre que lorsque vous êtes sur le point de mourir.
C'est utile, une révolution. Ça met des freins au gouvernement, ça le force à agir, à pencher d'un certain côté. Mais pas plus. L'état demeure.
C'est la société qui fait l'ordure...
C'est la vie, ça... Tous les jours des innocents meurent, sans savoir pourquoi...
C'est un excellent entraînement intellectuel que d'avoir en soi-même une confiance exagérée.
Là où il y a du monde, les Parisiens viennent en foule. Ce qui fait le succès d'un endroit, c'est qu'il a du succès...
L'écriture, c'est ce neutre, ce composite, cet oblique où fuit notre sujet, le noir-et-blanc où vient se perdre toute identité, à commencer par celle-là même du corps qui écrit.
Le féminisme ce n'est pas détruire les hommes ou notre humanité d'amour, c'est enrichir des droits hommes-femmes égaux en tout droit.
Faire un film, c'est d'abord raconter une histoire. Cette histoire peut être improbable, mais elle ne devrait jamais être banale. Ce doit être dramatique et humain. Qu'est-ce que le drame, après tout, si ce n'est la vie avec les éléments ternes coupés ?
Quand Dieu vous ouvre une porte - quand la vie vous ouvre une porte - je pense que c'est important de le rendre, de renvoyer de l'amour en retour.
Le sage laisse à autrui La course à la célébrité Et c'est en lui-même recueilli Que le sage suscite la renommée.
Nous défendre quelque chose, c'est nous en donner envie.
Un intellectuel c'est quelqu'un qui entre dans les bibliothèques publiques même quand il ne pleut pas.
En soi les buts de l'écrivain sont louables, mais il faut avoir du génie pour les réaliser et ça c'est quelque chose d'immatériel que Dieu seul peut donner selon son bon plaisir.
L'humour, c'est aussi une façon de résister.
Les êtres ne se rencontrent à peu près jamais, sauf quelques heures ici et là dans toute existence ; c'est ça le drame.
Nous naissons, nous vivons, nous mourons dans les pleurs : c'est à ce prix qu'est l'existence.
Le drame quand on est président, c'est que si on entreprend de résoudre les problèmes, on n'a plus le temps de gouverner.
Quand un jockey a droit à un peu de chantilly, c'est qu'il s'agit de l'hippodrome.
La vraie maladie des acteurs, c'est que leurs prestations médiatiques occultent leurs prestations d'acteurs.
C'est le premier pas qui, dans toutes les guerres, décèle le génie.
C'est lorsque l'on donne du peu que l'on a, que l'on donne vraiment.
Le pire, quand on fait un discours, ce n'est pas de prendre conscience que vos auditeurs regardent leur montre, c'est le moment où ils se mettent à la secouer pour voir si elle n'est pas arrêtée.
L'animal est ainsi le seul être animé dont l'existence se confonde avec l'existence, et avec l'existence seule. C'est pourquoi il peut, en un sens, être considéré comme le meilleur « témoin » de l'existence, le seul témoin qui soit à [...] ► Lire la suite
J'ai passé l'hiverEn attendant un motC'est comme le désertSans une goutte d'eauLa barque à l'enversPosée sur les tréteauxOn voit au traversElle sert aux oiseaux.
Finalement l'amour est une lumière, une chaleur, c'est aussi un noeud, un noeud coulant. : ne va pas trop vite, ne va pas trop loin, sinon ça va serrer.
À la différence de l'aspirateur, de l'appareil de TSF ou de la bicyclette, qui gardent toute leur valeur d'usage quand tout le monde en dispose, la bagnole, comme une villa sur la Côte, n'a d'intérêt et d'avantage que dans la [...] ► Lire la suite
L'intelligence met déjà à l'écart. Mais si la sensibilité s'y ajoute, alors là, c'est la solitude complète.
- On dirait qu'on est glacé et que le monde continue à tourner autour de vous. - Peu importe le nombre d'amis près à vous soutenir dans votre deuil, c'est malheureusement quelque chose qu'on doit affronter seul.
Malheureux... pas malheureux, c'est un état d'esprit. Moi j'me rappelle plus.
La France, c'est le Puy du Fou, c'est formidable !
C'est un thème récurrent, je l'ai observé dans les foyers catholiques : l'humour du prêtre; les blagues de prêtre : rien que d'y penser, j'en ai le frisson.
L'homme n'a pas une seule et même vie ; il en a plusieurs mises bout à bout, et c'est sa misère.
Agir, c'est une création continue.
La terre, c'est la vie. Du moins pour quelques-uns.
Vivre c'est pécher. Et vous péchez par le seul fait d'exister...
C'est un crime public que d'agir comme si Dieu n'existait pas.
On a toujours tort de se suicider trop tôt. C'est manquer de mémoire. Ou d'imagination.
On peut comparer le monde à un bloc de cristal aux facettes innombrables. Selon sa structure et sa position, chacun de nous voit certaines facettes. Tout ce qui peut nous passionner, c'est de découvrir un nouveau tranchant, un nouvel espace.
Travailler en ne faisant rien, c'est une approche du bonheur de notre époque.
Et si parfois je te montre les rails, c'est pour que tu y ajoutes l'aiguillage à ton idée.
Perdre une inspiration c'est comme tuer un homme, car ce qu'on avait à dire pouvait sauver la vie de millier de personnes.
Je suis persuadé d'une chose, c'est qu'il faut toujours dire « Je t'aime » aux personnes qu'on aime.
Le dix-huitième siècle, c'est là une partie de sa gloire, a aboli la torture ; le dix-neuvième siècle abolira la peine de mort.
S'emparer de ce qui ne peut se défendre, c'est une lâcheté.
Une conclusion, c'est quand vous en avez assez de penser.