Le dix-huitième siècle, c'est là une partie de sa gloire, a aboli la torture ; le dix-neuvième siècle abolira la peine de mort.
Si vous mettez le pied sur une vipère, vous risquez une mort sûre.
La mort est le jouet sérieux de Dieu.
On ne communiquait pas mieux dans la mort qu'on ne l'avait fait dans la vie.
La peur de la mort est l'unique source des religions.
Les enfants (...) sont le seul moyen dont nous disposons pour tromper la mort et atteindre l'immortalité.
Les femmes sont "authentiquement" malades quand elles le veulent. Elles sont même capables de mourir par orgueil.
Il n'y a d'innocents que ceux qui s'opposent au crime ; ceux qui le souffrent, le partagent.
Il déclare donc, ou plutôt il avoue hautement que le Dernier Jour d'un Condamné n'est autre chose qu'un plaidoyer, direct ou indirect, comme on voudra, pour l'abolition de la peine de mort.
Si on ne peut plus tricher avec ses amis, c'est plus la peine de jouer aux cartes.
Combien il doit être difficile de mourir n'importe où sauf dans son lieu de naissance.
La mort est paisible, simple. C'est beaucoup plus difficile de vivre.
Tu avais une connivence contagieuse avec tout ce qui est vivant et m'a appris à regarder et à aimer les champs, les bois et les animaux. Ils t'écoutaient si attentivement quand tu leur parlais que j'avais l'impression qu'ils comprenaient tes paroles. Tu me découvrais la richesse de la vie et je l'aimais à travers toi.
Le plus terrible c'est que je vais mourir seul, tu ne seras pas là pour me rassurer, me tenir la main, me fermer les yeux.
Et si vous n'avez rien à dire, ce n'est pas la peine de le faire savoir à tout le monde !
Je ne cessai d'adorer ma mère et de la vénérer comme une sainte. Cette vénération, j'admettais que je n'avais plus de raison de l'avoir, mais jamais je ne pus m'en défendre. Ainsi vivais-je en un tourment que rien ne pouvais apaiser, dont seul me sortiraient la mort et le malheur définitif.
Est-ce que la mort me consolera de ma vie ?
Tout est utile, c'est étrange. La peine ne se perd pas. Elle sert à la joie des autres.
Le drame de la minorité homosexuelle est que son destin dépend du regard que pose sur elle la majorité hétérosexuelle. Or, les homosexuels servent de repoussoirs psychologiques aux mâles hétérosexuels prisonniers de l'idéologie patriarcale. Leur sort, autant que celui des femmes, dépend étroitement de la mort du patriarcat.
Rêvez comme si vous alliez vivre éternellement. Vivez comme si vous alliez mourir aujourd'hui.
Vous poussez une porte, vous croyez entrer dans un endroit familier, et à peine êtes-vous engagé dans le tambour de cette porte tournante que vous vous rendez compte, à travers les glaces rutilantes, que vous pénétrez dans un pays inconnu.
Les sentiments qu'une mort inopinée réveille dans nos coeurs sont des sentiments d'une journée, comme si la mort elle-même devait être l'affaire d'un jour.
À tous les navires au large, à tous les ports d'attache, à ma famille, à tout les amis et à tous les inconnus. Ceci est un message, une prière ; Le message, c'est que mes voyages m'ont enseignés une grande vérité, [...] ► Lire la suite
La vie n'est pas lisse ! Elle est pleine de bosses et de creux, rude et tourmentée ! la vie est faite de noeuds !
La gloire n'est qu'une fausse monnaie contre laquelle nous sacrifions aux autres notre propre bonheur.
La Terre est un objet vivant parcouru de nomades de plus en plus nombreux.
Il n'est pas déshonorant de mourir en poursuivant un but, même futile ; ce qui l'est, c'est de se laisser vaincre et d'accepter sa défaite.
Les femmes ont horreur d'attendre. C'est un supplice qu'elles nous réservent.
La démesure, en mûrissant, produit le fruit de l'erreur et la moisson qui en lève n'est faite que de larmes.
Il ne faut pas qu'un artiste s'intéresse trop à son époque, sous peine de faire des oeuvres qui n'intéressent que son époque.
Ne se suicident que les optimistes qui ne peuvent plus l'être. Les autres, n'ayant aucune raison de vivre, pourquoi en auraient-ils de mourir ?