Nous devrions garder le silence sur ceux qui sont au pouvoir ; en dire du bien implique presque de la flatterie ; dire du mal d'eux de leur vivant est dangereux, et quand ils sont morts, c'est lâche.
Ce qui est bien dans le métier d'acteur, c'est qu'on peut vivre dans la peau d'un autre sans avoir à en payer le prix.
Ça fait toujours ça, on n'est jamais sûr de soi vraiment. Des fois le rôle vient à vous, des fois il ne vient pas. Des fois vous essayez d'aller au rôle et vous n'y arrivez pas. C'est pour ça qu'on [...] ► Lire la suite
La banlieue, c'est comme un sac à dos. Ça ne vous quitte pas comme ça.
J'ai rencontré ma femme en jouant au golf. Elle est française et ne pouvait pas parler anglais et je ne pouvais pas parler français, donc il y avait peu de chance de nous impliquer dans des conversations ennuyeuses - c'est pourquoi nous nous sommes mariés très rapidement.
Je suis peut-être un peu plus calme mais Christian Audigier est toujours le même. Comme on dit en France, nul n'est prophète en son pays et j'ai essuyé trop de critiques. A force, c'est gonflant de se faire appeler le [...] ► Lire la suite
Nos cauchemars, c'est notre âme qui balaye devant sa porte.
Le cinéma, c'est l'opéra du vingtième siècle. On a tous les arts : les écrivains, les acteurs, les décorateurs, les chefs opérateurs, les musiciens, pour faire une oeuvre totale.
Nier c'est encore affirmer.
C'est dans sa durée que la vie se change en survie et le temps en éternité. C'est en naissant, et à chaque instant de votre vie, que vous êtes entrés en votre immortalité.
Le meurtre, chez l'homme, c'est tout près, c'est juste sous la peau, frémissant, c'est au bord des yeux comme le désir, à fleur de tête. Le meurtre, en un sens, n'est qu'une figure du désir : c'est l'envie de vous le faire passer.
On prend les portiers de boîtes pour des cerbères mais c'est faux : ils descendent directement du Sphinx de Thèbes. Leurs énigmes soulèvent de vrais problèmes existentiels.
Si j'ai peur de la mort, c'est pour faire comme tout le monde.
L'argent, c'est comme de l'engrais. Il faut le répandre partout, sinon il pue.
C'est jamais inintéressant de prendre une bonne claque sur ses propres idées reçues.
Pour ceux qui aiment bien aller sous l'eau mais qui aiment pas l'eau, le mieux, c'est un sous-marin.
Le bonheur c'est ce qu'on cherche quand on s'aime beaucoup soi-même et qu'on ne sait plus quoi se faire pour se faire plaisir.
Nous ne devons jamais oublier que c'est par nos actions, nos paroles et nos pensées que nous avons le choix.
La mélancolie, c'est le voyage des vies qu'on n'a pas eues.
C'est un vrai travail d'être en couple.
L'amour non payé de retour, c'est question sans réponse.
Vous vous dîtes amis, mais c'est quoi être amis ? C'est laisser votre pote tout seul à l'hosto' pendant quinze jours, parce que vos vacances et votre petit confort, c'est plus important ?!
- Évidemment, c'est pas des chaussures pour la marche que vous avez là. - Puisque vous me le proposez si gentiment, j'accepte. - Quoi ? - Que vous me prêtiez vos souliers. - Bah, vous chaussez du combien ? - C'est du comme vous.
Quand on a pas d'imagination, mourir c'est peu de choses, quand on en a, mourir c'est trop.
Je serai heureux de servir ; ce qui me répugne, c'est d'être asservi.
Ce qui donne au romancier le sentiment de l'échec, c'est l'immensité de sa prétention.
Le hasard c'est "l'involontaire simulant le volontaire".
L'imagination, c'est la forme suprême de l'intelligence. C'est elle qui vivifie la faculté d'analyse et la faculté de synthèse. Ceux qui en sont dépourvus se contentent d'être des érudits ou des gens d'esprit.
Le sourire, c'est l'amorce du baiser.
Le sourire c'est la soumission.
Ceux qui travaillent la terre ne peuvent rêver et c'est par les rêves que vient la sagesse.
Quand on est jeune, c'est pour toujours.
L'honneur, c'est d'être heureux quand on est malheureux.
L'écriture, c'est comme un iceberg, avec un dixième émergé. La partie émergée, c'est le premier roman. Ensuite, il y a le deuxième, le troisième... A chaque roman, on va plus profond.
La civilisation, qu'est-ce que c'est, sinon la caserne, le bureau, l'usine, les apéritifs, et les garçons de banque ?
C'est après les brûlures que les plaies suintent.
Sous le capitalisme, l'homme exploite l'homme. Sous le communisme, c'est tout le contraire.
C'est un stoïque des grandes circonstances, que désemparent facilement les petits tracas de la vie courante.
Quand les problèmes arrivent, c'est votre famille qui vous soutient.
Pour apprécier le succès, il faut avoir eu des échecs. Vous devez accepter que c'est un voyage et pas seulement demain ou le lendemain ou l'année prochaine.
On me dit souvent que j'ai encore du gaz. C'est normal, vu la cinquantaine de matches manqués pour suspension, je peux jouer encore longtemps.
Je vous souhaite à tous, à chacun d'entre vous, d'avoir votre motif d'indignation. C'est précieux. Quand quelque chose vous indigne, comme j'ai été indigné par le nazisme, alors on devient militant, fort et engagé. On rejoint le courant de l'histoire et le grand courant de l'histoire doit se poursuivre grâce à chacun.
Afin de se maintenir, l'économie est en permanence obligée de créer et de répandre davantage de technologie. C'est comme si l'enfant à naître dévorait sa mère dans le ventre de celle-ci.
Si marcher sur deux jambes n'est pas naturel à l'homme, c'est quand même une invention qui lui fait honneur.
Ce qu'il nous faut, c'est la haine. D'elle naîtront nos idées.
C'est de la folie que d'entreprendre quelque chose au-dessus de ses forces.
Ce n'est pas l'injustice en soi qui nous blesse, c'est d'en être l'objet.
La bouillabaisse, c'est du poisson avec du soleil.
L'homme, c'est le nom commode qu'on a donné, complet, fini, satisfaisant, à quelque chose qui ne l'est guère. On a fait l'opération contraire avec le mot Dieu.
Douze ans. C'est le bel âge, celui de la fabulation, des mythes et des rêves.