A quoi bon faire durer le plaisir, puisque c'est obligatoirement l'exténuer ?
L'évolution, c'est la raison du plus fort.
C'est dans la mesure où il est subjectivité, dans la mesure où il est vécu, qu'un événement acquiert une dimension réelle.
C'est fou ce qu'on peut passer de temps dans une vie d'homme, à vouloir éteindre des passions !
C'est une autre chose ça qui mène le monde, l'orgueil dissimulé sous le couvert de la vanité.
Ne faites pas le fier. Respirer, c'est déjà être consentant. D'autres concessions suivront, toutes emmanchées l'une dans l'autre.
La politique vue avec la perspective d'un intellectuel diffère beaucoup de la pratique. Dans un cas, c'est un exercice de la pensée critique, dans l'autre une lutte pour le pouvoir.
La vie, c'est un tiroir-caisse, on y trouve ce que l'on y met.
L'important ce n'est pas à quelle vitesse tu arrives à destination, c'est le voyage.
Je ne suis pas une personne politique.... Je ne comprends pas la politique, je ne comprends pas le concept des deux parties et je pense qu'il y a probablement du bon et du mauvais des deux côtés, et qu'il y [...] ► Lire la suite
Pourtant si, c'est une femme, une femme sans courage, un enfant sans raison qu'il ne faut plus jamais laisser seul.
Je croyais que j'étais amoureux. Je savais ce que ça voulait dire, je connaissais les mots, mais je viens seulement d'en comprendre le sens. L'amour, c'est autre chose.
- Ah l'amour... - Tu crois en l'amour ? - Ouais, et même au cancer ! - C'est deux maladies ? - On peut dire ça...
Ce qui est terrible avec les gens qui cessent de fumer, c'est qu'ils remplacent tout de suite le tabac par la vantardise.
L'hermine, c'est tout blanc avec le bout de la queue noir alors que le ramoneur, c'est tout noir avec une grande échelle sur le dos.
Quand le rideau se lève, la question est : baiseront-ils ? S'ils baisent, c'est une comédie ; s'ils ne baisent pas, c'est un drame.
Celui qui réclame pour tous, reçoit pour soi. Et celui qui réclame pour soi, est frustré de tous. C'est la loi.
On n'a pas le droit de mourir vieux, malade ou noyé parce que c'est dégoûtant pour les autres.
Le péché originel, c'est la foi.
La prêtrise, c'est ce qu'il y a de plus beau et de plus noble au monde, car c'est le métier de l'amour et de l'humilité.
Un fou c'est un homme sain d'esprit qui n'a plus les moyens de sa folie, qui perd les eaux de sa folie, d'un seul coup. Il fait faillite. Il lâche ce qui ne reposait que sur lui : la corvée du langage, la comédie du travail. Le monde entier.
Il y a deux cris dans l'homme, le cri de l'ange et le cri de la bête. Le cri de l'ange, c'est la prière ; le cri de la bête, c'est le péché.
Le bonheur, c'est jamais complet, c'est une éponge douce avec toujours un côté qui gratte.
Un conservateur, c'est quelqu'un qui est d'accord avec les réformistes cent ans après leur mort.
Vieillir mal - et il est rare qu'on vieillisse bien - c'est sentir monter en soi la haine contre cet étranger qui s'installe et prend peu à peu la place du jeune homme ou de la jeune fille qu'on a à peine eu le temps d'être.
La chose la plus importante est d'apprécier sa vie... d'être heureux, c'est la seule chose qui compte.
J'aime faire danser les gens ; c'est une façon de rassembler les gens sans distinction de religion, de nationalité, de sexualité, de croyance.
Mon grand-père était complètement miro. Il a été chez l'opticien, et il arrivait même pas à voir le mur où les lettres étaient écrites. L'opticien lui a dit : « c'est pas des lunettes qui vous faut, c'est un chien. »
La vraie réaction chrétienne à la souffrance et au chagrin n'est pas l'attitude de pitié de soi, de fatalisme ou de ressentiment; c'est l'esprit qui prend les difficultés de la vie comme une opportunité donnée par Dieu, et considère ses problèmes comme une confiance sacrée, et porte les épines comme une couronne.
Les erreurs font partie du jeu. C'est à comment vous les récupérez, c'est la marque d'un grand joueur.
- Si je comprend bien le type le plus con de votre asile a réussi à enlever le type le plus dangereux, c'est pas un peu insolite, ça ? - Je suis psychiatre depuis 20 ans, alors moi, l'insolite...
Avoir des enfants, c'est trop tôt. Là, j'ai déjà du mal à m'occuper de mes cheveux, alors...
Le meilleur préservatif, c'est la laideur.
C'est un poids bien lourd pour un seul coeur de souffrir pour deux.
Avoir fait plus pour le monde que le monde n'a fait pour vous : c'est ça, le succès.
C'est une grande bêtise de la part de la souris, une fois prise au piège, de ne pas dévorer le lard qui la leurra.
Tous les hommes battent les femmes : dans le peuple, c'est avec les poings, dans la bourgeoisie, c'est avec les lois.
C'est au moment où l'on triche pour le beau que l'on est artiste.
On n'a pas trop d'une vie pour se comprendre. Le défaut, c'est de vouloir descendre en profondeur.
Quoi de plus ennuyeux qu'un être sans défaut ? C'est une anomalie de la nature, même pour un chrétien.
La mort. C'est la perte totale, l'anéantissement définitif, irrésistible d'une conscience, le retrait absolu du mouvement.
Exiger l'homme sans passions, c'est vouloir régenter la nature.
Les enterrements c'est comme les mauvais films : toujours trop longs, souvent sur joués, et on sait d'avance comment ça va finir.
L'aventure, c'est aller plus loin. Et avant tout en soi-même. C'est un chemin à l'envers.il faut passer un sas en soi. Pour être plus libre encore.
« J'irai aujourd'hui », c'est ce que dit un berger ; « J'irai demain », c'est ce que dit un berger. « J'irai », c'est « j'irai », et le temps passe.
Eh bien, je pense que nous devrions toujours mettre un peu d'art dans ce que nous faisons. C'est mieux ainsi.
Tout l'intérêt de l'art se trouve dans le commencement. Après le commencement, c'est déjà la fin.
Ce qu'on dit être nouveau en ce monde, c'est l'histoire qu'on ignore.
Je ne connais qu'une distraction dans la vieillesse : être utile. C'est sortir de soi.
La seule chose à laquelle l'homme doit renoncer s'il veut atteindre la suprême Vérité, c'est la notion de l'individualité - rien d'autre.