Il est un temps où le coeur exulte, il est un temps où il se referme sur lui-même, et c'est alors que la difficulté d'être commence !
Le plus haut dans l'art, ce n'est ni de faire rire, ni de faire pleurer, ni de nous mettre en rut ou en fureur, mais d'agir à la façon de la nature, c'est-à-dire de faire rêver.
C'est une absurdité de croire que la divinité ait des passions humaines, et l'une des plus basses des passions humaines, un incessant appétit d'applaudissements.
La politique n'est pas une science exacte. C'est pourquoi, à l'école, j'adorais les mathématiques. Tout en mathématiques était clair pour moi.
Donc, si nous avons quelque chose d'original à offrir, c'est de parler de notre propre vie et de la société dans laquelle nous vivons.
C'est le propre de l'amour d'être forcé de croître, sous peine de diminuer.
Pour tous ceux qui n'ont pas réussi, gâcher le bonheur des autres, c'est réussir un peu.
S'aimer, c'est avoir faim ensemble et non pas se dévorer l'un l'autre.
Que fait-on dans la rue, le plus souvent ? On rêve. C'est un des lieux les plus méditatifs de notre époque, c'est notre sanctuaire moderne, la Rue.
Accepter les dépendances que nous impose la nature, c'est la sagesse ; les aimer, c'est le bonheur.
Le bonheur dans la vie C'est gagner l'estime des autres.
La seule utilité réelle de la cravate, c'est qu'on la retire, sitôt rentré chez soi, pour se donner l'impression d'être libéré de quelque chose, mais on ne sait pas de quoi.
Ecrire, écrire le pourquoi on veut écrire, écrire son besoin d'écrire, c'est écrire sa tourmente, sa révélation, sa tension. C'est délier sa peur !
Dans chacun de nous il y a un peu de tous les autres ; c'est ça qui est intolérable. On ne peut pas être vraiment soi.
C'est un terrible avantage d'être laid. Il ne faudrait cependant pas en abuser.
Quand on écrit à la première personne, au moins c'est clair : tout est subjectif.
Un homme couvert de crimes est toujours intéressant. C'est une cible pour la miséricorde.
C'est la vie, ça... Tous les jours des innocents meurent, sans savoir pourquoi...
L'avantage qu'il y a d'être dans le vrai, c'est que toujours, forcément, on finit par avoir raison. En théorie, du moins.
Je crois que la relation entre un écrivain et son sujet, c'est un peu comme en amour. Vous voulez passer tout votre temps avec l'objet de votre amour.
Aller au bout de soi-même, c'est toujours ce que j'ai voulu.
Nous savons maintenant que rêver est une nécessité biologique. Je pense que c'est ce que font les artistes - ils rêvent pour les autres.
Aimer, ce n'est pas s'installer une fois pour toutes au sommet de ses certitudes. C'est douter toujours, trembler toujours. Et puis, demeurer vigilant pour éviter que le poison mortel de l'habitude ne s'insinue et nous tue, ou pire : nous anesthésie.
C'est toujours terrifiant de rester seul en scène devant un public sans rien dire, tout en s'efforçant d'être tout simplement.
'Quand les mouettes suivent le chalutier, c'est qu'elles pensent que des sardines seront jetées à la mer.'
C'est mille fois dommage de ne jamais dire ce qu'on ressent.
C'est une victoire quand les armes se taisent et que les gens prennent la parole.
Il n'y a pas de Terre Sainte. C'est toute la terre qui est sainte, ou bien rien d'elle.
Aime tes ennemis. C'est le meilleur moyen de leur porter sur les nerfs.
Connaître ce qui lui était caché, c'est la griserie, l'honneur et la perte de l'homme.
Voler c'est comme le sexe : Je n'ai jamais eu tout ce que j'aurai souhaité mais quelquefois j'ai eu tout ce que je pouvais supporter.
Sur la mer, personne ne vous prend en tutelle. C'est le dernier espace au monde où vous êtes responsable.
La sénilité, c'est l'aboutissement d'une certaine maturité.
Je suis la gentille fille et je joue toujours la gentille fille. C'est agréable de le faire.
J'ai entendu dire que quand on est perdu le mieux à faire c'est de rester où on est et d'attendre qu'on vienne vous chercher, mais personne ne pensera à venir me chercher ici.
- Vous êtes une grande artiste ! - C'est parce que j'ai mis des talons.
Diriger, c'est se dévouer à une idée, à un rêve, à une vision de ce qui peut advenir.
Ce qui rend heureux, c'est d'être heureux.
Jouer, c'est expérimenter le hasard.
Mes amis deviennent de plus en plus rares. Il y en a qui meurent, et c'est à leur enterrement que j'ai le plaisir de voir les autres.
Entrer dans l'enseignement, c'est un peu comme entrer dans l'enfer. Il est difficile d'en sortir.
Le soleil c'est comme la mort, on ne peut le narguer trop longtemps, ça éteint les yeux.
Notre âme, c'est cet homme amoureux de lui-même.
Le silence, c'est quand personne n'écoute.
Ecrire, c'est se jeter dans le vide en se disant je serai rattrapé ; par le sens évidemment.
Bien jouer c'est ne pas jouer... C'est très facile !
Se défaire des habitudes quotidiennes du corps, c'est se donner la chance d'un autre rapport à la pensée.
L'incertitude c'est encore de l'espérance.
Ce vers quoi nous devons aller, c'est la désescalade. Nous en connaissons les termes. Grandes questions de sécurité collective, question ukrainienne, situation sécuritaire en Biélorussie et dans toute la région : avançons.
Je pense que quand on a atteint un certain âge et une carrière professionnelle, c'est le rêve de tout cuisinier que de transmettre son savoir.