Celui-là seul connaît vraiment l'enfer, qui a appris ce que c'est vraiment que le présent.
Ecrire, c'est mourir un peu !
L'intérêt essentiel pour un homme politique de voyager incognito, c'est de le faire savoir.
S'il y a des vaches qui sont devenues folles c'est parce qu'on leur a donné à manger du mouton. D'autres sont devenues capricieuses et elles ont réclamé du couscous.
L'attention, en tout, c'est ce qui nous sauve.
Etre écrivain, c'est errer dans l'espace avec un crayon.
On vit dans un monde qui n'est pas trop marrant, on parle que de haine alors c'est important de dire merde.
Les journalistes sportifs, qui ont ceci de particulier qu'ils ne sont ni journalistes, ni sportifs. On peut être journaliste ET sportif. On peut être journaliste OU sportif. Mais il est aberrant de laisser croire qu'il existe quelque chose qui ressemble à un journaliste sportif, c'est-à-dire un journaliste dont la spécialité est le sport.
La fièvre de l'amour, la fièvre du dévouement, la fièvre du devoir, la fièvre du génie, c'est la vie elle-même.
Personne ne peut dire ce que je souffre ! Mais c'est toujours ainsi. Ceux qui ne se plaignent pas ne sont jamais plaints.
Les mots "steak" et "soja" associés ensemble, c'est comme si on me disait :"l'Everest en trikini".
Les impôts vont progressivement baisser, mais la priorité, c'est de transformer les choses.
- Si tu es resté ici après tes 18 ans c'est pas un hasard. - Si je suis resté ici c'est parce qu'il y avait du travail ici. C'était même plutôt intelligent de rester ici quand je pense à tous les crétins qui sont partis en ricanant, beh maintenant ils ricanent au chômage.
L'intégration, c'est de la désintégration.
C'est à l'âge de 14 ans que j'ai été la plus vieille. Après, je n'ai fait que rajeunir.
C'est une grande erreur de croire que, parce qu'on est cocu, on a droit instantanément à toutes les autres femmes !
Le passage au troisième millénaire, en philosophie, c'est peut-être cela : réaliser qu'on n'accomplira des progrès qu'en passant par des pensées minuscules et non plus majuscules.
Dans les idées comme dans les dîners, si l'on désire être remarqué, ce qu'il y a souvent de mieux, c'est d'arriver le dernier.
Aimer, c'est doubler son regard.
Ne pourrait-on pas agir pour l'air comme on fait pour l'eau, c'est-à-dire amener à Paris de l'air propre, de même qu'on y conduit de l'eau pure ?
Vous avez souvent dit des injures, car c'est bien là votre habitude.Inévitablement le fumier doit puer, les taons piquer, et les guêpes bourdonner ; de même les gens hargneux doivent médire.
La culture c'est le sens de l'humain.
Ce qui m'intéresse, c'est qu'on vive et qu'on meure de ce qu'on aime.
Chaque fois que vous avez quelqu'un qui vient dire qu'il aime ce que vous faites et qu'il en tire une grande joie, c'est une expérience très humiliante.
Si c'est un péché de convoiter l'honneur, je suis l'âme la plus offensante.
Le prêt est une perte ; prêter, c'est perdre.
Si vous ne savez rien, cela pourrait être comme un ennemi en quelque sorte. Je pense que c'est ce que je ressentais quand j'étais jeune.
Piaf, c'est l'une des plus grandes époques de ma vie. J'ai appris énormément de choses à travers elle.
Le moral, ça va encore. C'est plutôt l'immoral qui m'inquiète.
Pour moi la liberté, c'est de pouvoir se rendre au bout de son bonheur.
Pour le petit Parisien, il existe un instant crucial, initiatique, c'est celui où, ayant compris le système des correspondances du métro, il contemple le petit rectangle de carton qui lui livre l'immense labyrinthe et avec lui toute la ville.
La jeunesse - tandis qu'on la traverse - c'est une éternité.
Le langage est comme une boule de pâte dans laquelle passent les phrases. Dès que tu abandonnes les phrases, c'est comme si tu pénétrais dans un bourbier dont tu ne peux plus ressortir.
Les hommes politiques, c'est comme les rillettes, il devrait y avoir une date limite de vente !
Et d'où il vient, votre sang du Christ ? C'est le pinard que les prêtres avalent pendant la messe ? On m'a cloné à base de merlot ou de chardonnay ?
Se concentrer, c'est dire non.
Le truc, c'est de ne pas arrêter de questionner.
Ce qui me préoccupe le plus, c'est: suis-je sur la bonne voie, est-ce que je progresse, est-ce que je fais des erreurs dans l'art ?
C'est étrange de penser qu'on peut tomber amoureux et ne plus s'aimer, que l'amour peut se transformer en haine, et que ce sont les gens qui nous ont le plus aimé qui nous ferons le plus de mal.
A 87 ans, je suis au bord du trou, et je me dis c'est dommage, je commence à comprendre mieux mon métier.
C'est pas facile d'écrire une chanson. En plus les Gainsbourg, les Nougaro, les Aznavours ils ont piqué tous les bons thèmes : l'amour, l'amitié, le temps qui passe. Il me restait quoi ? L'acné, le karting, les stores électriques ?
- C'est impossible ! - Difficile... pas impossible !
Parfois, insurrection, c'est résurrection.
Ce dont le monde a vraiment besoin, c'est de plus d'amour et de moins de paperasses.
Ce n'est pas dans ses effets qu'on attaque un mal, c'est dans sa cause.
La moitié d'un violent amour, c'est presque une amitié.
L'argent ne se souvient de rien. Il faut le prendre quand il est là et le jeter par les fenêtres. Ce qui est salissant, c'est de le garder dans ses poches, il finit toujours par sentir mauvais.
Une dépense, c'est-à-dire une richesse manifestée, est une destruction manifeste de la richesse.
Ce qu'il y a de plus grand dans les religions, c'est le mal qu'on inflige aux autres pour le bien de leur salut. C'est une grandeur qui marche sur des faiblesses.
Parler peu, c'est une vraie parure pour une femme; la simplicité dans la parure a de la beauté.